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sources ou cibles

Lundi 10 septembre 2007
Attention, vous pouvez avoir un choc en écoutant l'émission de radio dont le lien est ci dessous. Contrairement aux apparences, ce ne sont pas des "gauchistes extrémistes" qui parlent ou des caricaturistes particulièrement en verve, mais bel et bien des patrons et des entrepreneurs (!) au sens classique du terme (même si ce sont en majorité plutôt des petits patrons que des grands). Et, le moins qu'on puisse dire, c'est qu' ils n'y vont pas avec le dos de la cuillière  en ce qui concerne les méfaits de la finance dérèglementée! Ainsi l'un d'entre eux, et pas des moindres (puisqu'il a même été président adjoint, ou un truc comme ça, de Coca Cola France !) dit noir sur blanc ce que aucun "socialiste rénové" appelant les français à "accepter la loi du marché" n'oserait dire sans avoir l'impression de blasphémer: Ce que ces gens là font (les actionnaires qui saignent les entreprises au nom de la rentabilité financière à court terme) relève de la pure barbarie et devrait être simplement interdit!!!
Mais au fait, qui a libéralisé la finance en France, permettant celà ? Mittérand et consort ! Qui veut  introduire en douce les fonds de pensions dans les retraites? Ségolène Royale. !..Oh certes, plus en douceur, et plus hypocritement que Sarkozy, et c'est bien là la seule différence aujourd'hui entre notre P.S et une vraie droite qui, devant un adversaire aussi auto-destructif, n'a aucun mal à se montrer "décomplexée". Le P.S d'aujourd'hui n'est-il jamais qu' une droite honteuse qui manque de franchise (sauf peut-être pour déborder Le Pen dans la surenchère nationaliste et sécuritaire)?
Le parti Socialiste d'aujourd'hui débordé sur sa gauche par une fraction du patronat! Tel est aujourd'hui le triste humour que nous propose notre "société". Mais c'est peut être une bonne nouvelle pour les "délocalisés" et consort,...le front contre le capitalisme financiarisé s'élargit....Quite à passer sur la tête de notre pseudo "gauche" officielle qui persiste à accepter  les "lois  innéluctables du marché."
Ecoutez donc "des patrons contre la finance". Je suis sûr que si on avait cité les paroles qu'ils prononcent et les raisonnements qu'ils tiennent en vous demandant "qui peut dire celà?" nombre d'entres vous auraient répondu spontanménent "un gauchiste extrémiste  des années 60".



http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1228
Par Goutelle Lionel - Publié dans : politique
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Mercredi 29 août 2007
Bien que le slogan soit forcément réducteur et insuffisant par lui même pour convaincre des indécis (et nécessite donc des renvois vers des explications plus détaillées), il a son utilité propre, parce qu'il frappe l'esprit de celui-ci et lui montre aussi que d'autres sont travaillés par les mêmes questions que lui. Le slogan citoyen a donc une utilité certaine par les temps qui courent, ou la non réaction devant le monde comme il est sera un jour vu, c'est une évidence,  comme "complcité passive devant un crime contre l'humanité (dans laquelle figureront nos enfants ou ceux des autes..) pourtant facilement anticipable".


1 tee-shirt: UN AUTRE MONDE EST OBLIGATOIRE

écrit en lettres de grosseur moyenne ou petite: "réchauffement climatique, marchés financiers incontrolables, médias corrompus,etc..."

écrit en grosses lettres : UN AUTRE MONDE EST  ...... (le mot POSSIBLE est barré et est remplacé dessus par le mot "OBLIGATOIRE"),  ET VITE, SOUS PEINE DE CREVER DEMAIN

Par Goutelle Lionel - Publié dans : politique
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Dimanche 26 août 2007


3) Sarkozy rend les fous et les enfants juridiquement responsables, mais libère la délinquance en col blanc !!!


mardi 4 septembre 2007


La France « responsabilise ses enfants et ses fous et déresponsabilise ses élites »
Dans un entretien donné aujourd’hui 4 septembre à France-Info, Eva Joly, qui fut juge au pôle financier au Palais de justice de Paris entre 1990 et 2002, revient sur les déclarations faites par M. Nicolas Sarkozy lors des journées du Mouvement des entreprises de France (Medef). Le président de la République avait déclaré qu’il allait interdire la pratique des dénonciations anonymes et dépénaliser le droit des affaires et les abus de biens sociaux. Eva Joly dénonce ces déclarations (contraires à l’évolution des législations en Europe et dans les pays de l’OCDE) et accuse la France de « choisir de soutenir les délinquants contre les victimes ». Elle affirme ne pas comprendre un pays qui « responsabilise [juridiquement] ses enfants et ses fous et déresponsabilise ses élites ». (paru sur le site du Monde Diplomatique)


2) Le maire d'Argenteuil désinfecte sa ville des S.D.F

Fin aout 2007, on apprend que la mairie d'Argenteuil demande à ses agents de nettoyage (qui ont eu l'honneur de refuser d'obéir, et il faudrait les décorer) de pulvériser aux endroits où osent se regrouper et se montrer les S.D.F un produit irritant lorsqu'on le  respire. Les S.D.F traités comme des insectes en somme .Le maire sera-t-il congédié pour "raisonnement et  geste raciste et inhumain grave"? La suite le dira, mais la réponse a de fortes chances, au vu des précédents, d'être non (mis à part des réprimandes verbales de pure forme, fussent-elles prononcées en procès). Le fait qu'on accepte que des gens professant des opinions ou des pratiques ouvertement racistes ou inhumaines (que l'on pense a ce qu'a pu dire un sénateur italien siégeant à la commission européenne sur l'équipe de France de football en 2006!) ne soient pas automatiquement radiés de leurs responssabilités est la preuve évidente que le comportement inhumain et l'opinion raciste est largement tolérée, pour ne pas dire encouragée en sourdine, en France et en Europe au delà des proclamations de façade.


1) Le front national débordé sur sa droite par le P.S

Carl Lang, député européen FN: "La lepénisation des esprits dépasse toute notre espérance (...) Encore quelques mois de campagne électorale et Jean-Marie Le Pen sera un candidat de centre gauche à l'élection présidentielle".
"Le programme du FN ne prévoyait pas, jusqu'à présent, la mise en place de centres fermés à encadrement militaire pour les délinquants (...NDLR: allusion aux propositions de Ségolène Royale, candidate PS aux élections présidentielles de 2007) Désormais la concurrence électorale à droite du FN s'annonce rude !".
(Communiqué, 2 juin 2006 transmis sur la liste coordéducmars)

 



Par Goutelle Lionel - Publié dans : politique
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Dimanche 26 août 2007

16) PEUR DE PASSER A L’ACTE ? FAITES VOUS CONNAITRE


Vous êtes  ouvrier, employé, chômeurs, délocalisés… ? Vous appartenez à cette frange majoritaire de la population française que le parti socialiste lâche pour mieux se préoccuper des cadres et des classes moyennes ? Vous avez peur d’avoir des réactions viscérales et violentes devant les militants de Ségolène Royale et consort venus vous expliquer qu’il faut abandonner la retraite par répartition, accepter la loi du marché, rendre la santé payante et se moderniser en acceptant les inégalités sociales ? Faîtes vous connaître. Le parti socialiste met en place une cellule d’accompagnement psychologique pour vous apprendre à  accepter positivement votre statut de nouveau pauvre (comment marcher dans la rue quand on est S.D.F ? comment ne pas aller chez le dentiste ? etc...)
Parti Socialiste ? jamais on n'avait été aussi digne en politique.



15) UNE NOUVELLE FORME DE FOLIE : L’EXCES D’HUMANITE



Comme on le sait, les psychiatres (contrairement aux sociologues) mettent souvent tout leur art à faire que leur science « colle »  au plus prêt aux évolutions de notre société contemporaine. Dans ce but, « l’association pour une psychiatrie rénovée » (qui regroupe des psychiatres qui se définissent eux-mêmes comme « résolument tournés vers l’avenir » ) est en train d’élaborer une nouvelle grille des pathologies psychologiques les plus typiques de notre époque. Parmi celles-ci, en bonne place, un nouveau type de maladie : les « inadaptés par excès d’humanité ». Signes particuliers (parmi beaucoup d’autres) de cette pathologie particulièrement handicapante: un refus enfantin d’admettre que les humains sont en concurrence les uns avec les autres et à accepter la loi du marché, une incapacité à ne pas être affecté par la misère dans le monde, ou celle des S.D.F dans nos rues, etc.…. Moyen de guérison préconisé : un stage intensif dans le milieu de l’entreprise (ces malades sont souvent des travailleurs des services publics) avec indexation du salaire sur les parts de marché  arrachées aux conccurents. A noter que Le M.E.D.E.F vient de décider un partenariat enthousiaste avec « cette nouvelle race de chercheurs  » qui « démontrent enfin que les sciences humaines sont capables d’êtres concrètes et utiles à la  société ». Et de conclure, fini le temps des inepties illisibles à la Bourdieu et consort…

 

14) Sarkozy, lecteur-utilisateur de Bourdieu et Passeron?

