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Dimanche 22 octobre 2006

Qui sommes nous ? La fondation " faire accepter la pauvreté et l’injustice aux pauvres " regroupe prioritairement des actionnaires, grands ou petits, vivant –et espérant vivre de plus en plus- de l’exploitation du travail d’autrui, en l’occurrence des salariés. Cependant, par soucis d’efficacité , elle s’élargit de plus en plus aux alliés potentiels de ceux-ci sans qui cette domination, si elle n’était pas intelligemment travestie et justifiée par (au moins) une apparence de logique et de justice, ne pourrait pas exister. Car il ne faut pas se leurrer (un défaut détestable que nous travaillons à éradiquer : rien de pire qu’un " dominant arrogant " qui s’illusionne sur l’ampleur de son pouvoir ) : la domination des actionnaires apparaîtrait comme particulièrement arbitraire et insupportable si elle était seule et nue, non accompagnée par tous les discours de ces catégories intermédiaires de " dominants " vivant à nos côtés directement ou indirectement de la perpétuation de l’injustice sociale actuelle :

  • Faux économistes (mais vrais propagandistes) travaillant à naturaliser les relations actuelles entre les humains en imposant la croyance que les citoyens ne peuvent rien contre le " marché " (mot favori de ceux dont le métier réel est de démoraliser jour après jour les gens ordinaires pour les convaincre de prendre le monde comme il est)
  • Syndicalistes apparents ou faux opposants politiques, plus préoccupés par la reproduction de leurs positions sociales actuelles et de leurs privilèges relatifs d’hommes d’appareil qu’à renverser un ordre social injuste dans lequel ils auraient l’impression de perdre leur importance sociale, et travaillant quasiment consciemment à démoraliser leurs troupes dans des luttes sociales interminables et stériles, vaincues d’avance parce que ne posant jamais les problèmes jusque dans leurs ultimes causes et conséquences.
  • Journalistes surpayés et surtout sur-présents dans le cerveau de chaque habitant de ce pays (surtout s’il est -par la force des " choses "-  désinformé et n’ayant pas assez de temps et de capital culturel pour s’informer par lui même à des sources alternatives) travaillant littéralement à " massacrer " les capacités de raisonnement de leurs auditeurs (voir à ce propos le niveau d’information des français sur le " problème " des retraites, etc… ) mais aussi leurs capacités d’humanité (comme lorsqu’on " s’indigne " de la petite délinquance des pauvres et qu’on se scandalise d’une peine légère infligée à un homme politique bien plus notoirement destructeur du civisme).
  • Enfin toutes ces catégories de gens qui font semblant de regarder ailleurs et de ne pas comprendre ce qui se joue en ce moment dans ce monde : profs " apolitiques " qui sous apparence de défendre la " neutralité scolaire " (comme si avec une devise comme " liberté, égalité, fraternité " on pouvait être neutre !) défendent activement l’indifférence et la cécité aux inégalités sociales. Artistes, animateurs de télé, sportifs de hauts niveau qui mettent au mieux leur art au service d’un apolitisme militant prononcé , au pire (cas le plus fréquent) au service ouvert des dominants (sponsorisation du sport, sketchs systématiquement tournés contre les fonctionnaires et jamais contre les patrons…) etc, etc…

Ce que nous voulons. L’idéal absolu serait bien évidemment des salariés sans droits et justes payés assez pour renouveler leur force de travail. Mais il ne faut pas rêver (rien de plus contre productif qu’un dominant qui dit à voix haute ses rêves les plus secrets !). Cet état limite de notre domination ne sera jamais atteint et nous devrons nous contenter d’états intermédiaires. La fondation a donc pour but explicite de s’approcher au plus prêt de cet état limite sans risquer la révolte de nos exploités contre le " système " et ses principes …Il s’agit donc de mettre tout notre art à l’invention d’illusions et de faux semblants (comme nos opérations de charité apparente) qui font que les dominés croient encore avoir une chance de s’en sortir en se montrant conformiste. 

Fonctionnement. La fondation " faire accepter la pauvreté et l’injustice aux pauvres " n’a pas et ne devra jamais avoir d’existence légale. Quand vous recevrez ses notes, une fois les avoir lues et vous être imprégné de son esprit, vous détruirez celles-ci et nierez en avoir eu connaissance. S’il s’avérait que vous perdiez un document dont l’existence serait rendue publique, affirmez qu’il s’agit d’un faux produit par un caricaturiste particulièrement caricatural. Enfoncez le clou en disant qu’il n’est que trop évident que les conseils d’une telle fondation seraient à ce point cyniques qu’ils la discréditeraient elle même, et qu’elle détruirait ainsi son propre " crédit " en opérant ainsi. Certains des nôtres se sont déjà aventurés expérimentalement à avoir des paroles ouvertement cyniques en avouant noir sur blanc ce qu’ils font réellement, histoire de " tester " la force des défenses démocratiques en face (comme lorsque monsieur Le Lay avouait travailler à " cocaliser " le cerveau des auditeurs de TF1,etc, etc…). En général, il en résulte une forte indignation verbale sur le moment, mais aucune conséquence pratique réelle par la suite. L’injustice est la loi réelle de cette société et tout le monde le sait très bien au fond de lui-même et l’a déjà accepté pour l’essentiel (pensez au cynisme de Bush et Blair fabriquant de fausses preuves pour déclencher une guerre qui a entraîner des centaines de milliers de morts en toute impunité, alors qu’ils sont les citoyens numéros un de leur pays ayant en théorie le comportement le plus civique!…). Vous verrez qu’il en sera de même pour ces notes. Car il est évident que les capacités " humaines " de l’humanité sont déjà bien entamées, pour ne pas dire en état de quasi coma mortel. Nous visons à les achever.

Par Goutelle Lionel - Publié dans : politique
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Mercredi 18 octobre 2006

Nous, vieilles personnes riches agressées, osons faire le constat suivant (qui crève les yeux, mais que personne n’a le courage de faire !) : La majeure partie des agressions que nous subissons ne sont pas si " gratuites " qu’on veut bien le dire. Certes, il existe quelques cas rares relevant de la "déviance psychologique " et de l’ " amoralisme pur ", comme lorsqu’un fils de bourgeois ( l’un des nôtres ?) à l’avenir pourtant assuré nous agresse sans raisons apparentes (ce qui ne veut pas dire qu’il n’obéit pas à une logique psychologique qu’il appartiendra aux psychologues de découvrir. Mais en tout cas, son cas ne relève pas d’une mauvaise organisation de la société qui n’a rien à se reprocher). Mais dans la majorité des cas des agressions que nous subissons, nous constatons que nos agresseurs présentent un " profil  sociologique " systématiquement dissymétrique du nôtre. En effet, nous sommes vieux, ils sont jeunes. Nous sommes riches, ils sont pauvres. Nous sommes diplômés, ils sont en échec scolaire. Nos parents étaient déjà des bourgeois, les leurs sont souvent d’office pauvres (notamment sur le plan culturel, capital " incorporé " à la personne, et donc d’autant plus efficace en sourdine qu’on ne le voit pas). Bien que physiquement et mentalement diminués, la société met à notre disposition –par l’intermédiaire de nos moyens financiers extraordinaires- des moyens d’enrichissement tant matériels que mentaux extraordinaires. Bien que physiquement et mentalement, ils sont dans la force de l’âge, ils sont déjà condamnés au " sous-développement " en matière d’épanouissement personnel, tant matériellement que " mentalement " ….etc, etc…Bref, à y regarder de prêt, ils sont très (et trop) souvent l’exact opposé de nous dans l’espace social. Et l’on sait qu’avec les politiques libérales suivies par les divers gouvernements occidentaux actuels, les distances dans l’espace social (et donc les distances mentales entre les différents " milieux sociaux ") se sont extraordinairement agrandies. Ainsi avons-nous entendu dire que des chercheurs en sciences humaines ont calculé que si l’écart des richesses entre le haut et le bas de la société était de l’ordre de 60 sous l’ancien régime (juste avant la révolution française), il serait aujourd’hui de l’ordre de 250. Même si cet indice est peut-être critiquable, il ne fait aucun doute que les écarts sociaux sont plus grands que jamais dans l’histoire humaine.

