sources ou cibles

Vendredi 3 juillet 2009
36) LA VRAIE AFFAIRE « VALLS » ESCAMOTÉE ?

Contrairement à ce que beaucoup croient, Emmanuel Valls (qui symbolise à merveille l’aile droite « moderniste et libérale » du P.S, et dont Nicolas Sarkozy aurait dit en privé « il ne me gênerait pas qu’un tel homme me succède, car il est un continuateur naturel de ma politique, comme Tony Blair a été le continuateur et l’approfondisseur naturel de Tatcher ») non seulement ne se serait pas senti « gêné » par ses déclarations enregistrées et publiées à son insu par Direct 8 (et dans lesquelles il affirmait qu’un quartier d’Evry manquait de « blancos ») mais au contraire soulagé : « Cette affaire a fait diversion. Le pire aurait été que l’on remarque avec quel mépris je réponds au bonjours que tente de m’adresser un habitant du quartier au début de la cassette. Il faudra tout faire d’ailleurs pour l’effacer, au moins des mémoires. Certes, la scène ne dure qu’une seconde, mais elle dévoile de façon bien plus flagrante ma condescendance naturelle, pour ne pas dire le mépris naturel que j’ai (malgré moi) pour ces gens-là. Je n’y peux rien et j’en souffre d’ailleurs. Et ce n’est pas par hasard si j’ai épousé une femme travaillant dans la musique « classique », un des monde les plus ségrégatifs socialement parlants. Franchement, je n’ai pas d’attirance pour ces gens et leur mentalité, et ce n’est que par obligation « politique » que je fais semblant de me préoccuper d’eux. Ils sont une étape obligée, même si de façade, pour faire carrière au P.S ». Mais Dieu merci, il y a encore des « amis » d’Emmanuel Valls qui ont gardé un certain sens de l’honneur, et qui n’hésitent plus à vendre la mèche. Du moins à un site satirique qui dit inventer tout ce qu’il publie! Ce qui relativise beaucoup leur « courage », puisque personne ne prendra au sérieux cette affirmation. Mais  on peut toujours revisionner la cassette, si ce fameux début n'a pas été escamoté du moins...(le 3 juillet 2009)



35) SEGOLENE: L'INTELLIGENCE EN ACTION

Les journalistes de Paris Match ont été très étonnés de la plainte de Ségolène Royal concernant la publication en une de leur journal d’une photo la montrant au bras d’un homme d’affaire riche dans un de ces lieux typiques de villégiature des « élites ». Celle si est une habituée (souvent consentante) des premières pages de la presse « people », et de plus elle ne semblait pas particulièrement réticente sur le moment : à preuve la netteté inhabituelle de la photo qui prouve qu’elle n’a pas été prise de loin et « à la volée »,  mais bien de prêt et lentement. Mais que s’est-il donc passer pour qu’elle change d’avis à ce point là? Ce que les journalistes de Paris Match ne savent pas, c’est que Ségolène -dont on connaît les puissantes facultés d’apprentissage de ses erreurs passées- aurait complètement changé d’avis suite à la réflexion ironique d’un serveur de l’hôtel qui lui aurait glissé entre deux plats : « et bien je comprends pourquoi quand vous êtes au gouvernement le partage des richesses ne se fait pas ». Mais qui a dit que nos élites sont à côté de leurs pompes ? (source : «ces géants qui nous gouvernent »).

34) QUAND JACQUES SEGALA SE TRAHIT A SON INSU

En avouant dans son livre une immense admiration pour Kouchner qui aurait simplement aider une vieille femme à traverser la rue  (et au vu du bilan catastrophique de son action politique, sans parler de l’origine trouble de ses revenus indécents, c’est bien là la seule stratégie qui reste à Kouchner pour essayer de se faire passer pour quelqu’un de bien) Jacques Segala ne s’est pas rendu compte qu’il avouait une énormité sur lui même : ce genre de geste humain banal et élémentaire pour beaucoup d’entre nous est pour lui le summum de l’humanité ! Mais à quel degré d’inhumanité faut il être tombé pour voir les choses comme cela ? Mais était-il vraiment besoin d’avoir une preuve de l’inhumanité d’un homme capable de dire « passé cinquante ans, si on a pas une Rolex, on a raté sa vie » ? (source « éthique et vie quotidienne »)



33) REVELATION SUR LA MORT DE BOURDIEU ?


D’après un proche tenant à rester anonyme, la mort de Bourdieu ne serait pas aussi « naturelle » qu’elle en a eu l’air. En effet, désespéré par la montée bien trop lente de l’intelligence humaine (et spécialement de celle de la « gauche théorique » et du milieu dit « intellectuel ») au regard du processus de la destruction de la planête et de l’humanité impulsée par le capitalisme et les « libéraux », celui-ci aurait vite compris  que sa maladie était une chance à saisir pour « ne pas voir ça ». Et il aurait donc pris très consciemment la décision de laisser progresser celle-ci pour se retirer avec « quelques illusions bientôt impossibles à préserver ». Sacré Bourdieu. De l’art d’être heureux en toutes circonstances ! (source « les secrets des grands hommes »)


32) LES « DÉCROISSANTS » OFFICIELLEMENT HONORÉS À DAVOS.


Quel ne fût pas le choc de cette  « décroissante » vivant dans une yourte dans les alpes françaises. En effet, celle ci reçut un courrier dont la teneur était la suivante : « je suis une personne extrêmement riche vivant dans des palaces climatisés, mangeant des mets exotiques importés toute l’année, jouant au golf, et voyageant très souvent dans un airbus personnel (le cas échéant, pour assister ou donner des conférences sur les méfaits du réchauffement climatique d’ailleurs) . Je vous remercie pour votre « sous consommation » énergétique. Je suis bien conscient que des gens comme vous me permettent de consommer l’énergie que vous ne consommez pas à « taux constant » de pollution pour la planète, et donc à perpétuer un peu plus (à tort) l’illusion que mon mode de vie est soutenable pour la planète. Sachez que mon milieu est très conscient de l’immensité du service ainsi rendu, et s’apprête à vous élever une stèle à Davos : « aux décroissants, sans qui nous ne serions ce que nous sommes ». Mais qui a dit que les élites étaient inhumaines ? (source : « le monde est fou »)


31) RESOLUMENT TOURNE VERS L’AVENIR !


On sait que, comme l’a dit Carla Bruni, Nicolas Sarkozy n’est pas un humain comme les autres et que « son cerveau  tourne à une vitesse phénoménale » (au point qu’elle se demandait très sérieusement s’il n’avait pas plusieurs cerveaux). La dernière trouvaille de celui-ci confirme cette hypothèse. Il aurait en effet suggéré à des collaborateurs (subjugués) une stratégie imparable pour « passer à l’as » leurs responsabilités futures  dans la crise écologique évidente qui se profile à l’horizon: « les écologistes « radicaux » (ndlr : d’évidence un pléonasme) qui respectent nos mœurs « démocratiques » (petit rire) sont notre chance à leur insu. S’il advient que la pire des catastrophes écologique est devant nous comme ils le disent, et qu’elle était prévisible, nous pourrons argué, pour éviter d’avoir à rendre compte de nos responsabilités, du fait qu’ils nous ont traité trop poliment et sagement sur le moment, et que donc nous n’avons pas pris conscience du crime que nous étions en train de commettre.  On ne parle pas gentiment et poliment à un tueur. On ne réveille pas les consciences en restant sagement dans le cadre démocratique. Il faut donc absolument conserver des archives de "la gueule ouverte" et du journal "la décroissance", des archives qu'il nous suffira de mettre en regard de leur trop grand respect des règles dites "démocratiques" d’aujourd’hui. Ce sera là la preuve évidente qu’ils savaient et n’ont rien fait de sérieux pour entraver nos conneries ». (source : « ces géants qui nous gouvernent »)





30) La cause principale de la montée des grêves en France enfin identifiée




A la question « qu’est-ce qui vous a fait basculer dans la grêve alors que vous êtes dans une situation économiquement très difficile ? » la réponse de loin la plus fréquente (70% des  grévistes) est « la déclaration de Sarkozy disant que«Désormais en France, quand on fait grève, plus personne ne s’en aperçoit » ».  Devant une contre productivité si manifeste pour l’avancée des idées  « libérales » en France, certains cercles patronaux auraient reconnu « finalement, nos idées avancent bien plus sûrement quand les socialistes sont au pouvoir ». Ils lui auraient d’ailleurs suggéré discrètement d’avoir la « grandeur d’âme » de s’effacer pour mieux laisser triompher la cause « libérale » qu’il prétend incarner, et 
qui d’après eux, ne peut s’imposer en France « qu’en douceur et à  petits pas, dans le dos des français ».Bref, en résumé Ségolène plutôt que Sarkozy, trop « franc » dans son libéralisme! Celui-ci, dont le courage  civique et le désintéressement n’est plus à démontrer, poussera-t-il donc jusqu’à faire « don de sa personne  à la France », du moins celle du M.E.D.E.F  ? à suivre….


29) Une « forte corrélation » découverte  au Parti socialiste

Le parti socialiste ne s’en est pas vanté ! Et pour cause ! Désireux de mieux comprendre le « fonctionnement mental » de ceux qui le représentent et qui parlent en son nom (en l’occurrence, les députés socialistes essentiellement) ils avaient engagé le plus naivement du monde un sociologue chargé de « radiographier le fonctionnement mental des représentants du P.S ». Or, la corrélation la plus évidente que celui-ci ait mis en évidence a de quoi les troubler, pour ne pas dire les choquer (au point d’ailleurs que discrètement ils ont stoppé net cette étude prétextant des ressources  financières insuffisantes) : « plus les socialistes abandonnent les valeurs et les armes traditionnelles de la gauche (nationalisations, impôts sur les riches, interdiction des licenciements financiers,  renforcement du système de retraite par répartition, etc…) et plus  ils proclament accepter les « lois » du marché comme un horizon inévitable, plus lorsqu’ils prennent la parole contre la droite, pour  compenser cette convergence de fait, « ils montent artificiellement et ostentatoirement le ton agressif de leurs discours ». Bref, plus ils n’ont rien à dire, plus le niveau des décibels augmente ! On comprend qu’ils espèrent qu’une telle corrélation scientifiquement observée soit tue. On comprend aussi beaucoup mieux pourquoi Ségolène Royale "sonnait faux" dans les milieux ouvriers lorsqu'elle faisait semblant de "s'énerver" contre Nicolas Sarkzoy.