 

L’arrivée de certaines personnes de " couleur " aux plus hautes responsabilités de l’Etat et dans certaines positions institutionnelles stratégiques (comme le ministère de la justice) ne devrait rien au hasard. Elle résulterait du raisonnement suivant tenu par Nicolas Sarkozy devant son parti lors d’une réunion destinée à anticiper les difficultés que la présence pesante de la police dans les cités a de fortes chances d’amener. " Nous savons que jamais nous ne pourrons mener notre politique sécuritaire si elle était appliquée à visage découvert par un gouvernement uniquement composé de " blancs ". Elle serait immédiatement perçue comme raciste. Pour avoir au moins une bonne raison, que je veux très apparente, de contester cette perception des choses qui ne manquera pas de s’appuyer sur le fait que c’est la plupart du temps des maghrébins qui vont être enfermés (et cela dans des proportions bien plus grandes que leur poids dans la population française globale), il nous faut absolument des personnes de couleur dans des postes stratégiques. Mais ne vous inquiétez pas quand à leur dévouement. Bien au contraire. Je sais par la lecture des travaux de sociologie de Bourdieu et Passeron que plus une catégorie de population est " sur-sélectionnée " (comme ils le disaient à propos des étudiants d’origine populaire lorsqu’ils accédaient par le plus grand des miracles aux études supérieures), plus elle a de chance de se comporter en " oblat " entièrement dévouée aux intérêts de l’institution et des personnes qui l’ont ainsi miraculeusement consacré. Elle sera donc en quelque sorte plus sarkozyste que Sarko lui-même !(il rit) Cherchez moi donc si possible une femme (déjà sur-sélectionnée), et en plus d’origine maghrébine (et donc doublement sur-sélectionnée), et je vous garantie que jamais vous n’aurez connu discours plus musclée au ministère de la justice ! Cette femme là fera payer inconsciemment à ses frères et sœurs toutes les humiliations que son origine lui aura imposé. Et c’est là un moteur d’une énergie incroyable qu’aucun de nous ne possède " Une prédiction sarkozyste à évaluer donc dans les mois et les années qui viennent….(le 27/05/07)

 

 

13) UN COMMUNIQUE RASSURANT DE L’U.M.P

 Une image violemment caricaturale (et malhonnête à dessein !) a souvent eu tendance à présenter par le passé la droite de ce pays comme particulièrement inhumaine et peu soucieuse des effets concrets qu’impliquaient les lois qu’elle prenait pour la population la plus défavorisée de ce pays. Le communiqué suivant, émanant de l’U.M.P, et spécialement pensé et conçu avec un respect aigu pour cette frange de la population si souvent oublié et maltraité par le passé (et jamais dans l’histoire on n’avait payé si cher des " communicants " pour parler avec autant de respect à la France d’en bas !), fait enfin justice de cet infâme lieux commun de " la pensée unique de gauche " qui gangrène si souvent à notre insu nos cerveaux :

" Chers compatriotes de la France d’en bas. Comme vous le savez, nous avons l’intention de baisser comme jamais dans l’histoire les prélèvements obligatoires. Cette révolution, que même Tatcher n’a pas osé faire avec l’ampleur que nous voulons lui donner, amènera logiquement une explosion de la pauvreté, notamment le retour des " vieux pauvres " dans le futur. Mais vous n’avez pas à vous inquiéter. D’une part, ce n’est pas pour tout de suite, et vous avez donc le temps de vous y préparer psychologiquement (et nous vous conseillons de vous répéter tous les matins devant votre glace avant de vous raser : " bientôt la pauvreté "). Et d’autre part, les psychologues et chercheurs en sciences humaines que nous avons envoyé en stage aux U.S.A nous garantissent qu’on peut être pauvre et se croire heureux. Ainsi, aux U.S.A, certains pauvres " extrêmes " vivant dans des cartons ( !) se disent heureux de vivre lorsqu’on les sonde ! La pauvreté n’est donc pas aussi invivable qu’on veut bien vous le dire. On s’y fait très bien et assez vite, pour peu qu’on soit ouvert et dynamique d’esprit, bref pour peu qu’on soit " moderne ". Il n’y a donc plus lieu de craindre l’avenir pour vous. Avec la profonde affection de notre président qui, si ça se trouve, viendra un jour manger en toute simplicité un sandwich avec vous, car il vous aime et vous le savez…"

 

12) COUP DOUBLE DANS LA " LUTTE " CONTRE LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE ?

 Cela faisait longtemps que la chose intriguait certains climatologues : comment se faisait-il que, dans les institutions internationales (O.N.U, O.M.C, FMI, etc….) devant leur message si évidemment alarmiste, la réaction soit si illogique (par exemple non rationnement et non interdiction des voyages de loisirs dans les pays dits " riches " etc…) et si molle ? En fait, loin d’être dû à l’impuissance " naturelle " des institutions internationales (mais aussi nationales, car rien n’empêchait un état vertueux de prendre lui même ce genre de mesures dans son seul pays à titre d’exemple) , il semblerait que cette " réaction molle " est été sciemment cultivée sous l’influence d’un lobby particulièrement influent. Celui-ci, financé principalement par des actionnaires des principales compagnies pétrolières mondiales et des fabricants de voiture (et disposant de sommes inouïes au regard des besoins " primaires " non satisfait sur la planète) était formé de " chercheurs " (surtout des économistes) dont la mission était ainsi présentée. " vous n’êtes pas sans savoir que si nous prenions au sérieux la lutte contre le réchauffement climatique, il en résulterait quasi automatiquement la mort du capitalisme (ou du moins un capitalisme fortement réglementé) et l’avènement d’un état quasiment socialiste : reconnaissance que les ressources énergétiques sont finies et devraient donc être rationnées, que toute les vies se valent ,et que donc il faut hiérarchiser le droit à satisfaire des besoins secondaires chez certains quand les besoins primaires ne sont pas satisfaits chez d’autres, etc….Votre mission consistera à faire surtout que l’on ne raisonne pas logiquement et humainement dans ce domaine. Vous devez arrivé à faire en sorte que personne ne soit révolté par le fait qu’on permette à un homme, pour fêter son anniversaire, d’organiser un repas à Venise (alors qu’il habite à Paris) qui coûte une débauche d’énergie (arrivée d’invités de tous les coins du monde en avion privé) quand un autre meurt pas loin de lui parce qu’il n’a pas le minimum vital d’énergie. Mais ne vous inquiétez pas quand au côté moral des choses. Paradoxalement, cette non lutte contre le réchauffement climatique aura pour résultat vertueux de lutter en partie contre la pauvreté par l’élimination physique d’un certain nombre de pauvres (car les catastrophes " naturelles " touchent d’abord les pays pauvres comme vous le savez) Ainsi, il en résultera malgré tout une avancée de la civilisation humaine… ". A noter, parmi le salaire de ces chercheurs, une climatisation gratuite et garantie à vie " quel qu’en soit le prix ".

11) QUAND LE PASSE NE PEUT PLUS SE REGARDER EN FACE

 

D’après une source interne tenant à rester anonyme pour des raisons d’insécurité sociale (son absence de statut permettant de la virer à tout moment), un grand journaliste politique de la télévision française (animant une émission politique quotidienne relativement connue) aurait demandé la destruction discrète des archives de ses émissions passées. En effet, visionnant ses premières émissions, et constatant l’inanité des questions qu’il posait et l’inutilité des " informations " qu’il donnait (et surtout en creux l’absence des informations vitales et utiles qu’il ne donnait pas !), il se serait écrié, dans un accès brutal de lucidité : " Mon Dieu, ces émissions sont des caricatures vivantes ! Dieu fasse qu’on ne sache jamais combien j’ai été payé pour ça ! Il faut absolument qu’on les oublie et qu’elles disparaissent. "
ndlr : Notre homme pensait sans doutes s’adresser à quelqu’un de "connivence" qui se tairait automatiquement, anticipant (un peu trop prématurément pour le moment) après l’élection de Sarkozy, une vague de peur et de conformisme dans les médias dominants qui, déjà largement engagée dans les faits (cf l'affaire de l'article censuré du J.D.D pendant la campagne), ne manquera pas de faire vite sentir ses effets, nottament  à travers l'autocensure invisible des journalistes.(le 20/05/07)

10) LES NOUVEAUX CRITERES DU BONHEUR SELON " L’ECONMIE "

 

Suite à l’audition de l’émission de France Inter du 4/05/07 opposant (si peu !) Jean Marc Sylvestre (économiste " libéral ") et Bernard Maris (économiste auto-décrété " alternatif ") sur le bilan de dix ans de Blairisme, un haut fonctionnaire formé à l’E.N.A aurait proposé la chose suivante. " Etant donné que nos deux commentateurs sont d’accord pour dire que le bilan du Blairisme en Grande Bretagne est positif alors que le nombre de pauvres y est plus élevé qu’ailleurs en Europe (lors même qu’ils travaillent, rire), que l’on dit que le taux de chômage y est plus bas qu’ailleurs alors que monsieur Blair a éliminé artificiellement de ce taux deux millions de personnes, que le taux d’alphabétisme y est plus bas qu’ailleurs, que les jeunes anglais rentrent plus tôt sur le marché du travail et en sortent plus tard pour des retraites bien plus basses, etc, etc (lire les ouvrages de Keith Dixon pour un bilan sciemment ignoré du blairisme) ….ne peut-on pas tout simplement, pour simplifier la lisibilité des choses, dire que l’économie d’un pays se montre d’autant plus " performante " et " moderne " qu’elle est plus ouvertement inhumaine envers les " petites gens "? Ainsi il suffirait de mesurer le degrés d’inhumanité toléré dans un pays  pour avoir une idée de sa réussite économique.  ". Mais qui a dit que les fonctionnaires de l’E.N.A méconnaissaient la réalité de leur société et ne savaient pas dire les choses clairement ? (Le 5/05/07)