Aussi, par certains côtés, nous n’en voulons pas à ces " pauvres " jeunes qui sont pourtant nos agresseurs ( ! vous noterez notre extraordinaire effort d’ouverture mentale : " comprendre son agresseur " est certainement l’exercice le plus difficile qu’on puisse demander à un être humain, spécialement s’il est vieux et que ses facultés mentales commencent à se rigidifier). Tout le problème vient qu’ils ont été élevés avec une fausse devise : " liberté, égalité, fraternité ". Il est donc normal qu’ils ne supportent pas des gens vieux totalement à l’abri du besoin en état de " touriste voyeur " de leur propre misère alors qu’ils sont eux même (en théorie) au sommet de leurs capacités de bonheur. Le fruit de la guérison de la majorité des agressions de " vieux riches " est donc là : il nous faut éduquer très jeunes nos enfants pauvres à respecter l’inégalité sociale comme un fait naturel et même souhaitable. Très concrètement, on pourrait par exemple imaginer que sous haute surveillance de la police, avec une fréquence raisonnable pour qu’ils s’y accoutument, de vieux riches traversent les cités d’urgence. Un peu à la manière dont Louis XIV paradait devant la noblesse pour bien lui faire accepter l’ordre social de son époque (preuve de l’efficacité de ce rituel, ce n’est pas ceux qui y ont été soumis qui se sont révoltés contre la royauté, mais justement ceux qui en ont été exclus : Le peuple et la petite noblesse. Pensez-y). Bref, il s’agit dès le plus jeune âge, par toute forme d’éducation directe ou indirecte, de cultiver chez les jeunes pauvres la cécité aux inégalités sociales de telle manière qu’ils ne voient leur salut non pas dans la réforme de la société et l’abolition (ou l’atténuation profonde) des hiérarchies et des injustices sociales plus grandes que jamais, mais dans la possibilité d’occuper eux même le haut du pavé, d’être dans la position de celui qui gagne contre les autres.

" Je demande que l’école arrête d’enseigner la devise " liberté égalité fraternité ". Je demande qu’elle adopte la devise " vive les inégalités sociales et malheur au perdant". Elle éviterait ainsi beaucoup de méprises. Le temps de l’honnêteté radicale est venu.

Signatures

Maude Pérotte, animatrice dans un talk show politique présenté comme une émission de divertissement.

Par Goutelle Lionel - Publié dans : politique
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Dimanche 17 septembre 2006

(pour d'autres fables détournées de La Fontaine, voire les archives. Attention, ces fables sont protégées par preuve juridique....et si on peut les utiliser dans des publications à but militant non lucratif sans autorisation préalable de l'auteur, elles ne peuvent par contre en aucun cas faire l'objet d'une "publication commerciale" sans accord préalable avec l'auteur)

4)Serge July détruit par ses idées
   L'oiseau blessé d'une flèche

Subitement viré pour profit atrophié,
Mortellement atteint d'une flèche empennée,
Un gaucho renié  déplorait sa  destinée,
Un oiseau déplorait sa triste destinée,
Et disait, en souffrant un surcroit de douleur :
Et disait, en souffrant un surcroît de douleur :
"Faut-il contribuer à son propre malheur?
"Faut-il contribuer à son propre malheur?
Cruels libéraux, vous tirez de mes écrits
Cruels humains, vous tirez de nos ailes
De quoi justifier vos infamies.
De quoi faire voler ces machines mortelles.
Mais ne riez pas journalistes payés :
Mais ne vous moquez point, engeance sans pitié :
Du marché aussi votre sort dépend."
Souvent il vous arrive un sort comme le nôtre."
Des médias de marché, toujours l'épopée
Des enfants de Japet toujours une moitié
Fera rire l'autre camps.
Fournira des armes à l'autre.


(d'après "L'oiseau blessé d'une flêche", La Fontaine. La réalité de la trajectoire de Libération et de Serges July lui même a des airs beaucoup plus cyniques que ça dans la réalité. Lire à ce propos "Libération de Sartre à Rothchild", de Pierre Rimbert, éditions raisons d'agir)



3)Le Capitaliste qui vend le rêve
     Le Fou qui vend la sagesse

Jamais auprès des patrons ne te mets à portée :
Jamais auprès des fous ne te mets à portée :
Je ne te puis donner un plus sage conseil.
Je ne te puis donner un plus sage conseil.
Il n’est enseignement pareil
Il n’est enseignement pareil
A celui-là de fuir ces gens intéressés.
A celui-là de fuir une tête éventée.
On en voit souvent dans les médias :
On en voit souvent dans les cours :
La com. est leur outil, car elle donne de l’éclat
Le prince y prend plaisir ; car ils donnent toujours
Aux fripons et à leurs promesses ridicules.
Quelques trait aux fripons, aux sots, aux ridicules.