28) Quand l’état d’Israël tente d’ajuster ses racines à son 
horrible présent


Comprenant vite que la guerre de Gaza risquait de constituer une  monstruosité évidente au regard des valeurs proclamées par certains  textes religieux, et notamment par rapport à la fameuse « loi du  talion », l’état d’Israêl aurait mis discrètement au travail une  équipe de chercheurs et de fins connaisseurs des « textes sacrés ». Objectif assigné : démontrer qu’une telle loi qu’on croit très connue  est en vérité peu connue dans sa vérité originelle. Et surtout,  qu’elle a été fort mal interprétée et bien trop prise au « pied de la  lettre », ou plutôt « sciemment prise au pied d’une mauvaise lettre». Ainsi ces chercheurs ont ils déjà fait remarquer que « sur les  originaux de ces textes, le mauvais état de conservation de ceux-ci  fait qu’on ne sait pas si certaines lettres, et notamment la marque  du pluriel, n’ont pas été (sciemment ?) effacées ». Ainsi le fameux  précepte « œil pour œil, dent pour dent » pourrait bien être dans  l’original « yeux pour œil, dents pour dent », ce qui changerait tout ! Une recherche à suivre de près donc….

P.S comme souvent à notre époque, ce qu’on pourrait prendre pour la  plus « perverse » des caricatures est aujourd’hui très vite rattrapée -pour ne pas dire  même dépassée (au double sens du terme) et battue  en brêche- par la sordide réalité  de notre monde. Ainsi apprend-t-on  en lisant Le Monde Diplomatique de février 2009 dans l’article d’Alain Gresh que « l’ancien grand rabbin séfarade Mordechaï Eliyahu expliquait en 2007 qu’il n’y avait « aucune interdiction morale à tuer de manière indiscriminée des civils durant une éventuelle  offensive contre Gaza visant à arrêter le lancement de roquettes » ».


27) La secrête et vraie raison de la victoire d’Obama.


Beaucoup d’illusions se sont faites autour de l’élection d’Obama. Et notamment celle d’une subite montée du civisme dans la population américaine, en particulier dans l’ancien électorat du président Bush. 
Or la mise au jour d’un communiqué qui à l’origine, devait rester strictement « interne et confidentiel » au parti républicain ruine cette thèse. Il y est en effet écrit en toute lettre « Au vu de  l’état de catastrophe irréversible, tant économique que diplomatique ou écologique, léguée par l’ère Bush, il serait contre productif pour nous sur le moyen terme de gagner ces élections. Par contre en laissant accéder au pouvoir le métis Obama -un modéré dont la modération ne pourra jamais véritablement guérir les maux monstrueux  que nous lui léguons- nous ferons  coup double : D’une part, nous  nous débarrasserons de nos responsabilités, et d’autre part nous démontrerons que l’accession au pouvoir d’un noir ne change rien,  voire aggrave les choses, renforçant ainsi pour très longtemps le racisme larvé des « petits blancs incultes» qui constituent la majorité de notre électorat. Nous avons donc tout à gagner à son élection, et il serait judicieux d'appeler  nos électeurs à voter pour lui. Ainsi nous installerons nous durablement aux manettes de ce pays dans le long terme». De l’art d’apparemment perdre à court terme  pour mieux gagner sur le long terme…



26) Journalisme: quand la caricature devient archive historique.


L’histoire a bien fait rire les  anciens journalistes et les (relatifs) vieux lecteurs du quotidien Le Monde. En effet, lorsque vingt ans en arrière, celui-ci voyait s’affronter deux « camps » sur l’avenir de la ligne éditoriale  à donner au   « quotidien de référence »  pour garder, voir conquérir de nouvelles franges de lecteurs  (en gros, le camp de ceux qui se dénommaient eux même de façon intéressée « les modernisateurs » sous le leadership de Colombani et Edwy Plenel, et qui prônaient une ouverture vers des thèmes de société « plus porteurs » comme par exemple l’engouement pour  la vie des stars, et ceux plus « traditionalistes » qui prônaient au contraire un retour plus rigoureux à ce qui avait toujours fait la « marque d’identité » du journal, à savoir une information plus internationale  et plus « sérieuse »), les « traditionalistes » (dénommés « intégristes » par leurs adversaires de l’époque) avaient produit -histoire de choquer des cerveaux qu’ils espéraient récupérables-  une caricature de leurs adversaires qui avait été violemment ressentie et rejetée comme particulièrement « malhonnête et perverse » par ceux-ci (qui étaient à deux doigts de porter plainte pour « diffamation ») : On y voyait le « nouveau Monde », sponsor d’une émission de chanteurs de variété sur une fausse chaîne de télévision culturelle carburant elle aussi à la pub et aux thèmes d’émissions « porteurs » (sexe, chirurgie esthétique, aménagement de la maison, etc…). Or que voit-on aujourd’hui (début juillet 2008) sur Arte ? Une émission consacré au « phénomène des chanteurs yéyé » sponsorisée par Le Monde. Inutile de dire que cette caricature est comme par hasard aujourd’hui introuvable…Mais la caricature a t’elle vraiment besoin  de tomber dans le domaine public, à une heure ou le domaine public (et particulièrement le monde de la « culture ») tombe dans la caricature ?


25) Marché de la téléponie: honnêteté prohibée!

Un commercial « créatif » engagé par une société de téléphonie particulièrement connue s’était vu assigner l’’(éternel) objectif commercial suivant « vous ferez tout pour donner l’impression au client qu’il sera mieux chez nous que chez nos conccurents… » Prenant au mot cette injonction, celui-ci élabora une campagne de publicité dont le maître mot était « X, le fournisseur qui ne vous ment jamais, même par omission ». Il préconisait que chaque téléphone portable soit accompagné d’une notice particulièrement explicite ou rien n’était dans le flou. Ainsi déjà, en tête de notice, un petit  rappel préalable « aujourd’hui, aucun médecin -non payé directement ou indirectement par un fournisseur de téléphonie- ne prend la responsabilité de dire que le portable est bon ou neutre pour votre santé». Ou encore plus loin « ce téléphone n’affiche pas, même si ce serait techniquement très facile, combien de temps il vous reste dans votre forfait. Ce sera à vous d’aller rechercher cette information vitale, et cela diminuera d’autant votre forfait », ou encore «  sortir de ce contrat sera une chose très difficile, car les informations sont intentionnellement dispersées et écrites en caractères minuscules » etc…Inutile de dire qu’il déclencha un rire (jaune ?) chez ces supérieurs qui se demandèrent l’espace d’un instant s’ils avaient à faire à un fou ou à un suicidaire. Leur réponse ne manqua pas de sel d’ailleurs : « Monsieur, vous ne prenez pas en compte le degré d’accoutumance des consommateurs à la malhonnêteté aujourd’hui. Une telle « brutale honnêteté » les jetterai immanquablement dans l’angoisse et loin d’être attirés, ils seraient méfiants. Sachez aussi qu’on ne peut pas être commercial et honnête, quelque soit le marché dont on s’occupe. Tout l’art du commercial est justement de cacher les informations les plus vitales, à commencer d’ailleurs par le peu d’utilité des produits que nous vendons comparée aux problèmes qu’ils font naître…».



24) Lucidité interdite ?

Un sociologue particulièrement naïf (ou particulièrement provocateur ?) aurait eu l’audace de proposer l’objet d’étude suivant au C.N.R.S, refusé officiellement pour « manque de financement » (ou pour manque de conformité mentale aux poncifs médiatiques sur la délinquance ?) : « les actes de violence dits gratuits sont-ils le fait d’individus qui subissent eux même un taux de violence sociale anormalement élevé ? Il semblerait en effet que spontanément les acteurs (éducateurs, profs, assistantes sociales, policiers, gardiens de prisons, etc…) qui « s’occupent » (ou qui, au vu des moyens qu’on leur donne, sont payés pour faire semblant de s’occuper ?)  de ces  petits délinquants se livrant à des actes de provocation perçus comme « gratuits » aient remarqué presque malgré eux (la plupart tiennent en situation officielle le langage de « la responsabilité individuelle ») certaines constantes dans la trajectoire de ces « délinquants sans raison apparente » (ou interdite d’apparence ?) : une origine sociale basse beaucoup plus fréquente que chez les non délinquants (avec tout ce qui va avec : mal nutrition, mauvaises conditions de vie quant à l’habitat, l’accès à la santé, absence de stimulis culturels dignes de ce nom et enfermement prématuré, avec la télé-réalité, dans un monde fantasmé et inculte, etc..), une fréquence anormale de familles nombreuses et/ou dissociées  (ou des familles dans lesquelles le père occupe une position d’autorité d’office discrédité aux yeux de ses propres enfants par l’exploitation consentante dont il est l’objet dans la société), un taux d’échec scolaire au dessus de la moyenne (avec une fréquence elle-aussi au dessus de la moyenne de jugements très péjoratifs sur leur bulletin scolaire), un taux de chômage bien plus fréquent ou, c’est la même chose à vrai dire,  un taux d’occupation des mauvais jobs anormalement élevé par rapport au reste de la population (absence de conditions de travail normales quant à un salaire décent  et stable, un emploi du temps vivable, etc….)
 Bref, si l’on modélise finement tous ces facteurs et surtout si on a l’intelligence de les « croiser » afin d’apprécier concrètement la charge des facteurs négatifs (car nous connaissons tous des personnes qui résistent à certains de ces facteurs pris isolément et surtout temporairement) ou positifs qui pèsent sur chaque individu, ne risque t’on pas de découvrir de « faux vertueux non délinquants » qui n’ont aucun mérite au vu des conditions sociales dont ils ont bénéficié, et à l’inverse des délinquants bien peu délinquants par rapport à la charge de violence sociale qu’ils ont reçu? ». On comprend bien que les financements n’aient pas suivi dans une société « sarkozyste » ou  règne un président de la république sortant de Neuilly (faux vertueux aux vu des facteurs positifs « pesant » sur lui dans cette nouvelle échelle des valeurs) et professant partout, contre cinquante ans de savoir sociologique, qu’on se fait tout seul (mais peut-être finira-t-il par interdire de raisonner sociologiquement).