9) LE SUCCES DEJA PROGRAMME DE JEAN MARIE LE PEN

 

La presse aurait " tout faux ". Dixit une source interne au front national, Si en " façade médiatique " Jean Marie Le Pen semblait tout faire pour accéder à la présidence en 2007, en interne il aurait au contraire demander à ses militants et sympathisants de vôter pour Sarkosy  Son calcul (qu’il jugerait " imparable au regard de  l’imbécillité de ses adversaires " qu’il estime être " le principal et unique atout du front national, mais qui ne cesse de croître au fil du temps ") serait le suivant : " Que ce soit Sarkozy ou Ségolène Royale qui passent, nous serons fortement (et définitivement) gagnant à la sortie de ces cinq années. Si Sarkozy (petit Le Pen qui n’ose pas dire son nom) passe, il est dans une logique répressive dans les banlieues qui va échouer. Or on sait que les échecs (non reconnus) du " discours sécuritaire " ammènent à la surenchère dans le discours sécuritaire. Et la surenchère, que cet imbécile de Sarkozy a déjà légitimé par la direction qu’il a prise (il rit), ce sera nous. Si Ségolène passe, elle va servir aux pauvres de ce pays une fausse " gauche de droite " (aparté : je vous incite à lire le pronostic de l’économiste Frédéric Lordon qui en connaît un rayon en la matière : " chronique d’une trahison annoncée " sur le site " l’autre campagne ". Il faut savoir s’inspirer de ses vrais adversaires ; fussent-ils ignorés en façade, comme nous d’ailleurs, par le monde médiatico-politque. Les vrais questions politiques ne sont pas dans les médias), et elle va donc définitivement dégouté les pauvres de la gauche. ". Il faut donc avoir l’intelligence de laisser travailler le temps et l’imbécillité de nos adversaires pour nous. Ils creusent avec beaucoup d’ardeur leur propre tombe. Ne les contrarions pas. "

8) LA METHODE SARKOZY POUR PARLER AU PEUPLE

 

On se demande souvent d’où vient la faculté de Sarkozy de savoir (apparemment) parler si directement et si bien au peuple. En fait il ne s’agirait en rien d’une capacité naturelle et spontanée. Elle résulterait au contraire d’un long apprentissage contre nature impulsé par un jeune communiquant (dont Sarkozy veille rigoureusement à ce que son chemin ne croise jamais celui de sa femme) dont la ligne théorique peut se résumer ainsi : " certes le niveau d’études des français s’est élevé depuis une vingtaine d’années. Et donc ils ont maintenant une faculté à raisonner évidente. Mais d’un autre côté, ils sont très fatigués et quasiment abrutis par des conditions de travail de plus en plus invivables. Or, quand il rentrent à la maison, pour se reposer, ils gobent de plus en plus de publicité, des émissions de télé poubelle, et une information très orientée et libérale. Autant dire, une éducation légale à la connerie et à la méchanceté (il rit). Il en résulte donc chez eux un étrange mélange entre une capacité à être un peu logique et une incapacité (travaillée et légitimée par la contre éducation télévisuelle) à aller jusqu’au bout de la logique. Donc pour s’attirer leur sympathie, il suffit de leur servir quelques grossières images qui ont une vague apparence de logique. La plupart n’auront pas les moyens d’aller plus loin ". Et notre homme de prendre un cas récent et réel de cette stratégie. " Par exemple, si Sarkozy veut rencontrer Bayrou avant le second tour pour faire avec lui un deal. Il ne peut pas le faire à visage découvert devant les caméras. Mais comment faire passer la malhonnêteté qu’il veut cacher ? Il suffit de trouver une image grossière qui donne une lointaine apparence de logique à son comportement. Il dira " On n’a jamais vu dans une coupe du monde le troisième jouer la finale "….Peu de gens, même si ça les met mal à l’aise et qu’ils pressentent l’arnaque, seront capable de se révolter contre cet illogisme devenu si quotidien. Et heureusement pour nous, il n’existe pas encore d’organisme –à la manière de cinquante millions de consommateurs- chargé de défendre la lisibilité et la logique des messages politiques envoyés aux électeurs. Et encore, je n’ai pris qu’un cas mineur de malversation de la logique. Mais observez bien, et vous verrez que cette stratégie est constante chez lui. Le cas qui me fait le plus rire, c’est le coup de " travailler plus pour qu’il y ait moins de chômage "….Les gens qui seraient déjà au travail prendraient le travail possible en plus et ça diminuerait le chômage ! Si ça c’est pas le degré zéro de la logique, moi je me fais sociologue des banlieues…rire "

Entretien paru dans le journal "  La communication optimale " et destiné en priorité aux professionnels.

 

7) RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE : LE GESTE CIVIQUE PAR EXCELLENCE

 Excédé par le fait qu’une nouvelle fois le prestige de la lutte contre le réchauffement climatique semblait, par la force des choses, monopolisé par les pays les plus riches, et parmi ceux-ci, par les catégories sociales les plus élevés (puisque ce sont elles qui polluent le plus pour des motifs de loisirs secondaires à la survie, alors que les pauvres par la force des choses ne peuvent pas diminuer une consommation déjà limite), mais aussi excédé par le discours de ceux qu’il qualifie " d’éternels pessimistes " fanfaronnant à qui mieux mieux que nos enfants sont inéluctablement condamnés à connaître le malheur de vivre (dans une société future où l’on serait condamné soit à devenir un "sallopard" en monopolisant les rares dépenses énergétiques possibles, soit en étant un pauvre du mauvais côté de la barrière sociale, et donc condamné à mourir pour le droit de vivre du premier), un chercheur de " l’agence pour un civisme populaire " aurait déclaré : " Il n’est pas vrai que nous ne pouvons rien pour éviter à nos enfants le malheur de vivre. Il n’est pas vrai que la lutte contre le réchauffement climatique soit réservée aux gens riches. Il est des gestes simples et économiques qui peuvent avoir un effet radical pour éviter à nos enfants de connaître le malheur de vivre: Les tuer. Et nous jouerions ainsi un tour décisif au réchauffement climatique auquel il ne s’attend certainement pas, et l’on sait que lorsque l’on commence à démoraliser son adversaire, on commence à gagner la partie".

6) LE RACISME DE L’EDUCATION NATIONALE ACCIDENTELLEMENT REVELE

 

On s’est bien gardé d’ébruiter l’affaire au ministère de l’Education Nationale, qui, en interne, a fait pas mal rire les personnels. En effet, désireux d’être à la pointe du civisme dans la lutte contre le réchauffement climatique, le ministre de l’éducation avait commandité une recherche dont le but avoué était de plancher sur " les meilleures attitudes vestimentaires et autres qu’on pourrait imposer aux élèves pour diminuer les dépenses énergétiques, directement ou indirectement ". Or, le portrait du parfait écologiste auquel aboutissait l’étude se présentait ainsi : " Le citoyen soucieux de l’avenir de la planète ne se rase pas souvent pour éviter des dépenses d’eau et de fabrication de rasoirs coûteuses en dépenses énergétiques vitales…. Il portera des vêtements amples pour laisser l’air circuler à la différence de nos pantalons…. De même pour éviter des coups de soleil aux conséquences catastrophiques pour sa peau, il serait bon qu’il s’habitue à porter un voile ou tout autre couvre chef, etc…. ". Bref, en planchant sur l’attitude rationnelle à adopter en face du réchauffement climatique, nos chercheurs étaient en toute naïveté en train de reconnaître la rationalité et l’avance sociale des pratiquants de l’islam sur nos manières d’être, et s’apprêtaient à imposer " le port du voile " à tous nos élèves ( ! ! !) On comprend le vent de panique qui a alors saisi le ministère de l’éducation nationale et l’interruption brutale de la recherche qui en a suivi….pas vu, pas vrai…

5)  NICOLAS SARKOZY  "pour l'honnêteté dans les médias"

 

 "Il faut tout leur mâcher. C’est incroyable comme ces gens là font mal leur métier et réduisent tout à quelques slogans réducteurs ". C’est ainsi que Nicolas Sarkozy aurait réagi à la façon dont les médias ont, de son point de vue, fort mal résumer la passe d’arme sur les " délinquants " qui l’aurait opposé à Ségolène Royale. " Je ne suis pas contre les délinquants, et je ne suis pas un anti-délinquant primaire. Je ne mets pas tous les délinquants dans le même sac. Il y a une belle délinquance qui me sied très bien. Quand Alain Juppé, Jacques Chirac détourne des sommes colossales –au regard par exemple de ce petit délinquant-révolté battu pour un ticket de métro d’une valeur de deux euros- et arrivent à échapper à la justice tout en donnant des leçons de tolérance zéro sur la délinquance, j’ai un silence admiratif, et je participe même au gouvernement ou au parti dont ils sont membres ! (sourire). Et ce n’est pas Bernard Tapie, grand délinquant devant l’éternel, qui s’y est trompé. Lui qui vient de m’accorder un soutien qui m’honore. Un geste clair donc dans l’engagement et les valeurs qui sont les miennes qu’il a tout de suite reconnu. Et si la presse avait bien fait son travail dans cette affaire, à la limite elle aurait dû titrer " Nicolas, l’ami des vrais délinquants ".