Un patron se ventait devant les caméras
Un Fol criant par tous les carrefours
Qu’il vendait le rêve, et les mortels crédules
Qu’il vendait la sagesse, et les mortels crédules
De courir à l’achat : chacun s’endettant.
De courir à l’achat ; chacun fut diligent.
On investissait ses économies :
On essuyait force grimaces ;
Puis on avait pour son argent
Puis on avait pour son argent,
De belles actions, et une vague garantie
Avec un bon soufflet, un fil long de deux brasses.
La plupart s’en fâchaient ; mais que leur servait-elle ?
La plupart s’en fâchaient ; mais que leur servit-il ?
C’était les plus moqués ; le mieux était de rire
C’était les plus moqués : le mieux était de rire,
Ou de s’en aller, sans rien dire,
Ou de s’en aller, sans rien dire,
Avec sa croyance inconditionnelle.
Avec son soufflet et son fil.
De douter de l’efficacité des marchés,
Ce chercher du sens à la chose
On se fait siffler ainsi qu’un ignorant.
On se fût fait siffler ainsi qu’un ignorant.
La doxa libérale n’est-elle pas garant
La raison est-elle garant
D’un marché efficient ? La rentabilité
De ce que fait un fou ? Le hasard est la cause
Est avéré et chacun y trouve profit.
De tout ce qui se passe en un cerveau blessé.
Doutant pourtant de cette piètre garantie,
Du fil et du soufflet pourtant embarassé
Un des dupes un jour alla trouver un sage,
Un des dupes un jour alla trouver un sage,
Qui, sans hésiter davantage,
Qui sans hésiter davantage
Lui dit : " Ce sont ici hiéroglyphes tout purs.
Lui dit : " Ce sont hiéroglyphes tout purs.
Les gens biens informés, et qui voudront bien faire
Les gens biens conseillés, et qui voudront bien faire,
Entre eux et ces patrons mettront pour l’ordinaire
Entre eux et les gens fous mettront, pour l’ordinaire
Un état social ; sinon je ne suis pas sûr
La longueur de ce fil ; sinon je les tiens sûrs
Que beaucoup de vos semblables n’en crèvent.
De quelque semblable caresse.
Vous n’êtes point trompé : ce patron vend du rêve. "
Vous n’êtes point trompé : ce Fou vend la sagesse. 

(Lionel Goutelle… Dédicace ironique à tous ces salopards d’hommes politiques qui, de droite ou de gauche, se sont ingégniés à mettre dans le rouge le système de retraite par répartition pour orienter les français vers des systèmes de retraites " spéculatifs " qui viennent pourtant de faire faillite aux U.S.A et en Grande Bretagne….Autant dire, qu’ils ont fabriqué sciemment le malheur des générations à venir….Ainsi va notre monde et sa " modernisation ")

 

 

 

2) L'Usager des services publics et le Journaliste
      Le Corbeau et le Renard

 Maître Usager, par une grève énervé,
Maitre corbeau, sur un arbre perché, 
Tenait en ses déclarations un pouvoir.
Tenait en son bec un fromage. 
Maître Média, par sa colère intéressé, 
Maître Renard, par l'odeur alléché,
Lui tint lieu d'encensoir:
Lui tint à peu près ce langage:
« Hé ! bonjour, monsieur l’Usager,
"Hé ! bonjour, monsieur du Corbeau, 
Que vous galérez ! que vous êtes gênés !
Que vous êtes joli! que vous me semblez beau!
Sans mentir, si leurs « avantages »
Sans mentir, si votre ramage
Se paye de votre prise en otage,
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le dindon de cette comédie. »
Vous êtes le phénix des hôtes de ces bois."
A ces mots l’Usager ne se sent plus d’interdit ;
A ces mots le corbeeau ne se sent pas de joie;
Et pour réaliser son  rêve,
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un nouveau droit, interdit les grèves.
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
Le Média s’en saisit, et dit : « Mon bon monsieur,
Le Renard s'en saisit, et dit: "Mon bon Monsieur,
Apprenez qu’en tant que travailleur,
Apprenez que tout flatteur
Vous aurez un jour besoin qu’on vous écoute :
Vit aux dépends de celui qui l'écoute:
Cette leçon vaut bien un droit fictif sans doute."
Cette leçon vaut bien un fromage sans doute."
L’Usager, honteux et confus,
Le corbeau, honteux et confus,
Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus
Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus

(Lionel Goutelle, d’après Le Corbeau et le Renard, La Fontaine, si peu détourné. Une dédicace spéciale à ces journalistes de France Soir qui, à en croire LE PLAN B n°2, ont passé leur temps à casser les mouvements de grêve en une de leur journal, et se sont mis à leur tour en grêve en appelant les lecteurs qu'ils insultaient précédemment à soutenir leur grêve à eux! Ainsi tourne notre monde... )

 

1)Le révolté qui fabrique la cause et maudit la conséquence

Le chien qui lâche la proie pour l’ombre

 

Chacun se trompe ici bas :
Chacun se trompe ici bas :
On entend refuser le chômage
On voit courir après l’ombre
De tant de politiques, qu’on n’en saisit pas
Tant de fous, qu’on n’en sait pas
La logique et le langage.
La plupart du temps le nombre.
Au cas de ce député il faut les renvoyer.
Au chien dont parle Esope il faut les renvoyer

                                      
                                    

Cet homme signait des lois libérales,
Ce chien voyant sa proie en l’eau représentée,
Tout en niant leurs conséquences fatales.
La quitta pour l’îmage, et pensa se noyer.
L’emploi dans sa région fût menacé.
La rivière devint tout d’un coup agitée ;
A toute peine, il le sauva,
A toute peine il regagna les bords,
Et n’eut ni marché ni électorat.
Et N’eut ni l’ombre ni le corps.

La Fontaine/Lionel Goutelle

(pour d'autres fablesdétournées de La Fontaine, voire les archives. Attention, ces fablles sont protégées par preuve juridique....et si on peut les utiliser dans des publications à but militant non lucratif sans autorisation préalable de l'auteur, elles ne peuvent en aucun cas faire l'objet d'une "publication commerciale" sans accord préalable avec l'auteur...)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Goutelle Lionel - Publié dans : politique
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Mercredi 6 septembre 2006

L'article suivant n'est pas une caricature produite par un "anti-israëlien primaire", mais la description (susceptible d'être vérifiée) faite par un journal israëlien de l'état de la bande de Gaza sous le "contrôle" d'Israël. Il faudra nous expliquer un jour, preuves à l'appui (et non pas par de simples dénégations  rhétoriques ou faussement morales) ce qui différencie concrètement un tel territoire de ce que furent les "camps d'appartheids" érigés jadis par l'état officiellement raciste d'Afrique du sud (et d'ailleurs longtemps soutenu par Israël si mes souvenirs sont bons: rire jaune). Qui peut affirmer, les yeux dans les yeux, qu'en voyant son peuple et ses proches maintenus dans cette "anti-condition humaine", il n'aurait pas au moins l'envie, sous l'effet du désespoir,  de passer à des réponses violentes? En tout cas pas les pro-guerre israëliens actuels qui, comme le fait remarquer Dominique Vidal dans le monde diplomatique de ce mois se permettent eux-même (baffouant ainsi le propre esprit de leur tradition de justice) de prendre "dix yeux pour un seul oeil". Bref, ils sont eux même le contre exemple vivant du comportement idiot et impossible à adopter qu'ils demandent pourtant aux palestiniens, donnant ainsi la plus éclatante preuve du "un poids deux mesures" qu'ils voudraient imposer au monde les concernant.

Les ténèbres de Gaza



Par Gideon Levy

Haaretz (journal israélien), 3 septembre 2006
article original : "Gaza's darkness"


Gaza a été réoccupée. Le monde doit le savoir et les Israéliens aussi doivent le savoir. Gaza se trouve dans la pire des situations de son histoire. Depuis la capture de Gilad Shalit et plus encore depuis le déclenchement de la guerre au Liban, les Forces de Défense d'Israël [FDI] saccagent tout dans Gaza - il n'y a aucun autre mot pour le décrire - tuent, démolissent, bombardent et pilonnent, sans discrimination.