(le 3/07/08 une brêve imaginée après avoir feuilleter l’ouvrage « le système des inégalités » de Alain Bihr et Roland Pfefferkon…)




23) LE PREMIER MORT DU SARKZOZISME ?



Il était instit en maternelle. Il enseignait depuis plus de vingt ans. Il faisait l’étude le soir. Pour son malheur, il a été "inspecté" sous Sarkozy. Son inspecteur, lui même sous la pression d’une « culture de la concurrence et du rendement » pourtant en tout point opposée aux valeurs de la devise républicaine, lui a reproché de « voler l’argent du contribuable ». Car  après une journée de travail, cet instit avait le culot de laisser les enfants (âgés au plus de cinq ans!) en paix avec les apprentissages scolaires dans leur forme classique, et de les laisser à leur plaisir de vivre (qui n’excluait d’ailleurs pas des exercices éducatifs !). Un crime impardonnable par les temps qui courent (surtout lorsqu’on sait que comme le dit un théoricien pédagogue connu  «quitte à énerver les profs, il faut leur dire que les élèves apprennent surtout en dehors des cours, parfois quasiment en  réaction contre »).  Et l’inspecteur d’ajouter, pour bien enfoncer le clou et montrer à ces supérieurs qu’il fait le ménage chez les brebis galeuses : « vous n’êtes pas fait pour ce métier »...Le clou a été bien enfoncé, l’instit s’est suicidé. Sans doute, comme le dirait un de ces psychologues aveugles à la violence sociale, un « évènement déclencheur chez une personnalité fragile ». Ce sera bien là le seul "gain" du sarkozysme : nous débarasser des "personnalités fragiles" inaptes à endosser le costume de la lutte de tous contre tous…
(Le 12/06/08 une histoire que j'espère tout droit sortie de mon imagination particulièrement perverse comme chacun sait ,et dont je suis sûr qu'aucune histoire réelle ne peut se rapprocher, même de très loin...)




22) Sa fierté : ne pas ressembler à ça !

Extrait d’un interview d’un relatif vieux chanteur « underground » et « altermondialiste », un peu fauché, mais heureux de ce qu’il fait : « …ce qui me rend le plus fier, c’est de ne pas ressembler à ça, je veux dire  Maxime Le Forestier. Ce mec qui était le symbole de la chanson engagée (avec des attaques un peu faciles, ça aurait dû mettre « la puce à l’oreille » de ses fans ) dans les années 70, est devenu (comme le disait une de ses chansons s’en prenant très agressivement aux « beaufs ») une caricature vivante, la caricature de l’artiste sans conscience sociale, manipulé et manipulateur. C’est d’autant plus choquant que ce type, s’il adoptait un mode de vie  normal, pourrait se contenter de vivre très correctement de ses petits concerts, de ses rentes, loin des compromissions des médias de marché. Il aurait conservé de vrais fans, quasiment des  amis, comme moi. Mais non : il court après le fric et un public facile, il va légitimer la Star Ac, il sert la soupe sur Paris Première à des commentateurs politiques qui passent leur temps à flinguer les mouvements sociaux, et qu’il aurait attaqué étant jeune, sans parler des animateurs télé merde…C’est pathétique à vrai dire. S’en rend-t-il compte ? Ma plus grande fierté est de ne pas ressembler à ça. C’est de cette façon là que Maxime Le Forestier m’aide à vivre à son insu….
(extrait de la revue « l'état de la chanson»)




21) METAPHYSIQUE DU SUCCES DES GRANDS CONS

« …Les cons, spécialement lorsqu’ils sont grands, ont un grand avantage sur le reste de l’humanité. Ils n’aperçoivent pas l’immense degré de leur connerie, puisque pour l’apercevoir, il faut avoir ce minimum d’intelligence et de clairvoyance dont ils sont dénués. Ils ne souffrent donc pas de leur propre connerie et l’affichent fièrement. A la limite, plus un con est con, moins il souffre de sa connerie, et plus il l’affiche fièrement. On reconnaît le grand con au degré de connerie qu’il se permet d’afficher dans ses comportements (imaginez par exemple un président de la république disant « les caisses sont vides, il faut baisser vos retraitres » au peuple, et augmentant dans le même temps dans des proportions indécentes les revenus de gens déjà très à l’abri du besoin, dont lui même. Dans un pays ou l’honneteté serait la norme, il serait immédiatement démis de ses fonctions, voire poursuivi en justice pour "crime social grave"…)
Il en est de même pour les gens méchants (et d’ailleurs les grands cons sont souvent aussi de grands méchants). Plus quelqu’un est méchant et inhumain, moins il aperçoit son inhumanité, puisque pour l’apercevoir il faut justement être humain, une qualité dont il s’éloigne chaque seconde un peu plus en cultivant ses réactions inhumaines  (par exemple en demandant  à sa police  un quota de gens à expulser). Les gens inhumains ne souffrent pas de leur inhumanité, et comme les cons affichent fièrement leur connerie, ils affichent fièrement une inhumanité qui ne les atteint pas. Ils perdent la notion de l’honneur personnel et n’ont plus honte de rien. Ils s’accoutument, et accoutument la majorité de la population à leur inhumanité (c’est ce qui fait qu’on peut craindre que l’expulsion des sans papiers ne soit  que le premier palier de raisonnements racistes qui vont aller crescendo).
C’est ce qui explique que, dans les sociétés à dominante médiatique (où ce qui compte, ce n’est plus d’avoir raison ou tort, ou de se montrer plus humains que son adversaire, mais d’afficher une certitude et une fierté de soi à toute épreuve) les gens intelligents et humains partent d’avance battus contre les grands cons méchants. Ils ne les atteignent jamais, ni en passant par la raison (économique ou autre), ni en passant par la sensibilité. Le grand con inhumain est invincible…Vous venez de comprendre les raisons du succès de Tatcher, Reagan, Berlusconi, Bush, et aujourd’hui Sarkozy. Et, nul doute qu’ils auront des descendants encore plus caricaturaux, puisqu’il  ont réussi à nous faire franchir un cap dans l’acceptation de la connerie et de l’inhumanité comme des  valeurs  acceptables, cap qui en appellera sans doutes un nouveau…»
(extrait de la revue « la métaphysique pour tous »)



20)
CHRISTINE BRAVO, SINCERE ET COURAGEUSE JUSQU’AU BOUT.


Les gens du site ACRIMED  pensaient sans doutes avoir fait honte à Christine Bravo en rendant public et en analysant la violence de ses propos contre les grévistes étudiants bloquant les facultés pour faire abollir le projet de loi dit « Pécresse » (qui sou prétexte « d’autonomie » et de « liberté » des universités, risque fort de signer l’arrêt de mort des petites universités, mais aussi du droit des étudiants d’origine populaires d’accéder à une culture dite faussement « gratuite »). Mais cohérente et courageuse jusqu’au bout, celle-ci n’a pas eu peur de déclarer : « Non seulement j’assume complètement mes propos, mais j’ose le dire jusqu’au bout : qu’on dérange de quelques mois ou d’un an la scolarité des actuels étudiants (dont mes propres enfants  je vous le rappelle !), tout cela pour préserver ce droit pour d’hypothétiques étudiants futurs et spécialement ceux d’origine populaire, je trouve cela totalement anachronique et anormal . En temps de crise, l’Etat n’a plus les moyens d’assurer les mêmes droit pour tout le monde, et par la force des choses, ce sont les plus pauvres qui dégustent les premiers. On n’y peut rien, les études et l’accès au savoir vont devenir un luxe. C’est la loi des marchés, qui sont la source des richesses, et il est totalement incivique et improductif de s’opposer à elle. Il faut apprendre aux pauvres à s’y plier, plutôt que de s’investir dans des combats perdus d’avance. Certes, on peut organiser des matchs de foot contre la pauvreté comme Zidane, ou faire des concerts de charité comme les enfoirés, mais en aucun cas, il ne faut combattre la pauvreté par la redistribution des richesses et par des droits accordés aux pauvres, dont celui (ahurissant quand même en temps de crise !) d’une université ouverte à tout le monde et non payante ! D’ailleurs pour dire les choses jusqu’au bout, il serait peut-être temps d’inscrire dans la constitution la résignation à la pauvreté comme une obligation civique. On ferait l’économie de beaucoup de malentendus et les pauvres y trouveraient une source de stabilité psychologique qui manquent tant à leur bonheur» (source : « apparté dans la jet set » du 21/11/07).




19) QUAND DIEU PLEURE, ET NE PEUT PLUS SE REGARDER DANS LA GLACE


« Tu me dis que les humains, et spécialement les classes moyennes et bourgeoises occidentales – (dont certains font encore semblant d’aller à la messe)- sont des gens biens ? Alors je te propose un petit test très simple pour le vérifier. Imagine qu’à tes « gens biens » nous leur imposons l’épreuve suivante, à la solution évidente et peu coûteuse. Nous faisons dépendre l’avenir de l’humanité (et même de leurs propres enfants !)  de leur capacité -non pas de parler pour afficher des valeurs fictives (un exercice dans lequel ils excellent), mais  d’abandonner des activités de loisir très secondaires pour leur survie, et très coûteuses en pollution  et en destruction pour la planète (jouer au golf, faire des voyages en avions par loisir, etc….) Je te prends le pari qu’ils sont capables de refuser ce petit effort, cette inaction simple, et qu’ils préfèreront prendre le risque de foutre en l’air la vie de l’humanité  plutôt que de renoncer à ces choses  secondaires. Bref, qu’on n’interdira pas le golf, les courses de formule un,   les vols touristiques en avion, les palaces climatisés, etc… pour sauver les ours blancs ou les populations du tiers monde» C’est ainsi que dans les années quatre vingt dix le Diable provoqua Dieu, qui, fort en colère que l’on  ose penser cela de nous (ses propres créations!), accepta sans sourciller un pari qu’il pensait gagné d’avance, tant il avait confiance en nous....
On dit que depuis, il pleure, et ne peut plus se regarder dans la glace…Mais nous n’avons pas renoncé à le rendre heureux. Ne suffit-il pas d'éliminer la glace?
(Le 9/11/07, après l'audition de l'émission "c'est dans l'air" hallucinante d'inhumanité non avouée);


 18) LES  OURS  EN PELUCHE BLANCS INTERDITS


18) « Afin de ne pas traumatiser des enfants en jeune âge en leur exposant trop brutalement le degré d’inhumanité de notre société, qui a préféré laisser certaines catégories sociales relativement favorisées continuer à se payer des vacances en avion à l’autre bout du monde plutôt que de faire de la survie des ours blancs sur cette planète une priorité (sans parler des populations du "tiers monde" que nous avons déjà condamné), il serait bon de faire disparaître toutes les photos de ceux-ci des livres de contes ou des livres scolaires prochainement édités, comme de la production des ours en peluche . Ce serait là une manière judicieuse  de faire l’économie d’un traumatisme hautement prévisible ». Conseil donné par « l’Association des Psychologues pour un Développement Harmonieux  du Jeune Enfant » lors du colloque « passer enfin à l’acte citoyen».