(Le 7/04/07)

4) LA LOGIQUE DECRETEE TERRORISTE

Certains historiens ayant argué que si les U.S.A s’appliquaient la logique et la justice qu’ils appliquaient aux autres dans le monde, il s’autodétruiraient plusieurs fois (cf l’opération Condor en Amérique Latine, le blocus de l’Irak, le minage des ports du Nicaragua, etc….), la Maison Blanche a décrété que le recours systématique à la comparaison logique et historique constituait un signe évident d’anti-américanisme, portant en lui même les germes de la légitimation du terrorisme. En conséquence de quoi, tout chercheur s’attaquant à ces chantiers historiques sensibles avec " une rigueur trop extrémiste et ostensiblement apparente " sera considéré d’emblée comme un anti-patriote masqué travaillant sciemment contre l’intérêt de son pays. Il sera donc traité, en raison de l’égalité de tous les citoyens de ce pays, comme n’importe quel terroriste de bas étage. Et le porte parole de la maison blanche de conclure " God bless América "

3) Le M.E.D.E.F : " pour une histoire moderne".

Comme chacun le sait, la " patronne des patrons " s’est attelé à un travail de fond : moderniser la société française, la rendre plus " lisible et accessible " dans les principes démocratiques qui sont les siens. En ce sens, elle vient de proposer une réforme qui risque de faire jaser tous les esprits rétrogrades (véritable "  plaie de la société française " selon l’expression de Claude Allègre) qui refusent ce qui semble bien être pourtant un " futur inéluctable  dont on ne voit pas très bien comment le refuser " (selon le propre aveu de Bernard Thibaut, représentant pourtant officiel de la défense des salariés! ) : à savoir la " société de marché ".

En effet, celle-ci constatant fort pertinemment que " aujourd’hui, où pourtant les inégalités sociales et les écarts de fortunes sont bien plus prononcées que sous la révolution française (les écarts entre les plus pauvres et les plus riches sont aujourd’hui de 1 à 250 contre 1 à 60 en moyenne sous l’ancien régime), nous n’accordons plus aucune excuse d’ordre sociologique aux pauvres qui se révoltent dans nos banlieues. On ne voit donc pas trop pourquoi on permettrait aux historiens lorsqu’ils racontent le passé, d’invoquer ces facteurs d’inégalités sociales (pourtant bien moindres) pour expliquer par exemple les révoltes paysannes contre l’ancien régime. Il nous faut donc réécrire nos livres d’histoire pour présenter ceux qui  se sont révoltés contre les injustices sociales de leur temps (si faibles au regard de celles que nous arrivons à imposer aujourd’hui) pour ceux qu’ils sont : des personnes violentes et inciviques par nature intrinsèque ". Et d’ajouter. " Cet enseignement est d’autant plus nécessaire, qu’ils poussera nos jeunes à prendre le monde comme il est, et donc à devenir plus efficient en terme de salarié docile et productif. En effet, en les décourageant par avance d’investir leur énergie dans une contestation sociale qu’on leur aura appris à regarder de tout temps comme un comportement anormal, ils ne verront plus leur salut individuel que dans l’investissement dans la compétition économique. Si nous voulons gagner la guerre économique, il nous faut donc changer d’histoire. On ne peut pas demander aux patrons de gagner la guerre économique en enseignant une telle histoire. A bon entendeur salut" (le 16/02/06)

 

2) Une plainte de monsieur Le Pen pour discrimination ?

Au vu du langage employé par monsieur Sarkosy lors des " émeutes " de banlieues, monsieur Le Pen pense détenir la preuve patente qu’il a été injustement traité de raciste par le passé. Il aurait déclaré " on m’a fait par le passé des procès pour incitation à la haine raciale pour des propos dix fois plus euphémisés que ceux de monsieur Sarkosy. C’est là la preuve d’un traitement discriminatoire évident à mon égard ". Et il aurait ajouté : " le fait que monsieur Sarkosy ait toujours eu l’intelligence –ou le vice- d’accompagner ses propos d’une restriction purement verbale (à savoir que la " racaille " était une minorité dans ces quartiers ; NDR) ne trompe personne : ni les jeunes de ces quartiers, ni les électeurs " blancs " qui avaient jusque là du mal à retenir leur " opinion " raciste. Il se serait encore permis de préciser : " D’ailleurs, la grossièreté de la ficelle employée par monsieur Sarkosy saute aux yeux si l’on a " l’impudente justice symétrique " d’appliquer son pseudo " raisonnement " à d’autres milieux que ceux des cités visées. Que penserait par exemple monsieur Sarkosy si on lui disait qu’il fallait nettoyer " la racaille " à l’U.M.P sous prétexte que monsieur Juppé sous-louait pour un franc symbolique à son fils un appartement immense en plein Paris ? Or pourtant, du strict point de vue de la logique et de la justice (puisque monsieur Sarkosy fait semblant de s’y référer), il est dix fois plus voyou que la plupart de ces petits délinquants pris un à un.1) En terme d’équivalence matérielle, son préjudice vaut énormément de voitures brûlées. 2) Il est une vraie racaille comparé à ces jeunes émeutiers, car contrairement à eux qui ne profitaient pas de leur destruction, lui utilisait les bénéfices de son vol à des fins privées. " et de conclure : : " il est donc évident que monsieur Sarkosy parle racistement, malgré son mince vernis de logique et de justice apparente ". Et d’ajouter " je ne vois pas pourquoi on lui reconnaîtrait ce droit et pas à moi ". Affaire à suivre donc….

1) Les félicitations de Pinochet à Bush.

L'ex-président putchiste du Chili, l'ex-sénateur Pinochet, est sorti hier soir de sa retraitre pour féliciter chaudement Georges Bush pour son action en Irak et le procès de Saddam Hussein."Je suis admiratif devant votre probité morale et votre détermination sans faille à faire la chasse aux dictateurs de ce monde. Ils savent désormais que rien ne vous arrêtera: Ni le droit international que vous n'hésitez pas à piétiner si la justice est en jeu (je n'ose imaginer vos réactions si un dictateur osait faire jouer, par avocats interposés, des clauses juridiques allambiquées pour échapper à la justice. Désormais, on sait que la justice passera, même contre le "droit" s'il le faut).Ni le prix exorbitant qu'il faut payer pour aller chercher cette poignée de salopards où qu'ils se trouvent. Les centaines de milliers de morts qu'il faut faire, le pays qu'il faut réduire à néant, les montagnes qu'il faut soulever, rien ne vous arrêtera. Quelque soit le "prix du dictateur" pour le trouver, on sait, ils savent que vous le payerez. Désormais les dictateurs vivent  la peur au ventre!
Pour fêter ça, je vous invite donc vous et mr Kissinger (qui m'a tant aidé moi et ma police par le passé) à venir manger à la maison. Le chemin est de notoriété publique, et, pour le prix d'une demi-solde de bidasse, vous ferez l'allez-retour....God Bless América! " (le 19/11/05)

Par Goutelle - Publié dans : politique
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Mercredi 25 juillet 2007