Personne ne pense à mettre en place une commission d'enquête, la question n'est même pas à l'ordre du jour. Personne ne demande pourquoi cela a lieu et qui l'a ordonné. Mais, sous le couvert des ténèbres la guerre au Liban, les FDI sont retournées à leurs vieilles pratiques à Gaza comme s'il n'y avait jamais eu aucun désengagement. Par conséquent, cela doit être dit sans détours : le désengagement est mort. À part les implantations qui sont toujours un tas de gravats, il ne reste rien du désengagement et de ses promesses. Combien tout ce blabla sublime et absurde au sujet de "la fin de l'occupation" et "de la partition de la terre" apparaît à présent méprisable ! Gaza est occupée et avec une plus grande brutalité qu'avant. Le fait que ce soit plus pratique pour l'occupant de la contrôler de l'extérieur n'a rien à voir avec les conditions de vie intolérables de l'occupé.


Ces derniers temps, dans de grandes parties de Gaza, il n'y plus aucune électricité. Israël a bombardé la seule station d'électricité de Gaza et plus de la moitié de la fourniture d'électricité sera coupée pendant encore au moins un an. Il n'y a pratiquement pas d'eau. Puisqu'il n'y a plus d'électricité, approvisionner les habitations en eau est pratiquement impossible. Gaza est plus sale et plus nauséabonde que jamais : À cause de l'embargo qu'Israël et le monde ont imposé sur l'autorité élue, aucuns salaires n'ont été payés et les nettoyeurs de rue ont été en grève pendant les dernières semaines. Des piles de détritus et des nuages de puanteur étranglent la bande côtière, la faisant ressembler à Calcutta.


Plus que jamais, Gaza est aussi comme une prison. Le passage d'Erez est vide, le passage de Karni n'a été ouvert que quelques jours ces derniers mois et la même chose est vraie pour le passage de Rafah. Quelques 15.000 personnes ont attendu pendant deux mois pour entrer en Egypte, certains attendent toujours, y compris un grand nombre de personnes malades et blessées. 5.000 autres personnes attendaient de l'autre côté pour retourner dans leurs foyers. Certains sont morts pendant l'attente. Il faut voir les scènes à Rafah pour comprendre à quel point cette tragédie humaine qui se déroule est profonde. Un passage qui n'était pas censé avoir une présence israélienne continue d'être un moyen pour Israël de faire pression sur 1,5 millions d'habitants. C'est une punition collective scandaleuse et choquante. Les Etats-Unis et l'Europe, qui font la police au passage de Rafah, sont aussi responsables de cette situation. Gaza est aussi plus pauvre et plus affamée qu'elle ne l'a jamais été. Il n'y a pratiquement aucune marchandise qui entre ou qui sort. Pêcher est interdit. Les dizaines de milliers de fonctionnaires de l'AP ne reçoivent plus aucun salaire et la possibilité de travailler en Israël est hors de question.


Et nous n'avons pas encore parlé de la mort, de la destruction et de l'horreur. Ces deux derniers mois, Israël a tué 224 Palestiniens, dont 62 enfants et 25 femmes. Israël a bombardé et assassiné, détruit et pilonné, et personne ne l'a arrêté. Aucune cellule de lanceurs de Qassam et aucun tunnel de contrebande ne peut justifier une tuerie à si grande échelle. Il n'y a pas un seul jour sans morts, la plupart des civils palestiniens innocents.


Où sont passés les jours où il y avait encore un débat en Israël sur les assassinats ? Aujourd'hui, Israël largue d'innombrables missiles, obus et bombes sur les maisons et tue des familles entières, en route vers un autre assassinat. Les hôpitaux croulent sous les plus de 900 personnes qui doivent subir des interventions. À l'hôpital de Shifa, le seul équipement de Gaza que l'on peut encore appeler un hôpital, j'ai vu des scènes déchirantes, la semaine dernière. Des enfants démembrés, sous respirateur, paralysés, infirmes pour le reste de leurs vies.


Des familles ont été tuées dans leur sommeil ou pendant qu'elles se déplaçaient à dos d'ânes ou qu'elles travaillaient dans les champs. Des enfants effrayés, traumatisés par ce qu'ils ont vu, recroquevillés chez eux avec une horreur dans leurs yeux qu'il est difficile de décrire avec des mots. Un journaliste espagnol qui a passé récemment du temps à Gaza, un vieux routier des zones de guerre et de désastres dans le monde entier, a dit qu'il n'avait jamais été exposé à des scènes aussi horribles que celles qu'il a vues et qu'il a décrites pendant ces deux derniers mois.


Il est difficile de déterminer qui a décidé tout cela. On peut douter que les ministres aient conscience de la réalité à Gaza. Ils en sont responsables, à commencer avec la mauvaise décision sur l'embargo, jusqu'aux bombardements des ponts de Gaza et de la centrale électrique et les assassinats de masse. Aujourd'hui, Israël est responsable une nouvelle fois de tout ce qui arrive à Gaza.


Les événements de Gaza exposent la grande fraude de Kadima : Il est arrivé au pouvoir en profitant du succès visible du désengagement, qui est maintenant de l'histoire ancienne. Et il a promis la convergence, une promesse que le Premier ministre a déjà annulée. Ceux qui pensent que Kadima est un parti centriste devraient désormais savoir qu'il n'est rien d'autre qu'un parti d'occupation de droite. La même chose est vraie pour le parti travailliste. Le ministre de la défense, Amir Peretz n'est pas moins responsable de ce qui se passe à Gaza que le Premier ministre et ses mains sont aussi pleines de sang que celles d'Olmert. Il ne peut plus jamais se présenter comme un "homme de paix". Les invasions terrestres toutes les semaines, à chaque fois à des endroits différents, les opérations d'assassinat et de destruction par voie maritime, aérienne et terrestre sont toutes affublées de noms qui tentent d'effacer la réalité, comme "Pluies d'Eté" ou "Jardin d'enfants verrouillé". Aucun prétexte au nom de la sécurité ne peut expliquer ce cycle de folie et aucun argument civique ne peut excuser le silence scandaleux de nous tous. Gilad Shalit ne sera pas libéré et les Qassams ne s'arrêteront pas. Au contraire, il y a une horreur qui se déroule à Gaza et, pendant que cela pourrait empêcher quelques attaques terroristes à court terme, cela va sûrement donner naissance à beaucoup plus de terrorisme meurtrier. Israël dira alors avec son autosatisfaction coutumière : "Mais nous leur avons rendu Gaza".


Traduit de l'anglais par [JFG-QuestionsCritiques] et paru sur coordéducmars
Par Goutelle Lionel - Publié dans : politique
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Jeudi 3 août 2006

Cher ami.