17) LE RUGBYMAN ET LA RESISTANCE

Un rugbyman a ainsi raconté l’évolution de son état psychologique lorsqu’on lui a lu la lettre de Guy Mocquet avant le match contre l’Argentine en ouverture de la coupe du monde de rugby. « Cette lettre m’a enlevé toute force et m’a frappé d’une honte indicible. Comment osait-on me demander de m’identifier à quelqu’un qui, à l’inverse de moi, désobéissait publiquement à l’état pour affirmer ses valeurs ? qui mettait sa vie en jeu pour respecter ses valeurs ? Moi qui avait derrière moi tout un état justement en train d’expulser les sans papiers, en train de détruire la sécurité sociale pour laquelle s’était battu Guy Mocquet, moi qui à travers le sponsoring ai abdiqué tout honneur en face de l’invasion des valeurs commerciales dans le sport avec toutes les dérives afférentes l’apolitisme forcené, le dopage ?….J’étais devenu l’exact opposé de ce résistant , et j’avoue que la comparaison m’a frappé de façon imprévue….Je me suis dit l’instant de quelques secondes : Mon Dieu, que sommes nous devenus ? Et j'en ai pleuré».




Par Goutelle Lionel - Publié dans : politique
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Jeudi 30 avril 2009


POURQUOI LES LUTTES NE MARCHENT PLUS, ET CE QU’IL FAUDRAIT FAIRE POUR QU’ELLES REDEVIENNENT EFFICACES.

1) Analyse sommaire du rituel de la grève stérile et usante, qui fait le jeu de l’adversaire.

L’aveu commence à (enfin !) timidement pointer son nez : Les luttes (et notamment les grèves), de la façon dont elles sont conduites aujourd’hui ne marchent plus (voir par exemple l’article de Patrick Mignard sur le site « Altermonde », mais aussi le plan B d’avril-mai 2009, p.9 : « tant qu’elles ne les menaçaient pas directement, la casse des services publics laissait les universitaires indifférents. A présent que leurs avantages sont en danger, ils dégainent leurs sabres en bois ». Mais peut-être le plan B a t-il la dent un peu dure avec les chercheurs: Après tout les autres « secteurs » quels qu’ils soient, le Public en général quand le Privé était attaqué sur les retraites par Balladur en 93, la S.N.C.F ou La Poste, quand France Télécom était privatisé avant eux, l’Education Nationale ou l’Hôpital quand la S.N.C.F  et la Poste étaient privatisées à leur tour avant eux (etc…) ont-ils réagi différemment ? D’évidence, non ! Tous, nous avons été victimes de cette vieille façon de se « battre »  mortifère et condamné à l’échec d’avance -qu’avait pourtant déjà lumineusement analysé Bourdieu en 98 dans « contre feux » !-  qui consiste à attendre  que le « loup libéral », après s’être occupé des autres pays de la « bergerie Europe », puis de  la « bergerie du privé » en France en 93, puis de la « bergerie France Télécom », puis de la « bergerie Poste », etc…vienne nous attaquer dans notre propre pays, dans notre propre secteur (privé ou public), dans notre sous secteur du public (l’éducation nationale) puis dans notre sous secteur de notre secteur public (la maternelle ou la recherche), bref dans notre propre bergerie,  pour « réagir »). Il faut insister là où ça fait mal, et mettre en lumière l’imbécillité (à peine implicite) de cette façon de « se battre », ou plutôt de faire semblant de se battre (et qui entre nous, doit bien faire rire le « loup libéral », tant elle atteint des limites caricaturales. On comprend que monsieur Fillon ait « remercié » monsieur Thibaut en 2003 pour son « sens des responsabilités » en ne poussant pas à la grève générale. Très mauvais signe en matière de lutte sociale quand le « loup libéral » salue la courtoisie de la réaction du mouton qu’il va croquer).
 Ainsi dans un océan de libéralisme et de violence sociale que constituerait le « marché libre » et les trois quarts (ou plus) de la société,  il serait acceptable et vivable de laisser survivre une île de « service public » en paix (l’école ? la recherche ? la santé ?) ? Ainsi, la grande majorité des gens qui subiraient la violence sociale sur le marché et dans leur entreprise souhaiteraient voir un endroit dans cette société où d’autres échapperaient à cette loi ? Ainsi, avec une grève, un mouvement social dans un seul sous-secteur local, ou dans une seule entreprise, on serait capable avec ses petits muscles à soi de mettre tout seul à bas un ennemi qui a déjà avalé les trois quarts du reste de la société ? Ainsi, le loup libéral qui perdrait aujourd’hui devant une grève locale dans un sous secteur local (et où, pour le battre, il aura fallut dépenser des tonnes d’énergie et de  ressources financières qui manqueront demain !) ne reviendrait pas demain à la charge avec une nouvelle « réforme » à peine différente, en sachant que le travail d’usure de ces luttes de défense dos au mur  pour sauver un mince « acquis » local  ont laissé la résistance exsangue (Darcos venant cueillir les profs en 2008 après le travail d’usure de Raffarin en 2003)? etc, etc…Tous ces raisonnements implicites, qu’on n’a même pas le courage de prononcer, font évidemment rire (ou pleurer) intérieurement. Et on n’en finirait pas d’énumérer combien cette façon de « lutter » est devenu, même et peut être surtout en temps de crise, un folklore stérile d’accompagnement des « réformes libérales » vaincu d’avance dans son principe même.
Typique à cet égard la grève perlée du métro à Marseille qui a eu lieu (a t’elle gagné ?). Si au mieux, on se dit « tant mieux si elle gagne », la majorité s’en foutait et, à tort ou à raison, ne se sentait pas concernée. Ceux qui l’ont mené d’ailleurs ont tellement implicitement compris cela qu’ils ne viennent plus au devant de vous vous expliquer leur grève (très mauvais signe aussi lorsque les grévistes se recroquevillent sur eux même entre convaincus ! fusse derrière un gros ballon syndical visible à cinq cent mètres à la ronde ! On se demande même parfois si plus la colère est impuissante, plus le ballon -qui au lieu d’intelligemment utiliser une grande surface pour afficher des arguments frappants en faveur de  la grève visibles de loin, se contente d’afficher bien plus souvent une pub incomprise pour une organisation syndicale impuissante qui gagnerait peut être à se reconvertir en club de randonnée urbaine- sera gros). Ils savent que vous même vous avez 90% de chance d’être dans la merde dans votre travail (ou mieux : dans votre chômage ou votre retraite) et que vous ne voyez pas trop bien pourquoi il faudrait se battre en particulier pour la R.T.M (ou la recherche, ou la poste, ou l’éducation, etc…), alors qu’il y a belle lurette que vous même vous êtes déjà faits laminés par le loup libéral. Et que cela n’a semblé dérangé personne sur le moment, puisque dans ce pays et dans notre tradition syndicale, on ne fait grève que lorsqu’on est attaqué soit même dans son propre secteur, et que le loup libéral prend bien soin d’attaquer depuis trente ans les « acquis » sociaux pays après pays, secteurs après secteurs, bergerie après bergerie, petit pas après  petit pas s’il le faut (on est loin de l’attitude  préconisée à peine implicitement par Bourdieu et d’autres en 98 consistant à d’abord ne pas se faire d’illusion sur la sauvagerie évidente du loup libéral qui n’ira que crescendo au fur et à mesure de ses succès, puis à anticiper et aller au devant du combat douloureux et violent qu’il faudra mener contre lui pour le domestiquer définitivement et efficacement. Et celà en appelant non pas à attendre d’être touchés pour réagir, mais on contraire à aller au devant et à embrayer avec  des luttes d’apparence, mais d’apparence seulement, lointaines géographiquement et socialement des nôtres. L’échelle européenne semblant alors à Bourdieu le « pallier minimum » auquel il faut raisonner pour avoir quelques chances de triompher. Une affirmation peut être contestable, en s’appuyant notamment sur les analyses plus récentes de Lordon qui semble démontrer qu’une marge de manœuvre nationale non négligeable en matière de justice sociale  est possible). Mais trêve de « lamentations » sur ce secret de polichinelle . Que devraient être ces nouvelles façons de lutter qu’il nous faut inventer ?

Pour des grèves concernant  tout le monde, et installant des principes irréversibles partout.