On se doutait que les sondages étaient loin d’obéir à de purs motifs de « connaissance de l’opinion public », mais on était loin d’imaginer l’ampleur du cynisme inavoué qui préside à leur fabrication. Or, une journaliste alternative  a réussi à gagner la confiance de l’un des patrons parmi les plus connus de ces instituts de sondages. Celui ci (l’alcool et la possibilité des avances d’une belle femme l’aidant ?) a oublié qu’il était enregistré, et lui a livré en toute naïveté les principes qui président à sa pratique professionnelle (notre journaliste ayant réussi à lui faire croire qu’elle était particulièrement admirative et envieuse devant sa « réussite et de son pouvoir »). Le résultat est pour le moins édifiant. Nous en publions ici quelques extraits (avec l’autorisation de cette journaliste «kamikaze», puisque aujourd’hui l’honnêteté dans cette profession condamne quasiment à faire un hara-kiri social d’entrée de jeu. Qu’elle soit remerciée pour son honnêteté autodestructive et pour avoir réserver l'exclusivité de son interview au citoyen déchainé)
« Si tu veux, les sondeurs sont déjà dans une position qui n’est pas neutre. Ils doivent vivre des sondages. Et s’ils veulent en vivre bien, ils doivent avoir prioritairement des clients riches et fidèles capables de bien les payer. Les sondeurs servent majoritairement les intérêts des dominants de notre société, et ils le savent très bien au fond d’eux mêmes, même si de temps ils se sentent obligés de donner le change en procédant à des sondages charités alibis pour « petites gens » ou « associations citoyennes ». Mais c’est pure stratégie (obligatoire) de masquage, tant leur petit jeu serait trop apparent. Mais fais le bilan, et tu t’apercevras vite que les questions -et surtout la manière de poser les questions- sont majoritairement très favorables à la vision des groupes sociaux dominants de notre société … Les sondages font partie des armes de propagande parmi les plus sophistiquées des puissants, puisque on arrive quasiment  à présenter les intérêts de ceux-ci comme étant voulu par le peuple lui-même ! (il rie bruyamment). Je t’assure ! Par exemple, prend le cas des grèves. Il y a bien des façons de faire dire aux gens ce qu’on veut qu’ils disent. Bien sûr, si tu commences à demander  aux gens « est-ce que les grèves vous emmerdent quotidiennement ? ». Ils vont répondre « oui ». Et si dans la foulée tu poses la question « faut-il réglementer le droit de grève avec un service minimum (c’est à dire rendre les grèves folkloriques, et leur enlever leur force) ? ». Ils vont bien sûr répondre oui. Mais si tu poses d’abord la question « si on cherchait à diminuer votre niveau de vie et vos conditions de travail pour des raisons bidons, et si il vous restait seulement la grève comme dernier recours ayant des chances de donner des résultats, y auriez vous recours ? » Tu auras des taux de réponses favorables de l’ordre de 80%...Ou encore si tu avais l’honnêteté, voire l’obligation de dire « sachant que la plupart des droits sociaux que vous avez sont les fruits des grèves qui les ont imposés, êtes vous favorable à la pérennisation d’un droit de grève réel ?» tu aurais aussi des taux de réponses pro grévistes de 80%....Même chose pour le trou de la sécu : si tu dis « sachant que la sécu est en déficit de 13 milliards d’euros par an, est-il normal de chercher à réduire nos dépenses ? », tu pièges quasiment le sondé (surtout s’il n’a pas d’autres informations que celles distillées par TF1 et A2) en lui faisant dire ce que tu as envie qu’il dise. Mais si par contre tu présentais la chose de la manière suivante « sachant qu’il suffirait seulement de huit points supplémentaires de P.N.B pour résorber tous les déficits sociaux (je dis bien tous, y compris les retraites !) dans les quarante ans qui viennent, et que pour obtenir cela il suffirait de ramener le taux de prélèvement des actionnaires de 38% du PNB par an à 20%  par an (ce qu’il était dans les années 70), autrement dit diminuer (dans des proportions qui leur sont encore largement favorables !) les revenus surtout des grands patrons et des cadres supérieurs de notre société pour financer l’accès à l’élémentaire d’une majorité de gens dans une situation difficile, tu changerais radicalement la façon de poser le problème. Mieux,  si la question réduite à l’essentielle du problème devient  « est-il normal d’interdire aux gens très riches la possession d’un cinquième palace au bout du monde (parce que nous en sommes là !) pour prolonger de trois ans la vie de centaines de milliers de gens des milieux populaires de plus en plus pauvres? », personne, à moins d’oser s’afficher comme ouvertement inhumain (mais ça pourrait venir au train ou vont les choses sous notre influence) n’osera répondre non . Je dois te dire que je suis assez fasciné aujourd’hui par la réussite de nos stratégies détournées  pour légaliser l’incivisme. Quand je pense que dans l’après guerre on avait condamné un journal qui avait osé dire que la sécu était en déficit ! Tu verras qu’à l’inverse, bientôt on mettra en prison pour « raisonnement anti-économique » toute personne osant faire passer le bien des humains avant le bien des « marchés » (c’est à dire des actionnaires et des « capitaines d’industries » comme dit Sarkozy)….Autrement dit, c’est comme si tu demandais à le femme violée de remercier son violeur… ». Pour une fois qu’un sondeur laisse aller sa sonde si loin, avouez qu’on ne pouvait pas s’en priver….
Par Goutelle Lionel - Publié dans : politique
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Mardi 17 juillet 2007



On l’a échappé belle dans cette banlieue dite « chic » (on se demande bien pourquoi au vu de ce qui suit) de Paris. En effet dans ce « ghetto doré » ou la majorité des habitants préfèrent payer une amende (ridicule au vu de la dépense évitée si ces quartiers étaient dans l’obligation de respecter la loi) plutôt que d’apporter leur pierre (c’est le cas de le dire ) à la politique de déségrégation des quartiers populaires en France, une jeune habitante membre d’une fondation humanitaire  (comme quoi rien ne serait plus injuste ici comme ailleurs que de mettre tout le monde dans le même sac) particulièrement irritée par l’image de « racaille dorée » qu’on ne manquait pas de lui accoler, a été dissuadée (in extremis et non sans mal)  d'aller jusqu’au bout de ce qu’elle croyait être l’engagement et les valeurs de son organisation (qu’elle a d’ailleurs quittée depuis avec dégôut) : En effet, celle-ci ayant eu l’occasion de faire dans son quartier du porte à porte et de recueillir les noms des habitants qui réclamaient par l’intermédiaire d’une pétition que leurs élus respectent la loi de financement de constructions d’H.L.M, elle s’était mis en tête de publier non pas -comme il est de tradition dans ce genre d’action (souvent inutile et peu dérangeante il faut bien le reconnaître)- le nom des gens réclamant le respect de la loi, mais à l’inverse le nom des gens ne demandant pas le respect de la loi ! Et cela comme nous l’avons dit, non pas dans une forme discrète et polie qui ne dérange personne, mais dans une forme particulièrement spectaculaire incriminant nommément ces gens « inciviques et faux culs » qui, sous apparence d’indifférence politique polie, sont d’après elles des militants masqués, mais particulièrement actifs et efficaces (pour ne pas dire les principaux responsables) de la violence sociale soi disant « anonyme » de nos villes. En effet, elle envisageait d’apposer dans son quartier une immense affiche dont le titre était : « le nom des délinquants de ce quartier  qui ne respectent pas la loi » ! On comprend le vent de panique qui a saisit les habitants de son quartier (dont sa propre famille !), mais aussi les principaux dirigeants de son organisation, dont son ex directeur général qui siège aujourd’hui dans un gouvernement fermant les yeux sur ce genre de délinquance « passive » (pour ne pas dire la pratiquant activement, puisque le président de celui-ci, qu’il a pourtant eu le culot de dénommer  « gouvernement de la justice sociale » ( rire) est lui même est un ancien maire de l’un de ces ghettos dorés en tête au hit parade de la ségrégation sociale : faites ce que je dis, mais pas ce que je fais). On comprend aussi la réflexion de cette habitante particulièrement lucide, déclarant avec humour «Il faut bien le reconnaître : le jour où on nous imposera des  actes en adéquation avec les valeurs que nous faisons semblant d’avoir , nous serons morts ». Quant au président de notre « démocratie », on murmure qu’il aurait réagi de la manière suivante en apprenant cette histoire particulièrement inimaginable pour un esprit structuré comme le sien : « Merde, je n’ai pas nommé une femme d’origine maghrébine et pauvre ministre de la justice pour me faire prendre à revers par ce genre d’anomalie sociologique  (ndlr : c’est à dire une femme blanche d’origine bourgeoise cherchant à combattre le privilège social des dominants) ».


Par Goutelle Lionel - Publié dans : politique
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Vendredi 22 juin 2007