Je ne peux m’empêcher de prendre la plume tant mon étonnement est grand. En effet, pour te parler franchement, je ne m’attendais pas à ce que nous ayons les mains aussi libres à Gaza et au Liban. Tu verras que bientôt, nous pourrons même tuer des soldats de la paix sans que, mis à part les traditionnelles protestations de pure forme aussi vite oubliées ( drôles de rites à vrai dire), cela suscite une réaction digne de ce nom. Mais où est-il le temps ou le général De Gaulle imposait l’embargo sur Israël qui - en représailles à un événement pourtant bien plus grave que l’enlèvement de trois soldats qui justifient nos actuels massacres (alors que cet enlèvement répondait lui-même à un autre enlèvement, mais chut…)- avait osé détruire dix avions civils sur l’aéroport du Liban? (entre nous, permets moi de sourire). Et je ne te parle même pas des massacres à grande échelle que nous nous permettons de commettre au Liban et à Gaza . La loi du talion que nous sommes en train d’imposer, ce n’est plus " œil pour œil, dent pour dent " mais " trente enfants au berceau et une centaine de civils exterminés pour l’enlèvement d’un soldat violant sciemment le droit international  depuis au moins une quarantaine d’années" (permets moi de sourire). Sans oublier bien sûr, toute la violence indirecte -mais dont les effets sont tout aussi dévastateurs (sinon plus dévastateurs d’ailleurs)- provoquée par notre démolition méthodique et systématique de l’infrastructure d’un pays (routes, centrales électriques, etc…). Des destructions qui, loin d’être stratégiquement secondaires, offrent l’avantage à moyen terme de faire monter la haine contre Israël dans le monde arabe, ce qui nous donnera donc l’alibi nécessaire par la suite pour frapper tout le monde indistinctement. Car je suppose que je ne t’apprends rien en te disant que la direction que nous avons choisi sciemment est la guerre totale que nous voulons provoquer et que nous remporterons (nous avons la supériorité en armement pour l’instant et nous sommes à peu prêt sûrs de gagner la guerre si elle a lieu demain. Mais il n’en sera peut-être pas toujours de même, notamment si nos adversaires arrivent à acquérir, comme nous même nous le sommes permis, l’arme nucléaire) . Mais, nous n’y sommes pas encore, et il faut bien " chauffer " nos adversaires pour les pousser à " péter les plombs " et à commettre cet acte de violence au moins aussi grave que l’un des nôtres (permets moi de sourire) et qui nous servira ensuite de prétexte pour entrer dans une guerre encore plus radicale. Et oui, je sais : cela veut dire que cette stratégie de la tension (très consciente) sacrifie volontairement quelques civils israéliens pris au hasard et qui serviront de réceptacle à cet acte de colère arabe que nous faisons tout pour provoquer. Mais promis, nous leur élèverons une stèle .

Certains ici considèrent, un peu narcissiquement je dois dire, que notre force vient uniquement de notre armée . Mais à la vérité, il n’en est rien. En toute justice, si nous sommes si forts, osons le dire, c’est aussi et surtout grâce à la lâcheté et à la malhonnêteté des pays occidentaux (d’ailleurs les libanais ne s’y sont pas trompés qui commencent à attaquer les bâtiments des institutions internationales pour leur duplicité). En effet, sans oser le dire officiellement (car c’est inavouable noir sur blanc. Cette fois je me permets de rire franchement), ils nous font bénéficier d’une " clause d’extraterritorialité " par rapport à l’obligation d’être logique dans ses raisonnements et de respecter le droit international. Car enfin, entre nous, comment s’y prendrait logiquement, chronologiquement dirais-je, quelqu’un qui aurait vraiment pour volonté de lutter contre le " terrorisme "  comme ils font semblant de le prétendre? Il commencerait par examiner de prêt les raisons que le terroriste invoque pour justifier sa violence. Et s’il y avait, parmi toutes ces raisons, quelques rares bonnes raisons mettant en lumière une injustice flagrante à son égard, nos " ennemis déclarés de la violence " s’empresseraient prioritairement de répondre favorablement à ces rares bonnes raisons. Cela afin de mieux isoler, pour les rendre plus visibles, les mauvaises raisons que notre " terroriste " a de perdurer dans sa violence. C’est ainsi que l’on délégitime le terrorisme, en lui " coupant l’herbe sous les pieds ", et en ne lui laissant surtout pas le moindre bout de chose juste à dire. Or, que trouve-t-on à l’origine de la naissance du " terrorisme " dans cette région ? Un non respect, depuis plus d’une quarantaine d’années au moins, du droit international concernant nos frontières. Autrement dit, ce droit international pour lequel on est prêt à faire des centaines de milliers de morts lorsqu’il concerne les intérêts du monde occidental (comme par exemple lorsque l’Irak envahit le Koweït), on a le droit de le bafouer en toute tranquillité depuis une quarantaine d’années lorsqu’il concerne le droit des palestiniens dans cette région ! Si ce droit international à géométrie variable qu’on respecte dans un sens mais jamais dans l’autre, c’est pas " se foutre de la gueule des gens " comme on dit ailleurs, alors moi " je me fais curé " (cette fois, je me permets de rire sans ton autorisation).

Mais tu ne sais pas tout encore ! Figure-toi que dans certains de ces pays, comme en France par exemple, la lâcheté et la peur commencent à être si " naturelles " dans les comportements quotidiens concernant ce problème qu’on arrive à poursuivre en justice pour " antisémitisme " quelqu’un qui ose aborder logiquement ces problèmes de front (une peur qui fait que beaucoup de gens fuient ce problème en se faisant passer pour " neutres ", anticipant sagement la violence que nous déchaînerions contre eux s’ils s’avisaient de mettre le nez dans ce problème. Et ils font bien) . Ainsi Daniel Mermet a-t-il été poursuivi pour " antisémitisme " pour avoir oser diffuser des messages d’auditeurs qui ne supportaient plus cette dissymétrie " naturelle " que les " pro-Sharon " voulaient imposer dans l’appréciation de la légitimité de leur violence. Mais le plus intéressant n’était pas là à vrai dire. Il était dans la réaction faux cul d’un journal comme Le Monde, -institution qui bénéficie encore d’une réputation pourtant lointaine de sérieux- qui faisait semblant de ne pas voir que ce qui était en cause dans ce procès, c’était la liberté d’avoir une opinion tout court (je te renvoie à l’analyse qu’en a faite " acrimed " sur le net). Entre nous, que Daniel Mermet ait été relaxé, c’était (encore) normal et prévisible (mais plus pour longtemps je te le promets) . Mais qu’il n’y ait pas eu de sanctions contre ceux qui ont construit cet amalgame d’évidence injuste et foireux, et qu’un journal comme " Le Monde " ne se soit pas associé à la protestation contre cette tentative d’intimidation de la liberté de penser, c’est là le plus beau signe que nous pouvions recevoir comme quoi, derrière leurs gesticulations de façade, les " démocraties " occidentales et leurs principales institutions chargées de donner (en théorie) l’exemple du courage civique ont renoncé à être justes et neutres dans ce problème, ont renoncé à appeler un chat un chat, et un état qui viole sciemment le droit international depuis au moins quarante ans la cause essentielle du problème. Bref, nous sommes à deux doigts de violer la raison en toute impunité, et à deux doigts de faire passer une vessie pour une lanterne. C’est là le premier signe de notre victoire pour sûr. Bon, je te pris de m’excuser pour l’aspect un peu brouillon de cette lettre. Mais comme tu le sais, en cet inoubliable été 2006, j’ai beaucoup de réunions avec mes généraux. Ton éternel ami…..