N’en déplaise aux apparatchiks et aux fétichistes de la lutte sociale et des grèves, qui donnent souvent l’apparence de prendre leur plaisir à passer leur vie dans le « mouvement social », fût-il « stérile », la plupart d’entre nous n’ont ni l’envie ni surtout les moyens matériels de passer leur vie dans des luttes locales condamnées d’avance à l’échec par leur façon de prendre le problème à l’envers et par le petit bout de la lorgnette.
 En effet, lorsque l’on sait que ses propres troupes ont peu de moyens matériels de le combattre, et d’autre part que le « loup libéral » va re-attaquer dès demain sous une forme à peine différente –faute d’avoir réussi à rendre hors la loi le principe de ses attaques- la moindre des attitudes intelligente consisterait à se dire « que puis je faire dans de telles conditions  pour donner quelques chances à mon camp de remporter la partie, ou en tout cas de marquer des points décisifs et  irréversibles? »
Quand on a peu de moyens (matériels) de faire grève, et que votre adversaire passe (et passera) son temps à diminuer vos ressources matérielles sous un prétexte fallacieux (celui du coût trop élevé du travail ou de l’état social), on ne fait pas grève pour réclamer une « augmentation de salaire » (dès demain battue en brèche soit directement par un licenciement, soit indirectement par la diminution des remboursement médicaux, la baisse de votre retraite , l’augmentation du coût de l’électricité privatisée, ect…), mais on met toutes se maigres forces à rendre illicite le principe foireux au nom duquel il mène ses attaques. Or qu’est-ce qui unit toutes les luttes, qu’elles soient du privé ou du public, sinon d’abord la redistribution inégalitaire des richesses entre le capital (les actionnaires) et le travail (les salariés) ? François Ruffin, il est vrai « tempéré » par Lordon (qui lui pense réalisable de gagner cinq points de P.I.B) rappelle que depuis 25 ans, les salariés ont perdu 8 points de P.I.B dans la redistribution des richesses au profit des actionnaires. Lordon, encore lui, a imaginé un « impôt dissuasif » (le S.L.A.M) décourageant l’exploitation des salariés par les actionnaires (et invalide au passage le chantage des actionnaires consistant à dire  « si vous nous imposez trop, nous partirons ». Il faut savoir  que « tout compris », les actionnaires financent très peu l’économie par rapport à ce qu’ils lui prennent. S’ils partaient tous, hypothèse déjà extrémiste car beaucoup d’actionnaires ne retrouveraient pas ailleurs de quoi faire des affaires et le savent, la légère baisse du P.I.B qui en résulterait serait largement compensée par la redistribution des richesses, en particulier bien évidemment pour les classes populaires encore majoritaires en France). Le jour ou les pseudos syndicats puissants (ou les employés de la R.T.M,etc…)  lanceront une grève, fût elle risible et déstabilisatrice dans un premier temps (car on ne change pas des habitudes mentales, fussent-elles stériles de façon criante, comme cela), pour demander pour tous l’instauration du S.L.A.M en France, ou un écart des salaires de 1 à 6 partout entre salariés (ce qui est déjà monstrueux à vrai dire!), bref des luttes imposant des principes irréversibles dans tous les secteurs, alors peut être feront-ils progresser la conscience sociale du mouvement. Et peut être trouveraient-ils en face d’eux des gens qui finiraient par se dire «pour une fois, cette grève n’est pas seulement la leur, mais aussi la mienne. Elle pourrait changer ma vie de façon irréversible… ».


(Lionel Goutelle, instit à Marseille, ayant servi de « chair à grève » pendant 3 mois en 2003, pour voir au final les  appareils syndicaux, et notamment la C.G.T, « lancer une pétition » ! rire, mais pas exactement le même que celui de Fillon à l’époque)
 


Par Goutelle Lionel - Publié dans : politique
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Mardi 23 décembre 2008
Par Goutelle Lionel
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Mardi 23 décembre 2008
(Attention: ceci n'est pas un faux inventé par "le citoyen déchainé". Il n'aurait jamais osé aller si loin dans l'infâme...)

La scène s’est passée sur une plage italienne, fin 2008, sous Berlusconi, à qui Sarkozy serre la main comme à une personne normale chaque fois qu’il le croise dans les réunions européennes. Un reportage de F.R.3 nous montre, au milieu des baigneurs qui font comme si de rien n’était, deux cadavres d’enfants recouverts d’un drap. Un policier appelle (contre son gré ? parce qu’il y a la caméra ?) les autorités pour venir faire le constat et « l’enquête ». Est-elle nécessaire d’ailleurs? Vu le climat « légal » qui règne actuellement en Italie concernant les opinions racistes (il faut écouter les émissions de Daniel Mermet : « l’Italie, le laboratoire du pire »), on sait déjà que les deux enfants (tziganes ou en tout cas « étrangers ») ont été assassinés par des gens d’extrême droite. D’ailleurs, on a vu dans d’autres reportages que les vieux fascistes admirateurs de Mussolini n’hésitent plus à sortir tranquillement leurs vieux costumes noirs de sinistre mémoire lors de cérémonie officielle dans les rues.Mais revenons à notre scène hallucinante :  aucun des baigneurs ne veut montrer une émotion ou une indignation. Bien au contraire, c’est comme s’ils mettaient toute leur fierté à faire comme s’ils ne voyaient rien. Comme s’ils montraient ostentatoirement qu’ils  font exprès de ne rien voir.Un déni d’existence,comme on ignorait sous Hitler les juifs qui se faisaient bastonner en pleine rue. Peut-être y a t’il parmi eux des gens comme vous et moi qui ne sont pas d’accord ( ?) Mais s’ils existent, ils se la ferment, et ils ont peur !!! Parce qu’ils anticipent au fond de leurs tripes (sans doute à tort, c’est maintenant qu’il faut l’ouvrir, plus tard ce sera impossible) que les jeux sont faits :  l’opinion fasciste est là, elle est tolérée par les autorités,  et elle fait la loi (au fait, qu’est devenu cet homme politique italien qui avait déclaré très publiquement que l’équipe de France de football n’était composé que de … ? a t’il été déchu de toutes ses fonctions ? Les autorités européennes ont-elles exiger que l’Italie le destitue ? Ah oui, on lui aurait fait une réprimande verbale ! quel courage ! quel engagement dans la luttre contre le racisme ! rire) Peut-on espérer que ce n’est là qu’un incident mineur qui ne se reproduira pas ? Il y a fort à parier que non. A quatre vingt dix pour cent, les jeux sont faits et sont déjà lisibles dans cette scène. Quand la barbarie s’affiche ainsi et qu’elle a testé le non répondant de ses pseudos « adversaires », elle va plus loin dans l’intimidation….Et ce n’est qu’une question de temps pour qu’elle arrive aux plus hautes sphères de l’Etat…La machine est en route, et nous le savons…
Que pouvons nous y faire ? Exiger par exemple que Nicolas Sarkozy ne serre plus la main de Berlusconi tant qu’il n’a pas mis en prison tous les gens qui ont participé, activement ou passivement, à cette scène….Et surtout, ne nous faisons pas d’illusion. Ce n’est pas en reculant l’affrontement avec ces gens que nous l’éviterons. Par conte en le reculant, nous aurons moins de chance de le gagner car le temps joue pour eux et ils le savent…tic tac, tic tac…notre monde est bien une bombe à retardement. Et si on la désamorçait plutôt que d’attendre qu’elle explose ?

Par Goutelle Lionel
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Lundi 3 novembre 2008
Toutes les fables détournées de La Fontaine sont (enfin! ) regroupées sur un site qui leur est  intégralement consacré: La Fontaine, toujours aussi (im)pertinent. (à taper dans le moteur google, ou alors aller à l'adresse   http://goutelle.over-blog.org/ .) Elles sont classées par thème (écologie, économie, etc...). N'hésitez pas à explorer les archives aussi...
Par Goutelle Lionel - Publié dans : politique
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Dimanche 2 novembre 2008