Son métier était d’imaginer le pire. Et cela afin de mieux nous faire prendre conscience de la pente inhumaine sur laquelle nous glissons le plus naturellement du monde sans oser nous l’avouer. Mais voilà ! Ces derniers temps, il n’y arrivait plus. Chaque fois qu’il pensait être (enfin !) aller trop loin dans l’excès, le lendemain même, ce qu’on nomme « la réalité » (et qui n’est bien souvent que le résultat agrégé de nos comportements, et surtout de nos non- comportements quotidiens) le rattrapait, voire le dépassait dans l’outrance. Ainsi pour prendre quelques exemples de ses caricatures (qu’il croyait à tort) grossièrement outrancières, bien trop vite tombées à son goût dans le  « domaine public » (et faudra-t-il un jour déclarer les gens de son espèce « asocial par excès d’humanité » ?):
Courant années deux mille. Il se permet d’imaginer un président d’une grande puissance particulièrement cynique qui, pour mieux mettre la main sur des ressources énergétiques, va jusqu’à inventer de fausses preuves  pour mener une guerre dévastatrice. Courant deux mille trois : Georges  Bush le fait. Il est facilement démasqué  (à se demander, tant ses mensonges étaient grossiers, s’il ne cherchait pas plutôt à provoquer et à mettre en évidence la non réaction qui allait suivre). Résultat objectif : des centaines de milliers de morts ( !!!), une région ravagée par le terrorisme ( !!!)et la montée d’une haine prononcée pour l’occident ( !!!). Conséquences pour lui et son équipe qui ont menti en toute connaissance de cause : Rien. « Dans ce monde, tout s’avale et se digère » comme notre homme le répétait de plus en plus souvent…. 
Courant années deux mille toujours. Notre homme se permet d’imaginer qu’une chaîne de télévision publique va jusqu’à inventer des faits divers graves et à diffuser en direct un attentat pour mieux faire monter l’audimat. Courant années deux mille, on voit sur Antenne deux des journalistes  inventer de faux pédophiles et un meurtre d’enfant imaginaire !!!(« affaire d’Outreau »). Des journalistes qui se défausseront de leurs responsabilités en incriminant, une fois le pot aux roses découvert, le juge de l’affaire, alors que sur le moment ils le terrorisaient, à peine implicitement, par leur campagne de presse. « Ici, tout s’avale et se digère » (que l’on pense aussi au lynchage du bagagiste de  Roissy, à la fausse agression du R.E.R, etc…)
..A peu de temps de là, notre homme, en rentrant tard chez lui le soir tombe sur un « reportage » de  France trois : la diffusion des cris de victimes (enregistrés en direct sur des téléphones portables) de l’attentat de Madrid. Sans nul doutes, une information vitale pour l’auditeur : les victimes crient leur douleur quand une bombe explose sous leur nez….
Courant années deux mille toujours. Notre homme imagine dans une caricature qu’il croit sordide que, dans la France d’aujourd’hui, comme au temps de celle de Vichy, des policiers vont chercher dans les écoles des enfants, comme par hasard en majorité noirs et basanés. Deux jours après, de sa fenêtre, il voit son quartier quadrillé par la police comme au temps des plus belles rafles. Le ministre de l’époque déborde même carrément  sa caricature en parlant d’un « délit de solidarité » pour ceux qui osent prendre le parti des « sans papiers ».
Courant années deux mille toujours. Croyant brosser le portrait d’un écologiste particulièrement cynique, il invente un homme qui fait des discours alarmistes tout en se permettant une consommation d’énergie phénoménale pour des motifs de loisirs secondaires. Années deux mille six deux mille sept, on apprend que AL Gore climatise une gigantesque maison et voyage uniquement dans des palaces climatisés pour faire ses conférences sur le réchauffement climatique. « Ici, tout s’avale et se digère ».
Courant années deux mille. Il imagine que ceux qui ont pour fonction de représenter et de défendre les « petites gens » à l’assemblée nationale, ceux qu’on dénomme les « socialistes », préfèrent renier leurs valeurs pour accéder à tout prix au pouvoir. Courant années deux mille deux, il entend Jospin dire « qu’il ne se sent plus socialiste » et cinq ans plus tard il entend Ségolène Royale défendre  l’économie libérale, dire qu’elle veut « une France d’entrepreneurs », et surtout citer le Blairisme comme un modèle de réussite, alors qu’on y compte treize millions de pauvres ! « ici, tout s’avale et se digère » etc, etc…
Bref, où qu’il se tourne, les choses autrefois aberrantes, la malhonnêteté et le double jeu étaient devenues partout la norme ! Mais il semble que ce qui l’acheva  fût deux choses particulièrement impensables pour lui. Sa compagne, qu’il aimait comme un fou, se laissa elle aussi contaminer par cette attitude sordide (faite d’inhumanité et de calcul cynique inavoué), sous prétexte qu’elle était générale, et que d’après elle on ne pouvait plus y échapper. Elle finit donc elle aussi par lui reprocher  son « intransigeance » et son « manque d’indifférence », et  elle le quitta pour cela même.. La seconde chose tout aussi grave qui contribua à l’achever, ce fût la trahison de maîtres à penser vers lesquels il aimait à se tourner quand tout allait mal. Ainsi il apprit par le plan B que Didier Eribon, qui venait d’écrire un livre magnifique sur l’immense responsabilité morale du parti socialiste dans le marasme de la gauche française pendant les vingt six années qui venaient de s’écouler, s’était fait rouler dans la farine par un animateur dans le vent à France Culture qui lui avait fait dire quasiment l’inverse de ce que son ouvrage démontrait. Il apprit aussi que Loïc Wacquant et Jacques Bouveresse (qui l’avait initié à Karl Kraus !), deux « fils spirituels » de Bourdieu, venaient de signer une pétition pour appeler à vôter Ségolène Royale dès le premier tour. Et cela non pas par seule stratégie réaliste pour faire barrage à Le Pen ou pour battre Sarksoy, mais parce qu’elle incarnait un projet porteur d’avenir radieux et ouvert….
Ce ne fûrent pas là« des gouttes d’eau qui font déborder un vase déjà bien plein », mais bien, selon sa propre expression quelques heures avant son « choix » (ou plus probablement celui que nous lui avons imposé ), « le choc de brocs d’eau à la file qui ont le pouvoir de vous casser la nuque »… Qu’un caricaturiste estime qu’une époque n’est plus caricaturable, n’est-ce pas là le pire des signes qu’elle puisse donner ?

Lionel Goutelle, le 22/06/07 



Par Goutelle Lionel - Publié dans : politique
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Lundi 18 juin 2007


Vous ne trouverez aucune trace de l’histoire suivante dans vos journaux habituels, tant elle s’est montrée très « dérangeante » pour les autorités de la ville dans laquelle elle s’est déroulée. Pour cette même raison (à savoir ne pas  lui faire de publicité involontaire), ces mêmes autorités ont préféré renoncer (malgré une  « rage évidente ») à poursuivre en justice l’auteur de cette « provocation  particulièrement perverse» (selon leur propre expression). Et pourtant,  ce n’est visiblement pas l’envie qui leur en manquait ! Et l’on comprend bien le point de vue qui a été le leur. Mais pour notre part, nous avouons  aussi comprendre le point de vue de notre  « provocateur ».  Et nous estimons même qu’il a fait, qu’on le veuille ou non, œuvre d’utilité publique en nous révélant des choses importantes -quoiqu’ insupportables à admettre- sur nous mêmes ! Qu’on en juge plutôt.
Apprenant que dans sa (grande) ville allait se tenir une exposition photographique sur la misère dans les goulags staliniens, un photographe connu et catalogué « d’avant garde à versant social », décide de monter la provocation suivante. Ayant longuement fréquenté et photographié la misère des S.D.F dans sa ville (mais sans arriver à réveiller une quelconque conscience sociale  chez ses concitoyens, et ayant même de plus en plus l’impression de donner dans un genre photographique peu dérangeant et « digéré ») , il avoue s’être souvent dit « mais ces gens vivent dans  des conditions quasiment concentrationnaires sous nos yeux ! Ils crèvent à même le sol sans ne plus émouvoir personne. Leur état physique est tellement délabré et leurs conditions de vie si dégradées (et on a tellement réussi à leur inculquer la honte d’eux même à travers les discours « libéraux ») que parfois on a l’impression que nous avons plus de considération pour nos poubelles que pour eux-mêmes. Ils ont d’ailleurs tellement bien compris ce message (à peine) implicite qu’eux- même cherchent parfois  à se fondre physiquement avec les murs de nos villes pour ne plus nous déranger. C’est à ce point  hallucinant visuellement parlant  pour moi que, parfois, à quelques détails prets ( une relative meilleure santé physique), j’ai l’impression d’avoir devant moi la réincarnation de la pire des barbaries humaines qu’ont connu mes parents. Or, je leur avais promis de tout faire pour ne plus reconnaître cela, même en cent fois plus petit….Mais quand on voit cela (ou mieux, quand on finit par ne plus le voir et par y être totalement accoutumé), on peut dire que nous sommes de nouveau en temps de barbarie humaine, même si c’est encore, Dieu merci, sur une échelle  moindre et sous une forme plus euphémisée et douce . ». Bref, notre photographe, descendant de parents déportés, ayant appris de l’histoire qu’il ne faut jamais laissé un peuple s’accoutumer insensiblement aux premiers pas de la montée de la violence sociale, trouvait que la différence entre la condition des S.D.F actuels et celle qu’avaient connu certaines populations maltraitées de l’histoire était bien trop mince à son goût, mais aussi pour toute personne humainement normalement constituée. Mais au vu du peu d’impact de ses photos « classiques » (qu’on avait même osé  exposer au cours d’un coktail branché de la « gauche caviar ») la question était pour lui « comment démasquer notre barbarie actuelle et la rendre insupportable aux yeux de nos contemporains ». Sur ce, voilà donc qu’il apprend que va se tenir dans sa ville une exposition historique sur les goulags staliniens. Et là lui vient donc une « idée diabolique ». En deux temps trois mouvements, il prend parmi ses archives cinq photos en noir et blanc inédites, et surtout criantes de violence sociale de part l’état physique des S.D.F qu’il a photographié, leur exposition publique au milieu de la rue, mais aussi l’expression de leur regards….Bien sûr, il se permet de maquiller légèrement ses photos pour leur donner une apparence d’époque crédible (effacement de certaines voitures ou marques contemporaines, etc….). De plus, il vieillit l’apparence de celles-ci, les abîme volontairement pour renforcer l’effet réaliste. Enfin, il se rend à l’expo en question dans un moment « creux » de la fréquentation. Et là, il intègre avec beaucoup d’art ses propres photos au milieu des autres.
Et bien sûr, ses pires craintes sont confirmées. Pendant plus de dix jours, le public va défilé sans se rendre compte de la supercherie. Le public regardait la violence sociale de notre société « libérale » (à quand reconnaîtra-t-on que le libéralisme n’est pas une opinion mais un discours meurtrier, même si sa violence prend des chemins plus indirects et détournés pour atteindre ses victimes par alibis économiques interposés ?) en croyant avoir à faire à la violence d’un régime totalitaire particulièrement aberrant de l’histoire. N’y tenant plus, notre artiste essaye d’organiser une conférence de presse pour vendre la mèche et faire état de sa stupéfiante découverte. Mais voilà : la plupart des journaux  ont pour annonceurs les principaux sponsors de l’exposition et parfois la municipalité elle-même qui veut justement étouffer le scandale ! Dans leur grande majorité, ils se sont donc tus, mis à part quelques feuilles de choux alternatives du coin que personne ne lit vraiment. Mais osons avouer la principale raison de l’omerta qui s’est faite sur cette affaire : personne n’a envie de s’avouer qu’il est devenu barbare et qu’il s’est accoutumé à une violence sociale terrible, du moment qu’elle n’est pas le fruit d’un dictateur omnipuissant, mais celle de la liberté des marchés défendu par nos éditorialistes chaque matin. Le slogan de notre époque n’est pas « plus jamais ça », mais « peut-être encore ça si c’est les « lois » de l’économie qui s’en chargent »