Une fausse lettre imaginée -sans beaucoup d’imagination d’ailleurs- par Lionel Goutelle.

 

 

 

 

 

Par Goutelle Lionel - Publié dans : politique
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Jeudi 20 juillet 2006

Nous, habitants " modestes " et vieux des grandes villes européennes, demandons qu’on ait le courage de dire ce qu’on fait sciemment de nous : une extermination programmée et voulue au coin de la rue. Sachant que nous n’avons pas les moyens de nous payer des climatisations, sachant que nous sommes obligés de vivre et de dormir fenêtres ouvertes alors qu’on permet aux voitures de circuler pour un oui pour un non dans nos villes, on sait bien qu’on nous oblige soit à fermer nos fenêtres et à mourir de chaleur, soit à ouvrir nos fenêtres et à mourir de pollution, de bruit et d’air chaud que d’autres fabriquent (et nous envoient presque directement dans la bouche dans certaines rues !Et cela pour mieux se prélasser dans leur salon climatisé à côté de nous qui mourons à petit feu dans l’appartement d’à côté. Est-ce cela la démocratie ? ).

Le refus de légiférer dans ce domaine (droit à brûler de l’énergie pour un oui ou un non) en laissant certains citoyens dans l’opulence et d’autres dans la misère, équivaut à faire payer le confort (souvent très secondaire, comme lorsque quelqu’un, sous prétexte qu’il est riche, climatise un appartement volumineux et entier à toute heures) d’une partie de la population par le meurtre implicite et inavoué de l’autre. S’il est vrai que tous les hommes sont égaux, et que toute dépense d’énergie en temps de réchauffement climatique est un luxe, alors les dépenses d’énergie doivent-elles être strictement rationnées dans le double but de protéger l’environnement (et donc la vie future des générations à venir) et d’en faire profiter toute la population sur un pied d’égalité.

En conséquence nous demandons que les gouvernements aient le courage de faire ce pour quoi ils sont faits : protéger les populations, y compris et surtout contre leur propre folie autodestructrice. Il est évident que nous devons baisser drastiquement nos consommations d’énergie. Mais il est évident que dans le même temps, puisqu'osons nous l’avouer, nous sommes dans une situation limite de survie au jour le jour, il faut démocratiser (sous peine d’exterminer sans oser le dire) le droit à dormir trois à quatre heures par jour dans des conditions de température et d’air propre normales. Car ce droit concret élémentaire est bafoué tous les jours et dans toutes les grandes villes européennes ! Il n’y a donc qu’une seule solution possible : réduire d’un côté les dépenses énergétiques qui ne relèvent pas de la survie mais du loisir facultatif, et de l’autre augmenter et payer (par un impôt de solidarité réel) l’équipement en climatisation (ou des dispositifs produisant le même but pour une dépense d’énergie minimale) des personnes les plus exposées dans les grandes villes . Autrement dit, établir et contrôler un droit par personne à disposer chaque jour d’un endroit où dormir trois à quatre heures dans des conditions normales (et contrôler et punir les personnes qui excèdent ce droit pour des raisons de " confort secondaire ").

Toute autre politique qui essaierai de louvoyer avec ces principes qui s’imposent de fait comme une question de vie ou de mort sera vue par nous comme un génocide sciemment programmé qui n’a pas le courage de dire son nom (soit contre l’environnement et donc la vie de nos enfants, soit contre les personnes fragiles et manquant de ressources financières actuellement, soit contre les deux actuellement). C’est là la seule façon de gérer les choses qui s’impose comme notre dernière chance de sortir de cette impasse sciemment mortelle à court terme que nous avons construit pour les populations les plus fragiles de notre monde actuelle ( mais dont il n’est même pas dit, si tel était le calcul qu’elles aient fait, qu’elle ne s’avère pas aussi mortelle pour les populations les plus riches sur le moyen long terme. Car qui peut prévoir ce qui se passera après le triomphe des hypothèses les plus défavorables ? sinon un autre stade plus défavorable et imprévisible ?).

Nous ne permettrons pas qu’on dise qu’on ne savait pas ce que l’on faisait. Continuer comme nous vivons actuellement est un meurtre. A bon entendeur salut.

Par Goutelle Lionel - Publié dans : politique
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Mercredi 21 juin 2006

Début du message réexpédié :
 
lundi 19 juin 2006 (14h30) :
 A QUOI SERT SEGOLENE ROYAL ? par Raoul Marc JENNAR
 
http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=29637

 A QUOI SERT SEGOLENE ROYAL ?

 par Raoul Marc JENNAR, chercheur altermondialiste

 Ma conception de la chose publique m’incline à penser que les projets 
sont plus importants que les personnes. Même si, ensuite, beaucoup 
dépend de celle ou de celui qui les porte. Une Rosa Luxembourg, un 
Jaurès, un Vandervelde ou, plus près de nous, un Olof Palme ou un 
Willy Brandt, à l’évidence, n’ont pas porté l’idéal socialiste de la 
même manière qu’un Blum, un Mitterrand ou un Spaak.

 Même si je suis convaincu que la démocratie est gravement menacée par 
la personnalisation du débat politique et que la présidentialisation 
des démocraties parlementaires est une dérive à combattre, même si le 
star système né de la médiatisation du débat politique tue le débat 
d’idées, il vient un moment où une personne s’identifie à un projet. 
Inévitablement, soutenir ou combattre ce projet amène alors à 
s’exprimer sur celle ou celui qui l’exprime. Comme je viens de 
dénoncer sa proximité de pensée avec le plus dangereux individu que la 
droite française ait produit depuis Vichy, Le Journal du Mardi a 
souhaité que je donne mon avis sur Ségolène Royal.

 Dans une France où, pour la première fois depuis Vichy, des policiers 
entrent dans les écoles primaires pour arrêter des enfants d’immigrés 
et les déporter, où, pour la première fois depuis Vichy, la loi incite 
à la délation, où, pour la première fois depuis Vichy, le candidat 
adulé de la droite annonce le recrutement de miliciens, l’alternative 
proposée par le « socialisme de gouvernement » est aujourd’hui 
incarnée par quelqu’un qui propose le recours à l’armée pour résoudre 
les drames provoqués par un capitalisme qui n’est plus remis en cause. 
Ainsi donc, si la gauche de gauche est incapable de s’unir et de 
renouer avec la victoire du 29 mai 2005, au deuxième tour des 
élections présidentielles en 2007, le peuple français sera enfermé 
dans un choix impossible entre l’ordre brun de Sarkozy et « l’ordre 
juste » (expression qu’elle a empruntée à un texte du pape Benoît XVI) 
de Royal.