Aujourd’hui samedi 25 octotbre 2008, aux environs de midi ( ?) sur la canebière à Marseille. Je marche en étant plongé dans l’ouvrage de Frédéric Lordon « Jusqu’à quand ? Pour en finir avec les crises financières », ouvrage indispensable pour tout humain pas encore résigné à voir  la connerie et l’injustice diriger ce monde (et surtout pas sans lien, même si indirect et détourné, avec la scène que je vais voir. Je m’en expliquerai plus tard). En arrivant au croisement de la rue Saint Féréol et de la Canebière, un des endroits toujours les plus denses de la ville, je lève la tête, et là d’instinct je comprends qu’il se passe un truc qui sort de l’ordinaire. Tous les regards des passants (une cinquantaine à vu d’œil) sont braqués sur un mini face à face (à la manière des catcheurs se toisant de  près les yeux dans les yeux avant un match qui s’annonce terrible) entre trois adolescents blacks au look de banlieue prononcé ( vêtement de sport blanc de marque dans le vent, bijoux en or), et un homme blanc, la cinquantaine, crâne rasé, blouson  « skinhead », mais cravate et chemise dessous, plutôt râblé et musclé (plus tard je me dirai qu’il serait au front national que ce ne serait pas une surprise). La violence de l’échange est quasiment palpable. Le face à face dure quelques secondes. Le plus costaud des trois blacks a visiblement envie d’en découdre. Et le gars le fixe les yeux dans les yeux comme s’il n’attendait que ça, en tout cas en lui montrant « qu’il en a » et qu’il ne craint rien (un parachutiste à la retraite ?). Mais les deux copains du black costaud, intelligemment, arrivent tant bien que mal à l’extirper de ce face à face tout prêt de dégénérer. Et pendant un court instant, les protagonistes semblent s’écarter dos à dos et l’incident prendre une fin heureuse inespérée. Or voilà qu’au moment ou la tension semble tomber,  le blanc lance, en faisant mine de s’écarter (mais il se retournera très vite car d’après moi, il savait très bien la réaction qu’il allait provoquer et il avait envie que ça dégénère) un tonitruant et sonore « gros taré va ! ». Evidemment, à ce moment là, le costaud black « pète les plombs » et, se retournant, se rue sur le gars. Ses deux copains essaient bien une nouvelle fois de le saisir, mais il est trop fort, et il les écarte facilement (moi même, ne sachant pas trop quoi faire, je tend machinalement le bras pour l’empêcher d’aller sur lui. Mais la force de sa colère emporte tout). L’autre gars se retourne et ils en viennent très vite aux mains. Naturellement, en deux secondes, le jeune black lui met un crochet démentiel et envoie l’autre valdinguer à deux mètres. Devant la réaction qui s’esquisse de la foule, les jeunes blacks prennent leurs jambes à leur cou, et s’enfoncent loin dans la rue saint Féréol, très fréquentée. Le gars qui a pris la pêche se relève. A priori, il n’a pas l’air spécialement touché au regard de l’énorme coup qu’il a reçu (jamais vu de ma vie, sauf au cinéma, un cou de poing comme cela. Et pourtant je vis à Marseille depuis trente cinq ans pour ceux qui pensent que Marseille est coutumier du fait). Il se lève assez tranquillement (sa tranquillité est étonnante, comme s’il avait l’habitude d’être souvent dans la gueule du loup, ce qui me fait penser que ce gars en a vu bien d’autres pour être si serein dans ce genre de circonstances. Ou alors il feint le calme pour ne pas perdre la face) et avec un autre gars de même apparence que lui semble-t-il, et que je découvre à ce moment-là, ils se dirigent tout deux vers sa voiture que je découvre aussi à ce moment là. Elle est garée sur la voie unique de la canebière depuis qu’on a réduit la circulation automobile à un tout petit passage. Les portes sont grandes ouvertes des deux côtés, et la voiture est immobilisée là, sur le passage piétons, entravant  la circulation des autres voitures derrière. Cependant, aucune voiture derrière ne klaxonne, comme si tout le monde comprenait instinctivement qu’il valait mieux ne pas se mettre ce genre de personnes à dos (ou alors se faisant spectateurs du match ?). Celui qui a reçu le coup  va donc vers sa voiture et semble se baisser pour prendre quelque chose dans la boite à gants. Et là j’entends un spectateur qui regarde la scène dire « il va prendre un flingue tu vas voir ». Le gars se relève. Ce n’est pas un flingue qu’il a la main, mais semble-t-il un couteau qui se plie. Il fait quelques pas comme s’il allait entreprendre de rechercher son compagnon de lutte. Mais comprenant qu’ils sont déjà loin, il revient très tranquillement dans sa voiture (j’avoue que son calme a quelque chose d’inquiétant pour moi. Ce « mec » me fait froid dans le dos) et s’en va.
Fin de la scène, qui malgré les apparences a pris tout au plus une minute tout compris.Je regarde interloqué les autres, et un peu tremblant. J'aurai envie de parler. Avec tout le monde. Les spectateurs (dont moi), qui auraient pu ou dû ( ?) intervenir plus franchement peut-être (il suffit parfois d’une personne courageuse qui se mette en avant pour que les autres suivent) Avoir la version du « mec » à l’allure ultra masculine et  si follement « courageux », à défaut d’être intelligent ( ?), et bien évidemment, celle des « blacks » aussi. Mais je suis sous le choc, et tout le monde se disperse très vite tant on aime pas voir ce genre de scènes….
 Et pourtant, il n’est pas difficile d’imaginer le genre de scénario qu’a pu suivre un tel incident, même si ce n’est qu’une hypothèse. Hypothèse au demeurant confirmée par la position de la voiture à l’arrêt en plein milieu du passage piéton. C’était aux voitures de passer en théorie, et les jeunes se sont permis de brûler la politesse à celles-ci, provoquant l’énervement du conducteur. Et cela a dégénéré. C’est un incident relativement fréquent à Marseille, et particulièrement à cet endroit. Même si bien souvent Dieu merci, il ne prend pas cette tournure extrême.  (a-t-elle freiné brutalement, auquel cas la colère du « blanc » est particulièrement légitime ? Quoi que si on connaît Marseille, et surtout si on respecte le code de la route, on ne doit pas rouler  vite à cet endroit auquel cas il est aussi  en tort ? Et comment a-t-il exprimé sa colère ? A t’il simplement klaxonné? dit « gros con » ?  ou « gros taré », ou pire « sale arabe »  -alors qu’on ne dit jamais sale français quand il s’agit d’un européen- ? Comment le black a t’il réagi ? A t’il menacé celui qui s’était permis légitimement de klaxonner, lui a-t-il fait un « doigt d’honneur », jetant de l’huile sur le feu ? Bien sûr il y a là dix mille modalités possibles que je n’ai pas vu et qui sont évidemment cruciales dans l’interprétation de l’incident. L’occasion de découvrir au passage qu’il nous manque peut-être une « sociologie des incidents de rue » un peu fine, à la croisée de Goffman et Stéphane Beaud). Il est en effet fréquent à Marseille, mais aussi dans d’autres grandes villes connaissant un « sous prolétariat » nombreux de voir des gamins souvent originaires des « quartiers défavorisés » traverser sans crier gare les rues quand c’est aux voitures de passer (ainsi cet incident me rappelle-t-il la réflexion de Loïc Wacquant traversant en voiture les rues du ghetto de Chicago et étonné du fait que les gamins du coin mettent si facilement leur vie en jeu en traversant à n’importe quel moment et intempestivement les rues quand les voiture passent. Mais  ce qui le choquait lui, c’était le fait que pour ces gamins, leur vie ne semblait pas avoir de valeur, et non pas le fait qu’on lui passe devant. Une question de sensibilité donc aussi).
Cet incident pose un tas de questions politiques et sociologiques intéressantes, qui méritent réflexion. J’en esquisserai quelques unes ici, parmi tant d’autres possibles bien sûr…
Première « auto » observation. Les gamins des banlieues des quartiers nord de Marseille (en majorité des enfants de sous-prolétaires originaires du Maghreb ?) sont-ils plus « inciviques » que la majorité d’entre "nous" (en majorité des classes moyennes ou supérieures, parmi lesquelles il arrive parfois qu’il y ait aussi des gens d’origine maghrébine)? Pas si sûr que ça malgré les apparences. Ça mériterait une comptabilité sociologique fine peut-être démystificatrice. Pour prendre mon propre exemple, il m’arrive relativement fréquemment, comme tout un chacun ( ?) lorsqu’il est pressé par exemple (ou qu’il perçoit qu’il a le temps), de traverser la route quand ce n’est pas à moi de le faire. Si je comprends qu’on me klaxonne si j’exagère un peu trop (en obligeant à un ralentissement brutal par exemple), je supporterai assez mal je pense qu’on me traite de « gros taré », ou pire de « sale européen »…Mais cette dernière hypothèse n’existe pas. On n’a « naturellement » pas la « justice » symétrique (et il faudrait peut-être l’introduire pour secouer les cerveaux conformistes inconscients de leur injustice) de dire « sale européen » à un « blanc » lorsqu’il se montre « incivique », alors que cette réaction consistant à se référer à la couleur de peau existe encore bien trop dans le cas d’un ado d’origine maghrébine (ou à fortiori noir), pourtant  aussi français que vous et moi. Je pense donc qu’un simple «comptage » remettrait les pendules à l’heure. Les gamins des quartiers nord ne sont peut-être pas aussi inciviques qu’on le pense.
Ceci dit, si l’on relativise par le comptage leur « incivisme » (à la manière de Laurent Mucchieli relativisant l’accusation de viols plus fréquents dans les cités que dans les autres milieux sociaux par exemple), je pense qu’on ne serait pas pour autant au bout du problème. Démontrer que les enfants des quartiers nords ne sont pas aussi inciviques qu’on le dit et s’arrêter à ce constat serait une autre manière de se montrer injuste envers eux dans l’interprétation (ou plutôt la non-interprétation) de leurs comportements. J’ai déjà cité plus haut Loic Wacquant se faisant la réflexion spontanée que les gamins des quartiers pauvres des états unis semblent jouer plus facilement avec leur vie que les gamins des quartiers plus « classe » . On pourrait citer également Stéphane Beaud observant quelque part  que dans les banlieues de Sochaux (mais on pourrait faire la même observation sur certaines lignes à Marseille), les jeunes qui prenaient le bus avaient tendance à s’assembler à l’arrière du bus, endroit vers lequel  les (petits ?) blancs qui prennent le bus   n’osaient plus se diriger pour rester plutôt au milieu ou à l’avant (surtout lorsqu’ils sont plus vieux). Et il n’est pas rare qu’ils fassent plus de bruit, voire qu’ils chahutent avec une finalité qui nous échappe  à priori (est-ce si difficile d’être respectueux ? Etions nous comme ça jeunes, et vieillissons nous si mal?)  De même on peut citer Bourdieu, observant dans « leçon sur la leçon » la « violence désespérée de ces adolescents qui cherchent dans l’action réduite à l’infraction un moyen d’accéder à une forme reconnue d’existence sociale » (P 53, c’est moi qui souligne).
 Bref, s’ils ne sont peut-être pas aussi inciviques qu’on le dit, ils ont une façon de l’être qui leur est socialement particulière, qui cherche à signifier quelque chose. Ainsi autre exemple, ils s’assemblent parfois à l’embouchure des métros, juchés sur les balustrades de ceux-ci,  et obligeant les gens qui passent à se frayer un passage au milieu d’eux. Comme pour obliger  à remarquer qu’ils existent. Ils battent aussi le pavé à des endroits bien précis de la ville (ainsi à Marseille, dans la rue saint Férréol, et spécialement devant des lieux évoquant la culture jeune : Virgin, des boutiques de fringues à la mode…) De même comme on l’a vu, ils se permettent souvent de griller intempestivement et ostensiblement la politesse aux voitures lorsqu’ils traversent les voies routières. Que veulent dire ces comportements ambigus ou l’on démontre que l’on aurait quelque chose à perdre à se comporter anonymement comme tout un chacun ( ?) ?
Il n’est pas difficile de faire l’hypothèse que ces « jeunes » qui sont ceux qui, parmi la société française d’aujourd’hui, ont certainement un avenir (ou un manque d’avenir ?) parmi les plus « joués » d’avance (le rapport à l’avenir ou au manque d’avenir est certainement un des déterminants les plus puissants que la sociologie ait mis au jour, même s’il est difficilement « objectivable ») , et dans un sens négatif, même s’ils n’ont pas une connaissance « intellectuelle » et « théorique » du phénomène (voire refusent de l’avoir ! comme ces jeunes sans avenir relégués  en lycée qui, au grand désarroi de leur prof pensant leur donner des armes intellectuelles, refusent les données statistiques de la sociologie), ont quand même, à défaut d’une conscience et d’une révolte  politique, un « instinct social », un « sens pratique »  qui leur dit qu’ils ont plus à gagner au chahutage (voir au refus) de la règle qu’à son obéissance (n’est ce pas Weber cité par Bourdieu qui disait à peu prêt « on obéit à une règle dans la mesure ou l’intérêt à lui obéir l’emporte sur l’intérêt à lui désobéir » ?).
 Ce manque de respect, cet incivisme n’est –il pas une des rares armes (à double tranchant bien sur !) qui reste à des gens dominés qui ont conscience quelque part de se faire avoir et de recevoir une violence sociale anormale qu’ils n’arrivent pas à nommer et à contrer, chose très normale d’ailleurs à l’heure ou il y a une pléïade d’experts en tout genre chargés de camoufler les voies de la violence sociale sous des oripeaux respectables et détournés.  Comme par exemple les économistes ayant réussi à dénommer – ou plutôt à dé-nommer, au sens de lui enlever son nom normal-  une politique destructrice  socialement, pour ne pas dire une politique ouverte de guerre civile aux pauvres  (mise à bas de services publics de qualité dans les quartiers au nom de la baisse d’impôts qui, trop hauts, « pénaliseraient » la liberté des marchés, et l’on voit que l’on retombe sur les méfaits d’une société « financiarisée » analysée par Frédéric Lordon) en révolution « libérale » !!! (c’est fou ce que les « libéraux » ont réussi à subvertir les choses en les dé-nommant. C’est fou aussi combien ceux qui se voudraient  des « opposants » à ceux-ci reprennent  tel quelle leur terminologie sans s’apercevoir qu’ils ont déjà perdu la partie en acceptant ce découpage à priori fait par les mots des premiers. Or bien nommer c’est déjà….N’est-il  donc pas temps de débaptiser les « libéraux » pour leur donner leur vrai  nom de « destructeurs de civisme » ou tout autre désignation plus appropriée à ce qu’ils font aux sociétés humaines ? A quand non pas un catalogue des idées reçues de la classe dominante, mais un catalogue des idées non reçues sur la classe dominante?) .
De tout temps, les dominés du bas de « l’échelle sociale »  (révoltes paysannes sous l’ancien régime, quartiers ouvriers au dix neuvième siècle, etc…) ont eu recours à l’irrespect et à l’incivisme pour poser problème à un « ordre social » (ou plutôt un « désordre social ») qui les exploitait et les excluait d’une vie normale pour l’époque. A moins donc de réécrire nos livres d’histoire, on ne voit donc pas trop pourquoi, alors qu’aujourd’hui les écarts et les injustices sociales sont parmi les plus grandes qu’on ait vu dans l’histoire ( ?), ceux d’en bas n’auraient pas recours de nouveau à cette arme qui offre au moins l’avantage à la victime de sauver son honneur, au moins à ses propres yeux, en ne respectant pas une société qui visiblement ne la respecte pas (un autre signe de cette attitude: Le crachat si souvent exhibitoirement affiché.). Une société qui semble ne lui offrir pour toute perspective que la soumission à la souffrance dans le silence, ou l’applaudissement de vedettes socialement mises en vue pour mieux servir de (mauvais) cache sexe à la misère de ces quartiers sous prétexte qu’elles sont issues de ceux-ci (voir l’ouvrage de Mona Chollet « rêves de droite »)
Pour toutes ces raisons, difficilement nommables (et que j’ai bien conscience d’avoir mal nommer et mal analyser, alors que j’ai un certain bagage culturel, ce qui laisse à fortiori deviner la difficulté pour des gamins des banlieues non familiarisés avec ce genre de littérature) on peut comprendre que quelqu’un qui traverse une route au mépris du code de la route (à vrai dire il faudrait entrer dans le détail de sa vie) soit excédé à l’idée de se faire traiter de « tarés » (et donc renvoyé à la folie) par quelqu’un de totalement aveugle aux différences et aux injustices sociales (et il faudrait aussi entrer dans le détail de la vie de ce conducteur si énervé)…Je ne sais pas si ce black-là spécialement était un « violent sans raison sociale » (si tant est que ça puisse exister), mais il est sûr que n’en déplaise aux « socialistes » (autre dénomination fallacieuse !), les petits délinquants ne sont pas des tarés. Ils ont des raisons socio et psycho-logiques de faire ce qu’ils font, des raisons qu’il faudra travailler à connaître pour mieux « éliminer » la délinquance (par une politique de justice sociale réelle par exemple) et voir disparaître ce genre de comportements emmerdants pour tout le monde (y compris et surtout d’abord pour le « délinquant » lui-même qui met parfois sa vie en jeu pour faire le fanfaron !!! Alors que le « mec » en voiture ne craint pas grand chose de ce côté là, sinon d’abîmer légèrement  sa voiture. Mais peut être pour certain leur voiture a-t-elle plus de valeur qu’une vie humaine, surtout celle d’un jeune des banlieues).