Par Goutelle Lionel - Publié dans : politique
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Samedi 2 juin 2007

 

On va partout disant que la droite d’aujourd’hui, sous le leadership de Nicolas Sarkozy, serait une droite " décomplexée ". Comment ne pas se révolter contre cette nouvelle et terrible injustice du langage journalistique quotidien (et l’on sait que dans l’histoire contemporaine, les grandes catastrophes de l’humanité, comme le nazisme, ont toujours commencé par de petits glissements sémantiques d’apparences anodines dans les médias de l’époque. Un travail qui, à la longue, accoutumait le cerveau des lecteurs à des raisonnements fallacieux ou illogiques leur " apprenant " à ne pas voir la montée de l’anormal sous leurs yeux , voire à les y faire participer activement. Lire à ce propos Karl Kraus ou Kemplerer ) ? Est-il besoin de dire que nous sommes encore loin du compte et que l’on berne le citoyen en lui parlant aujourd’hui de " droite décomplexée " ! Certes, on trouve ici ou là chez Nicolas Sarkozy quelques rares gestes de droite d’une honnêteté presque " pure ". Ainsi, quand il invente un " délit de solidarité ", il ose dire à peu prêt clairement aux habitants de ce pays qu’il leur interdit de se comporter humainement. Et c’est cette franchise jusqu’au bout que la vraie droite décomplexée veut ! Mais force est de constater encore que la " droite officielle " de ce pays se sent encore obligée de masquer ses vrais buts et ses vraies " valeurs " sous des contorsions, des pseudo- raisonnements (souvent économiques) ou des pseudos- valeurs qui ne sont pas les siennes (comme par exemple lorsqu’elle fait semblant de se préoccuper des conditions de vie des plus pauvres, alors qu’elle passe son temps à les démolir). Des " valeurs " dont quiconque connaît l’histoire de ce pays sait bien qu’elles ne sont pas les siennes, mais qu’elles lui ont toujours été imposées contre son grès par les luttes sociales passées de la gauche (du moins, du temps ou il y avait dans ce pays une " vraie gauche décomplexée " qui osait encore faire passer les humains avant la liberté des marchés !).
Ainsi pour prendre des exemples concrets : Quand Nicolas Sarkozy veut briser le peu de solidarité sociale existant encore dans la société française et rendre payant de plus en plus de soins médicaux, il se sent encore obligé de mettre en avant le " déficit " de la sécurité sociale. Il se sent encore obligé de faire croire qu’au fond de lui même il voudrait bien faire autrement, mais qu’il ne peut pas, et que ce sont des circonstances économiques indépendantes de sa volonté qui lui imposent cette reculade de son humanité. La vraie droite appelle à lâcher cette lâcheté, et à oser dire en face aux français qu’un pauvre ça se violente directement, sans inventer de grossiers alibis économiques qui ne trompent d’ailleurs personne (quand on sait que les U.S.A, pays libéral par excellence, consacrent plus de 15% du P.I.B aux dépenses de santé contre 10% pour la France, on prend la mesure de l’hypocrisie de l’argument comme quoi on mettrait trop d’argent dans le système de santé !). Ou encore lorsque Sarkozy et ses ministres se sentent obligés, pour justifier l’abandon des besoins de financement du système de retraite par répartition, d’invoquer la " pression démographique " (rire : comme si elle allait disparaître dans les systèmes par capitalisation), tout le monde sait qu’ils tentent de rationaliser, qu’ils habillent de pseudo- raisonnements économiques et de pseudo- humanité une violence sociale qu’ils pratiquent honteusement à visage couvert sans avoir le courage civique de la revendiquer ouvertement (lire à ce propos " le mythe du trou de la sécu " de Julien Duval)
La " droite décomplexée " appelle donc la droite (encore trop) complexée de Nicolas Sarkozy à lâcher ce secret de Polichinelle qui ne trompe personne, et à oser dire tout haut ce qu’elle fait tout bas : Oui, nous voulons plus de pauvreté en France, oui Lagardère et Jonnhy Halliday doivent pouvoir se payer un cinquième palace à l’autre bout du monde plutôt que de donner l’élémentaire à des centaines de milliers de personnes dans ce pays, oui il ne doit pas y avoir de mélange social dans les quartiers et les écoles de ce pays, oui le droit à polluer (pour assouvir des besoins secondaires) doit être réservé aux plus riches en le rendant très cher (plutôt qu’en organisant et en rationnant l’accès à l’énergie pour de bonnes raisons pour tout le monde), oui un ministre qui a logé son fils aux frais des contribuables français ne doit pas être banni du pouvoir, oui un plagiaire avéré doit s’occuper de la déontologie d’un grand journal en France, oui l’accès à la santé doit devenir payant, oui un actionnaire doit recevoir 15% de profit sur son investissement quand le salarié qui travaille pour l’enrichir est payé une misère dans des conditions déplorables, etc… !…..
OUI, OUI CENT FOIS OUI, OUI OUI.NOUS NE SUPPORTONS PLUS LA PRATIQUE DE LA VIOLENCE SOCIALE A VISAGE COUVERT. LE TEMPS DE LA DROITE HONNETE ET DECOMPLEXEE EST VENUE ; FINIS LES ALLIBIS FOIREUX DONT LA DROITE SE SENT OBLIGEE DE S’ENTOURER ! ! ! (entre nous, ces alibis sont d’ailleurs trop facilement détruits par les gens compétents que les médias sont donc obligés d’ignorer, ce qui finit par trahir nos mensonges à la longue et par nous décrédibiliser ! Vous en apercevez vous seulement ?) ….Nicolas Sarkozy se vante d’avoir déborder le P.S sur sa gauche….Apprenons donc à le déborder sur sa droite. Nous vaincrons, c’est inéluctable

(une satyre, sans grande imagination par les temps qui courent, de Lionel Goutelle)

 

Par Goutelle Lionel - Publié dans : politique
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Mercredi 16 mai 2007

On s’est bien garder de l’ébruiter. La scène se serait passé lors de l’une ces multiples réunions de la haute fonction publique concernant " l’avenir de la sécurité sociale ". Un ministre proche de Sarkozy, n’imaginant qu’il puisse avoir à faire à autre chose qu’à un de ces hauts fonctionnaires formé dans une vision " libérale " des services publics (inspirée par exemple de la lecture des ouvrages écrits en collaboration par Denis Kessler et Dominique Strauss Khan), s’était ainsi adressé à lui : " Dans le rapport que je vous demande aujourd’hui et qui s’intitulera " l’état de la sécurité sociale en France aujourd’hui", je veux que vous n’ayez pas peur d’enfoncer le clou. Tant pis si vous vous mettez à dos la moitié de la France, et surtout des gens importants et connus qui fanfaronnent dans les médias. Au contraire, ce sera une marque de réussite ! Je veux que le lecteur de votre rapport soit littéralement agressé par l’énormité du déficit de la sécurité sociale dans ce pays, et ce qu’il en coûte à la population française. Je vous demande aussi de ne pas avoir peur de mettre en évidence le prix financier des solutions. Et surtout de nommer qui, en priorité, devra faire un effort, et même d’avoir le culot de pousser jusqu’à détailler ce que cela lui coûtera concrètement en terme de sacrifice matériel dans sa vie quotidienne. ". Et voulant faire un jeu de mot particulièrement subtil dont il n’imaginait pas les conséquences, il ajouta: " je veux un respect agressif et décomplexé de vos valeurs en quelque sorte". Et notre homme de rire (ndrl : sans doute notre homme -avec les œillères de son éducation " libérale "- ne pensait-il pas qu’il pouvait exister d’autre sens au mot " valeurs " que celui de " valeurs financières ").