 Issue de l’ENA, cette machine à formater les serviteurs de l’État 
minimum, Mme Royal n’a cessé de fréquenter, depuis 1988, les palais de 
la République. Pendant 6 ans au secrétariat général de l’Elysée, 
députée à l’Assemblée nationale, conseillère municipale de Niort, 
ministre de l’environnement, puis ministre déléguée à l’enseignement 
scolaire, puis ministre déléguée à la famille et à l’enfance, 
aujourd’hui elle cumule les mandats de députée et de présidente de la 
région Poitou-Charente. C’est déjà une vieille routière dans le 
personnel politique français. Et pourtant, les médias la présentent 
comme un facteur de renouvellement de la classe politique !

 Les médias ! Ces nouveaux faiseurs de rois, qui appartiennent, non 
plus à des patrons de presse, mais tantôt à des banquiers, tantôt à 
des marchands de canons ou de béton, ont trouvé en elle le moyen 
d’éviter tout risque lors des prochaines élections présidentielles : 
avec Sarkozy ou Royal, le patronat peut être tranquille. A gauche 
comme à droite, ses intérêts seront protégés. Et l’ordre règnera.

 Comme Anne Sinclair (Mme Strauss Khan), comme Christine Ockrent (Mme 
Kouchner), qui défendaient avec la même ardeur qu’elle le traité 
constitutionnel européen, Mme Royal appartient à cette grande 
bourgeoisie socialiste issue des années Mitterrand qui a tout renié du 
socialisme, sauf le vocabulaire. Et qui se prépare maintenant à 
franchir une nouvelle étape. A quoi sert Ségolène Royal ? A liquider 
le socialisme. Pour aller vers une sorte de bipartisme, sur le modèle 
américain, où il n’y aurait plus vraiment ni gauche, ni droite, parce 
que serait définitivement niée l’exploitation du plus grand nombre par 
une minorité.

 Alors qu’en France comme dans beaucoup de pays de la très libérale 
Union européenne, les souffrances sociales dépassent aujourd’hui le 
seuil du supportable, alors que le néolibéralisme produit toujours 
plus de précarité et augmente les inégalités, à l’instar du philosophe 
Jean-Claude Michéa, je ne me résigne pas à « voir sans rire le drapeau 
de la révolte tomber des mains de Rosa Luxemburg dans celles d’une 
Ségolène Royal. »

 URFIG :
http://www.urfig.org/francais.htm





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Par Goutelle Lionel - Publié dans : politique
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Dimanche 4 juin 2006

                               

(le dessin est de Vincent Pinchaux, grand militant devant l'éternel....)

On s’est bien gardé en haut lieu de s’en vanter. Suite à la création d’un " pool juridique " chargé de plancher sur la simplification des lois afin de les rendre plus " lisibles " par le citoyen de base, un fonctionnaire aurait été discrètement écarté pour avoir pris trop sérieusement au mot sa mission. En effet, celui-ci constatant la dissymétrie systématique qui frappaient les délinquants suivant le milieu social auquel ils appartenaient (par exemple la " peine " frappant un emploi fictif dans certaines mairies -dont le coût pour la collectivité se chiffre pourtant en dizaines de milliers d’euros- n’est souvent que symbolique, quand elle n’est pas " amnistiée ", alors qu’une insulte à un homme politique peut se chiffrer par trois mois de prison ferme, et tant d’autres exemples si " parlant " selon sa propre expression…) avait mis au point un " coefficient  de tolérance à la délinquance " suivant le milieu social et divers indices plus ou moins fins concernant la trajectoire sociale d’un individu (selon son " capital social ", sa " notoriété ", ses " responsabilités publiques ", etc…) . Il proposait de légaliser officiellement ce coefficient " qui crève les yeux et que tout le monde applique de fait ", et de lui donner force de loi !
Ainsi dans son classement (appuyé systématiquement par une étude empirique incontestable d’une grande finesse sur les dernières grandes affaires en France : émeutes en banlieue, affaire d’Outreau, emplois fictifs de la Mairie de Paris, etc….), les " médias " bénéficiaient ouvertement d’un quasi droit  au mensonge non sanctionné (exemple d’une des preuves –parmi tant d’autres !- qu’il fournit à l’appui de son modèle : aucun journaliste de l’affaire d’Outreau ayant inventé des faits imaginaires n’a été obligé à une repentance publique, sans parler d’une peine réelle, ou à fortiori d’une obligation à une réflexion sur les mécanismes du monde journalistique qui amènent à ce genre de comportement quasi-structurels, et aux moyens d’y remédier ) mais aussi à un droit de lynchage officiel (par exemple, aucun journaliste ayant détruit la vie du bagagiste de Roissy n’a subi de sanctions réelles). Après moult exemples réels, constatables par quiconque n’est pas frappé d’amnésie sur les dix dernières années de la vie de notre chère république, il attribue (ou plutôt il dit : " notre république attribue de fait ") un coefficient " divisé par dix " pour la délinquance journalistique. Suivant le même raisonnement, et s’appuyant sur les dernières affaires concernant les dirigeants politiques chargés de donner l’exemple dans nos sociétés, il attribue (ou plutôt il conclut au terme d’une longue démonstration empirique difficilement contestable : " de fait nous attribuons ") un coefficient divisé par cinq pour la délinquance de nos dirigeants….Et ainsi d’attribuer à certaines formes de délinquance un coefficient modérateur de notre justice , comme si elles n’étaient pas vraiment de la délinquance….
Par contre il est une délinquance qui est ressentie comme particulièrement insupportable par notre " république ", alors que ces dégâts sont objectivement bien moindre que la première (un emploi fictif ou un appartement payé sur l’Etat, ce sont des centaines d’heures d’enseignement en moins pour les jeunes tentés par la délinquance….) : C’est la délinquance des pauvres, spécialement s’ils sont originaires de nos banlieues…Ici, à délinquance égale, en terme de destruction matérielle, le coefficient devient positif, et même très positif….Ainsi lorsqu’un délinquant de banlieue détruit ouvertement une voiture d’une valeur de 1500 euros (un acte purement symbolique puisque contrairement aux emplois fictifs sa délinquance n’améliore pas sa vie matérielle personnelle, preuve s’il en fallait d’une " délinquance " qui n’a pas pour but de vivre sur autrui contrairement aux emplois ficitfs) , il écope d’office de prison ferme sans aucun droit à de quelconques " excuses ", fussent-elles " sociologiques " et crevant les yeux….Bref, au terme de sa comparaison empirique (et pour invalider ses arguments, il faudrait nier les jugements prononcés ces 20 dernières années), notre juriste proposait un coefficient de " multiplié par cinq " pour un acte de délinquance provenant de ces milieux…..
On comprend que cette officialisation des mœurs réels de notre " justice " est été ressentie comme particulièrement " explosive " par nos " dirigeants " qui se sont empressés d’étouffer l’affaire. Mais la vraie question est-elle la naïveté de notre fonctionnaire ? Nos dirigeants seraient bien naïfs de le croire…..On se demande parfois s’ils ont conscience du feu qui couve dans ce pays dont on enseigne encore (et cela fait pas mal rire nos jeunes des banlieues) qu’il a inventé les " droits de l’homme "…..