(une question intéressante à fouiller aussi, tant ces « affaires »  de délinquance n’ont pas encore livrer tout leurs secrets loin s’en faut, serait de se demander s’il y a des « déterminants sociaux », notamment dans la trajectoire sociale, chez ceux qui refusent le plus violemment le raisonnement sociologique en ces matières ou ailleurs. On sait par exemple que ceux qui ont réussi scolairement, alors que leur milieu social ne les prédisposait pas à cela, sont parfois les plus grands « oblats » de l’institution scolaire (« quand on veut, on peut », style Rachida Dati). Ceux qui refusent qu’on analyse socio-logiquement les déterminants de la délinquance ne sont ils pas ceux qui ayant fait un effort spécialement contre nature (sociale) dans leur milieu pour échapper à celui-ci auraient l’impression d’être totalement méconnus et renvoyés injustement à l’anonymat si l’on commençait à raisonner comme cela ? Bref, de même que les petits délinquants en sont réduits à l’infraction pour exister socialement, ceux-là ne sont-ils pas  réduits à l’anti-sociologisme forcené pour défendre une forme de capital symbolique qui n’existerait pas sans celui-ci ? Leur vie aurait-elle la même valeur à leurs yeux et à ceux des autres? )

Par Goutelle Lionel
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Jeudi 23 octobre 2008

 
(impulsé par des sympathisants et des militants de base, en vue d’une reconquête de son ancien électorat l’ayant déserté)

Il est temps pour nous, sympathisants, militants ou personnalités d’un parti socialiste ayant été longtemps aux manettes de ce pays (mais aussi de la politique européenne),  et ayant construit par nos lois (mais aussi et surtout par nos non-lois), le monde invivable -pour ne pas dire mortel- qui est le nôtre aujourd’hui, de faire une  repentance digne de ce nom, de cesser de nous complaire dans la dénégation et de reconnaître l’étendue de nos responsabilités jusqu’au bout, tant notre crédit moral est aujourd’hui sérieusement entamé à juste titre.
Non, le monde invivable d’aujourd’hui n’était pas (et il faut l’espérer n’est peut-être pas encore) une nécessité, une « loi naturelle », fusse-t-elle économique, contre laquelle on ne pouvait/ on ne peut rien, à la manière des phénomènes météorologiques (et d’ailleurs aujourd’hui, les phénomènes météorologiques eux-mêmes sont bien plus la conséquence de l’activité humaine et des lois politiques qui l’organisent ou ne l’organisent pas, que des lois naturelles). Osons dire à nos anciens électeurs ce qu’ils ont, à juste titre il faut bien le reconnaître, envie d’entendre, car ce n’est maintenant plus qu’un « secret de polichinelle » qui nous rend la vie particulièrement  impossible: il n’y avait rien d’inéluctable aux catastrophes actuelles du monde de la finance, qui d’ailleurs portent fort mal leur nom, car elles ne tarderont pas à déborder bien au delà du monde de la finance (car à vrai dire, si les conneries des financiers n’emportaient qu’eux même, il y aurait là une saine justice). Oui : nous vivons bien aujourd’hui les conséquences inéluctables et logiques de la libéralisation des marchés financiers que nous avons impulsé nous même en 84 et 86, notamment sous le gouvernement Bérégovoy, et que nous n’avons cessé depuis d’amplifier chaque fois que nous sommes revenus au gouvernement (rappelez vous Fabius créant l’épargne salariale, Jospin allant signer les accords qui ont abouti à la privatisation actuelle d’E.D.F et de la Poste à Barcelone,etc… : n’est-ce pas le Wall Street Journal lui même qui reconnaissait qu’en France la « gauche » avait plus fait par ses privatisations et son « action » au gouvernement pour l’avancée des idées dénommées faussement « libérales » que la droite, obligée du coup pour continuer à passer pour de droite de se radicaliser un peu plus avec Sarkozy ?).
Les catastrophes actuelles du monde de la finance, c’est nous qui leur avons permis d’exister par nos lois et surtout nos non-lois,  par notre capitulation active devant la «liberté des marchés »–que, toute honte bue (et surtout au mépris de ce que la crise des subprimes qui aurait dû nous ré-apprendre s’il en était encore besoin)  nous avons osé encore réaffirmé haut et fort  lors de notre dernier congrès ( !!!),  et cela sous prétexte de « modernité », l’éternel alibi des gens incapables d’être logique et fidèles à leurs valeurs. 
Oui, il faut bien reconnaître ce que toute personne dotée d’un cerveau minimal et s’étant informé un tant soi peu sur ses questions sait déjà depuis au moins dix ans (nous n’osons imaginé quel aurait été notre sort si la majorité des citoyens avait été consciente de l’ampleur de nos responsabilité dans ce domaine ; une lapidation à coup de pierres à chacune de nos apparitions publiques ?). Le parti socialiste a une responsabilité majeure dans cette catastrophe annoncée, et il en aurait été tout autrement si au contraire il avait été fidèle à ses principes et surtout aux armes habituelles d’un gouvernement de gauche (contrôle des marchés, nationalisations, renforcement du système de retraite par répartition, etc…) qui, faut-il le rappeler, étaient si efficaces, que - quoi qu’en disent les adversaires actuels de celles-ci (et d’ailleurs à l’époque même les gouvernements de droite les utilisait, preuve de leur efficacité avérée.Et l’on ne sache pas aussi que le patronat  de cette époque vivait particulièrement mal!)- elles ont permis trente ans de croissance avec des taux de 5 à 6% par an sans une seule crise financière majeure, et surtout avec un partage des richesses bien plus prononcé évidemment.
Une fois ce secret de polichinelle si douloureux enfin dévoilé, il serait cependant criminel, après avoir mis activement notre électorat naturel en danger (en gros les classes populaires et les petites classes moyennes,population  toujours numériquement dominante dans la société française, faut-il le rappeler ?), d’abandonner celui-ci sans lui indiquer la voie de sortie d’une telle crise. Cela nous permettra aussi au passage, si c’est encore possible, de sauver le peu d’honneur qu’il peut nous rester si nous ne voulons pas être canonisés dans l’histoire comme les « socialistes » qui ont porté au gouvernement (par leur manque de courage et leur cécité répétés) des partis et des personnalités de droite qui avaient alors beau jeu de s’afficher comme « décomplexés ».
Or Dieu merci, il se trouve que si le civisme avait déserté nos rangs pendant ces années folles où nous avons perdu  toute intelligence et tout  sens des valeurs , il est des chercheurs qui eux ne se sont pas résignés à voir la malhonnêteté ainsi triompher dans « l’espace public ». Et non contents d’annoncer à l’avance les catastrophes logiquement prévisibles que notre « libéralisation des marchés » ne manquerait pas de provoquer (pensez  par exemple aux terribles ouvrages de Frédéric Lordon « fonds de pensions, pièges à cons ? », paru  en 1998, ou encore à son  autre opuscule « et la vertu sauvera le monde », tous deux  véritables réquisitoires  contre nos politiques destructrices sur lesquelles il nous enjoignait déjà de faire marche arrière), ils ont poussé l’honnêteté non seulement à expliquer (dans la mesure du possible) les mécanismes de la crise financière aux simples citoyens, mais aussi à coucher noir sur blanc les mesures minimales qui ne peuvent pas ne pas être prises pour empêcher les aberrations des marchés financiers libéralisés par les politiques antérieures, de droite ou de gauche (cloisonnement rigoureux entre banque d’affaires et banque de dépôts, interdiction de la titrisation, des effets de leviers, indexation négative des bonus des traders, mise en pratique du S.L.A.M, impôt « ratiboiseur »  ayant pour  finalité de désamorcer l’intéret des actionnaires à saigner les salariés d’une entreprise pour leurs profits, etc…). Autrement dit, véritable incarnation de la gauche que nous ne sommes plus, ils ont mis à notre disposition à la fois une analyse fouillée des mécanismes de la crise financière, mais aussi et surtout les vraies réponses qu’il faut apporter à celles-ci pour « l’arraisonner et la dé-libéraliser » sérieusement, et reprendre ainsi le contrôle de nos vies. 
Il est donc temps de retrouver notre intelligence et nos valeurs en appelant nos concitoyens à signer la pétition lancé par le mouvement  stop-finances.org (sur le site du monde diplomatique par exemple), mais aussi et surtout en intégrant ces propositions minimales et logiquement incontournables dans le futur programme du parti socialiste qui ne doit pas manquer cette occasion unique de racheter ses errements passés et de redevenir ce parti capable de donner un avenir  à ce monde.