Or, ce que ne savait pas notre ministre, c’est qu’il s’adressait à un descendant de résistants ! Et ses parents, qui venaient tout juste de décéder, et pour qui il avait eu une grande admiration et une énorme tendresse, l’avaient justement éduqué (le plus naturellement du monde et sans forcer d’ailleurs) dans le respect et l’admiration des valeurs qui avaient présidé à la naissance de la sécurité sociale : à savoir que " toute les vies se valent ", que " tous les citoyens, quelque soit leur catégorie sociale, doivent avoir le même accès à la santé ", et cela quelque soit le prix à payer -souvent ridicule au regard du gain- pour la société et surtout pour les catégories sociales dites " riches " (mais riches de quoi au fait, si ce n’est de tout temps du refus du progrès social possible?) . D’ailleurs les parents de ce haut fonctionnaire avaient eux même été relativement riches de leur vivant, mais ils avaient toujours été fiers de payer des impôts. Et ils lui avaient souvent répété: " Tu sais, la beauté et la réussite d’une vie ne se mesure pas au patrimoine matériel, qui est même souvent un indice inversé de l’humanité de quelqu’un. Quelqu’un de bien ne cherche pas à accumuler des biens matériels au delà du raisonnable, surtout quand la majorité manque cruellement du simple nécessaire. Passé un certain seuil de richesse, l’accumulation devient quasiment un meurtre contre l’humanité " (ndrl :un raisonnement certainement encore plus vrai aujourd’hui, puisque le réchauffement climatique implique de stopper une croissance matérielle folle et meurtrière, et donc forcément de lutter contre la pauvreté par la redistribution plutôt que par la production de nouvelles richesses!).

On peut donc dire que sans le savoir, ce ministre avait prononcé les paroles magiques qu’il ne fallait surtout pas dire, qui puis est en riant, à cet homme là et à ce moment là  : " respect agressif et décomplexé de vos valeurs ". La suite ressemble à une fable. A ces mots, notre homme se sent forcé à l’honneur, et pour montrer toutes ses valeurs, Il écrit son rapport, dans le strict respect de ses morts.

Et le voici donc en train de prendre au mot, mais pas exactement dans le sens attendu par notre ministre, les injonctions de celui-ci. Ainsi " l’énormité du déficit de la sécurité sociale " était illustrée de la manière suivante dans le rapport : " Humainement parlant, il est absolument insupportable de savoir qu’en 2000 en France l’espérance de vie à 35 ans (chez les hommes et selon la catégorie sociale) est de 38 ans chez les ouvriers, alors qu’elle est de 44,5 chez les cadres. Ce déficit est urgent à combler et doit absolument devenir notre priorité. Il en va de notre crédibilité. " Ou encore plus loin, " sachant que le déremboursement de certains médicaments et l’augmentation du prix des services de santé va frapper prioritairement les chômeurs les pauvres et les bas salaires (qui prolifèrent depuis que la liberté des entreprises à maltraiter les salariés est présentée comme une avancée de la " modernisation ") et que ceux-ci, par la force des choses, n’ont pas les moyens de se payer une mutuelle complémentaire digne de ce nom, il est urgent, si l’on ne veut pas d’une santé à deux visages, dont l’un tend à devenir particulièrement hideux, de reprendre en main le principe de la gratuité intégrale pour tous des soins médicaux. Il en va là aussi du respect de nos principes fondateurs. " Et notre homme de se livrer en détail à l’inventaire des inégalités de santé qui, bien évidemment, ne font que s’accroître en défaveurs des " petites gens " depuis que l’objectif affiché par les divers gouvernements, de vrai droite ou de fausse gauche, est devenu non pas l’avancée de l’état de santé de la population française, mais la stagnation et le recul des dépenses " sociales " (il s’était fortement inspiré de l’ouvrage " le mythe du trou de la sécu ", écrit par Julien Duval aux éditions " raisons d’agir ").

A ce stade de la démonstration, on se doute déjà que notre ministre était fou de rage. Mais le pauvre n’était pas encore au bout de son calvaire. En effet, notre homme, " décomplexé dans le respect aggressif de ses valeurs " et continuant jusqu’au bout " d’enfoncer le clou " comme le lui avait bien spécifier son supérieur, poussa l’impudence satanique jusqu’à oser proposer les solutions suivantes : " Non seulement le déficit de sécurité sociale pour certaines catégories de la population française devient humainement inacceptable, mais le respect des valeurs de notre service public nous oblige à proclamer haut et fort qu’il n’y a aucune comparaison possible entre le petit effort que cela demanderait en terme de perte d’un confort matériel déjà indécent chez certains ( pourtant peu nombreux) et gain global en terme d’accès à l’élémentaire chez d’autres ( pourtant bien plus nombreux)! Ainsi, loin qu’il faille diminuer nos dépenses publiques en matière de sécurité sociale, il faut au contraire les augmenter, et cela est possible sans tomber dans " l’assistanat ". On sait par exemple qu’aux U.S.A, pays " libéral " s’il en est, la part du P.I.B consacré aux dépenses de santé est de 15% contre 10% en France , et cela pour des résultats pourtant bien moindres en termes de santé de la population globale ( ! !). Alors, nous vous le demandons, si un pays " libéral " consacre égoïstement tant de richesse matérielle à la santé de quelques uns, pourquoi un pays comme la France ne pourrait-il pas consacrer autant de richesse à la santé de tous, avec des résultats bien supérieurs en terme de rentabilité? Autre chose : on sait que ce qui manque à la sécurité sociale, ce sont des recettes. Or, outre bien sûr les inexcusables " exonérations de charges sociales " dont bénéficient les employeurs et qui sont une véritable " mise en déficit intentionnellement produite " qui ne dit pas son nom, il manque aux ressources de la sécurité sociale des salariés plus nombreux qui cotisent. Cela implique bien évidemment de remettre en cause les raisonnements et la priorité donné aux intérêts des actionnaires sur ceux des salariés dans les entreprises. Il n’y a pas de magie en économie et c’est là le cœur du problème. Et qui n’y touchera pas ne touchera pas aux causes structurelles du déficit de la sécurité sociale. On sait qu’entre les années 80 et les années 2000, la part de la richesse nationale revenant aux actionnaires est passée en gros de 20% à 35% . Or que l’on sache, les actionnaires de cette époque, et spécialement les gros pouvant se passer de travailler (car qu’est-ce qu’une " action " sinon le droit de vivre sur l’exploitation du travail d’autrui ?), ne mourraient pas de faim ! Il suffit donc (et il est obligatoire !) de ramener (au moins) ce curseur à ce qu’il était dans ces années-là pour non seulement effacer tous les " déficits " actuels de la sécurité sociale, mais en outre disposer d’argent pouvant financer de nouvelles avancées de la civilisation humaine. Bref, il faut obligatoirement moins d’enrichissement des actionnaires, plus d’embauches et de salaires hauts pour ceux qui travaillent, les salariés. Sans oublier que si l’on veut diminuer le déficit de la sécurité sociale par l’autre bout, celui des dépenses, il faut des salariés moins maltraités physiquement et psychiquement, et donc des conditions de travail normales et des assurances sur leur avenir fortes leur permettant de ne pas tomber dans la dépression et la consommation abusive d’anxiolitiques  par exemple. Donc un droit du travail contraignant et des statuts ambitieux, etc… ". D’après une source sûre, à la lecture de ce passage, notre ministre était déjà terriblement blanc (et cela malgré un bronzage hors saison particulièrement saillant). Mais il semblerait que ce qui l’acheva, obligeant à l’hospitaliser d’urgence (et à creuser peut-être un peu plus le déficit de la sécurité sociale !) ce fût le passage suivant : " Et puis osons parler sans détours de la morale et des valeurs qui devraient être naturellement les nôtres. Si le rôle de l’état est bien de faire avancer la conscience sociale des français, alors il n’y a pas photo. Lorsque dans un pays on prend des mesures comme la baisse d’un I.S.F déjà peu contraignant, la descente du " bouclier fiscal " à 50% des revenus de gens déjà très riches et des milliers de fois à l’abri du besoin ( ! ! !) comme nos grands patrons ou certaines de nos vedettes comme Johnny Hallyday (et il serait peut-être temps que nos économistes aient l’imagination d’inventer des indicateurs de l’indécence sociale un peu plus frappant que ceux actuellement connus!), et surtout lorsqu’on promet de baisser dans l’avenir immédiat de quatre points les prélèvements obligatoires dans le financement des " dépenses sociales ", et tout cela lorsque une petite vieille dame périt dans son quartier parce que les médecins du S.A.M.U sont débordés, on fait intentionnellement le choix de laisser mourir ou tomber gravement malades des milliers ou des centaines de milliers de personnes en bas de l’échelle sociale pour en laisser des centaines d’autres à l’autre bout de l’échelle sociale se gaver dans des dépenses matérielles somptueuses ! Il est donc temps que les fonctionnaires de la sécurité sociale retrouvent " un respect agressif et décomplexé de leurs valeurs " et osent appeler un chat un chat. Il en va de notre avenir si nous ne voulons pas connaître une nouvelle révolution française, sachant que l’ancienne s’est produites avec des écarts sociaux bien moins prononcés que ceux d’aujourd’hui! " Inutile de dire que ce fonctionnaire est aujourd’hui introuvable, et que notre ministre veille à ne plus prononcer certains mots….. D’ailleurs, suite à cet incident révélateur, on murmure que de grosses sommes publiques sont désormais investies prioritairement dans des recherches dont l’intitulé est " comment faire pour que les pauvres voient leur pauvreté comme normale "….On murmure aussi que la " gauche " se sent injustement traité dans cette affaire, car elle prétend avoir déjà fait l’essentiel du travail dans ce domaine. Affaire à suivre donc….

Par Goutelle Lionel - Publié dans : politique
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