(ps Si on pense que cette fiction est une caricature particulièrement injuste, on peut lire Pierre Tévanian "le ministère de la peur", éditions l'esprit frappeur.)

 

 

 

 

 

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Dimanche 28 mai 2006

Rappel: quand le C.I.C, groupe bancaire, essayait en toute légalité et avec la complicité active de l'éducation nationale (!!!) d'introduire un enseignement à la spéculation boursière au coeur d'une institution défendant théoriquement la devise "liberté, égalité, fraternité" (et le jeu a bien duré trois quatre ans je crois!!!)
 Merci à Vincent Pinchaux pour son dessin, et à Gilbert Molinier, prof de philo, qui contre toute sa hiérarchie et avec "l'appui faux cul et lointain"  d'attac (à coup de lettres et de pétitions) à qui aurait dû revenir naturellement ce travail arrassant, payant (?)  et  risqué  en justice s'est attelé à poursuivre tout seul  sa propre hiérarchie (et il a gagné, mais a remonté les bretelles  des apparatchiks d'attac qui venaient pour "fêter" la victoire. Tu m'étonnes). Merci aussi au juge qui, par les temps qui courent, a eu le courage de remplir sa fonction pour dire que ce "jeu" n'avait rien à faire dans une telle institution....Mais si, il reste des gens biens....

Par Goutelle Lionel - Publié dans : politique
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Vendredi 28 avril 2006

 La scène se serait passée lors d’un concert des enfoirés. Un groupe d’une centaine de personnes, en majorité des " personnes du troisième âge  aux maigres économies ", aurait voulu s’introduire dans le concert pour dénoncer publiquement le double jeu moral de certains artistes (vivant directement d’après elles sur leur pauvreté, et se livrant pourtant à des opérations de charité ostentatoire), mais aussi leur prise de position politique " libérale " à peine masquée (à travers leur participation active pour des publicités vantant des " produits financiers spéculatifs " pourtant à haut risque, et aux effets bien réels et dévastateurs dans le monde, tant pour l’épargnant que pour les salariés sous la pression direct de ce genre " d’investissements "). Bien sûr, ces personnes ont été facilement éconduites et l’incident relativement passé inaperçu. Par la force des choses, ces personnes sont faibles physiquement, et donc " facilement contrôlables " selon l’expression (accompagné d’un rire nerveux) d’un vigile au look résolument moderne, portant beau visage, cheveux longs, et boucle d’oreille comme il sied dans ce milieu au courage civique et à la générosité légendaire. C’est donc dehors, sous un petit porche que s’est improvisée une mini conférence de presse. Minimale par la force des choses d’ailleurs, car nombres de journaux télévisés ou autres quotidiens nationaux n’étaient pas là . Pressentant " instinctivement " qu’ils avaient un intérêt bien compris à ignorer cette affaire (et leur intuition s’est avéré juste), ils ont préféré, utilisant leur principale arme, passer sous silence l’esclandre. Mais écoutons plutôt la principale porte parole de ce mouvement. " Nous sommes des petites gens à la retraite faible. Aimant ces artistes, lorsque nous les avons vu faire de la publicité pour certaines banques, nous avons penser que nous pouvions y placer nos maigres économies en toute sécurité. Ils nous traitaient presque d’imbécile dans ces pubs si nous ne profitions pas de ces opportunités ! Et voilà que ces banques, jouant avec notre argent pour en tirer un bénéfice et aussi rémunérer ces artistes qui ont fait de la publicité pour elles, ont dilapidé nos économies. Bien sûr, elles ont argué que nous savions ce que nous faisions en leur confiant notre argent. Or c’est faux. Certains d’entre nous ont vu leur argent " placé " d’office sans même le savoir. Et jamais les autres n’ont été sérieusement, je dis bien sérieusement, mis en alerte sur le risque qu’on leur faisait courir. Aucun de nous n’a voulu courir ces risques sciemment. Et d’ailleurs même si nous n’avions pas perdu d’argent, nous voulons être des épargnants honnêtes et tranquilles. Nous ne voulons pas gagner de l’argent en exploitant d’autres personnes, fussent-elles loin et inconnues de nous. Or maintenant, on fait tout pour décourager l’épargne honnête. Dans ces pubs, on présente, à peine implicitement, les gens qui persistent à être honnêtes comme des cons. Et ces artistes, si prompts à faire des sketchs sur l’imbécillité des fonctionnaires, font de la propagande active pour cette façon malhonnête et risquée de gagner de l’argent, en nous incitant nous leur public à aller placer nos économies dans ces banques au jeu pas très clair (ndlr : mais une banque peut-elle avoir un " jeu clair " dans le capitalisme contemporain et pourra-t-on éradiquer la " malhonnêteté " sans se débarrasser des structures du capitalisme financier contemporain ? Une question que notre interlocutrice s’est bien gardée d’explorer) . Lorsqu’ils touchent de l’argent en faisant de la publicité pour ces banques malhonnêtes (ndrl : un pléonasme assurément), et lorsque nous nous sommes fait plumés par ces banques, ils ont vécu directement de notre appauvrissement. Nous trouvons fort qu’après cela ils viennent faire des concerts pour appeler les citoyens à soutenir les gens dans la rue. Dans le cas présent, c’est eux qui nous y mettent activement dans la rue ! C’est comme s’ils nous plumaient deux fois en quelque sorte…. ". On comprend donc que ces personnes aient été " personnes non grata " chez les enfoirés, vu le degré d’honnêteté et de cohérence minimale qu’elles réclamaient dans le comportement de nos " artistes " (mais peut-il y avoir des " degrés " dans l’honnêteté d’ailleurs ?). On comprends aussi que la presse qui se fout complètement des choix de société implicites opérées à travers ses rentrées publicitaires, ait compris d’instinct qu’elle ne pouvait pas laisser s’exprimer au grand jour une telle vision des choses. " Si on commence à examiner jusqu’au bout la chaîne des responsabilités humaines et à réclamer cohérence et honnêteté entre les engagements verbaux et les comportements réels, nous sommes morts " aurait glissé en riant un journaliste bien connu à l’oreille d’un artiste bien connu, faisant de la publicité pour une banque elle aussi bien connue (quoiqu’en procès actuellement avec certains de ses " clients ")… Et la porte parole de conclure :  " Je propose une idée de sketch ou de chanson comique d’un genre nouveau à nos artistes si prompts à chanter l’amour et à nous faire rire de tout : celle d’un humoriste qui réussirait à se faire passer pour généreux tout en vivant de la pauvreté de son public…. ". Assurément, voilà un thème éducatif que ne manqueront pas d’exploiter nos chers " enfoirés "….Mais ne sont-ils pas là pour nous " distraire " ? Mais nous distraire de quoi au fait ?

Une fiction sans grande imagination de Lionel Goutelle…..

 

 

 

 

 

Par Goutelle Lionel - Publié dans : politique
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