Premiers  sympathisants connus à s’interroger (pour des raisons de déontologie, ils ne tiennent pas à se mettre en avant, ce qui donnerait l’impression qu’ils mangent à tous les rateliers, alors que le mérite de cet appel lucide revient à des militants anonymes. Ils ne reconnaîtront l’avoir signer que s’il prend l’ampleur qui devrait être la sienne)

L J. « Entre nous, cet aveu douloureux est  peut-être la seule chose qui peut encore nous sauver, tant il faut bien le reconnaître le parti socialiste est aujourd’hui moribond, pour ne pas dire déjà mort à bien des égards…Saisissons le sans ambiguités, il est peut-être notre seule chance d’avoir un avenir, mais aussi et surtout bien évidemment, d’en donner un à  nos électeurs»

J L M « Je n’y croyais plus, et je me demandais de plus en plus ce que je faisais au P.S. Mais enfin il semblerait que  à travers cet appel certains militants retrouvent la raison, la raison d’être du parti socialiste! C’est la nouvelle que toute personne censée attendait»

S R « Et dire que je voulais orienter le système des retraites vers les fonds de pension ! J’avoue que vous m’offrez là une possibilité unique d’avouer mes fautes. Honte à moi ! Comment ai-je pu être autant « à côté de la plaque » si vous me permettez l’expression. Mais il est humain de faire des erreurs n’est-ce pas ? Et je suis terriblement humaine, j’espère que vous n’en doutez pas. Merci donc  de me faire retrouver le droit chemin.»

J L « Peut-être la direction nette et la vraie boussole  que nous attendions ».

H E « cet appel ne fait que dire des choses évidentes connues de toute personne un tant soi peu informée sur ces questions. Il était temps que le Parti Socialiste se réveille. J’avoue que je n’y croyais plus »

 M A « Il est vrai que si nous avions le courage de faire cet aveu, les journalistes ne pourraient plus dire on ne distingue plus le parti socialiste de la droite. Notre vraie différence, notre vraie utilité  a toujours été là, il faut bien le reconnaître. Le reste, comme « la manière de managérer un pays », est secondaire. »









Par Goutelle Lionel
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Mardi 21 octobre 2008
    

Bizarrement, quand quelqu'un se fait l'avocat du diable, on pense qu'il prend forcément le parti du diable. En vérité, il n’en est rien. Et on peut se faire l’avocat du diable sans nécessairement se faire de grandes  illusions sur la vertu de celui-ci. Et il se pourrait bien que l’avocat du diable soit au final son pire ennemi. Celui qui pourrait s’avérer le plus mortel pour lui s’il réussit sa plaidoirie. En effet, que fait celui-ci lorsqu’il se permet de prendre la défense de gens à priori vus et présentés comme moralement indéfendables (les siffleurs de marseillaise, les délinquants sans mobiles apparents, voire ceux qu’on qualifie de  « terroristes »,etc…)?
Il  vise seulement à rendre conscient les adversaires proclamés du diable, les belles âmes, de ce qui, dans leurs propres comportements (notamment les injustices sociales sur lesquelles ces belles âmes voudraient fermer les yeux), nourrit la logique de révolte du diable, habille sa révolte de « bonnes raisons » qui lui permettent trop facilement de masquer un goût déplacé pour la violence. Et donc, en appelant ainsi à la prise de conscience des bonnes raisons qu’a le diable de se montrer révolté (comme le font par exemple les sociologues des banlieues lorsqu’ils expliquent la genèse d’une émeute dans les banlieues), il appelle à isoler expérimentalement ces bonnes raisons et à les détruire pour mieux rendre apparent et injustifiable la violence anormale du diable, sa part « obscure » qu’il cherche, et réussit un peu trop facilement, à camoufler. Son raisonnement est le suivant : « Vous prétendez que ces gens sont inciviques et n’ont aucune raison autre que leur violence pour se montrer agressifs ? Alors coupez leur  l’herbe sous le pied en leur ôtant toute bonnes raisons de se révolter. » si vous refusez d’agir ainsi (en disqualifiant par exemple les études de sociologie dans les quartiers sous prétexte qu’elles « excusent » les délinquants), vous avouez alors implicitement que vous avez un intérêt malsain à l’existence du diable. Vous avouez que vous êtes des complices objectifs de la violence du diable, que vous ne voulez pas réellement le détruire en lui permettant de mélanger bonnes et mauvaises raisons de se révolter.
Bref, contrairement aux apparences comme bien souvent, l’avocat du diable est bien celui qui cherche à se débarrasser le plus radicalement possible du diable. Et inversement,celui qui refuse de chercher et de prendre en compte les bonnes raisons qu’a le diable de se montrer révolté, est un complice de celui-ci, le meilleur ami qu’il puisse trouver pour continuer à jouer son jeu malsain.






Par Goutelle Lionel
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Vendredi 17 octobre 2008






 


                                                                                                                               

                                                                                                                              

(chanteurs particulièrement civiques de marseillaises, protégés par bouclier fiscal)



Ils ont vu leurs parents libérer la Provence en 1945 et ne recevoir qu’une maigre reconnaissance seulement dans les années 2005, quand la majorité d’entre eux étaient morts ! Et ils se sont permis de siffler la marseillaise. Comme c’est étonnant !
Ils ont vu leurs parents exploités comme des malheureux dans les usines pour fabriquer nos maisons, nos voitures et nos frigos,et mourir en moyenne bien avant les autres, avec des retraites minables. Et ils se sont permis de siffler la marseillaise. Comme c’est étonnant !
Ils sont certainement ceux qui cumulent les situations les plus défavorables du point de vue de la violence sociale  qu’on peut aujourd’hui recevoir en France ; mauvaises conditions de logement, échec scolaire prononcé, chômage ou travail mal payé et exploité, absence de perspective réelles permettant d’avoir une vie normale. Et ils se sont permis de siffler la marseillaise. Comme c’est étonnant !
Le chef d’état d’aujourd’hui, sous prétexte de la présence d’une minorité de délinquants chez eux (comme dans tous les milieux, même à l’UMP avec Alain Juppé), a contribué à légitimer une perception raciste des habitants de ces quartiers, en les qualifiant de racaille. Et ils se sont permis de siffler la marseillaise. Comme c’est étonnant !
Ils ont longtemps subi, et subissent certainement encore, un préjugé défavorable de la société française, dû au regard largement péjoratif  que les médias nous ont appris à porter sur eux et leur couleur de peau. Et ils se sont permis de siffler la marseillaise. Comme c’est étonnant !
Ils voient des  dirigeants augmenter les franchises médicales et diminuer les retraites des plus pauvres tout en donnant des centaines de milliards à des spéculateurs véreux, mais sans sauver les pauvres gens qui ont fait les frais de leurs montages financiers malhonnêtes. Et ils se sont permis de siffler la marseillaise. Comme c’est étonnant !
Ils ne se satisfont pas d’une « politique des banlieues » réduite à la mise en scène de quelques gens de couleur atypiques qui ont eu un parcours hautement improbable, et qui ont pour principale fonction de masquer l’enchaînement quasi inexorable de la majorité d’entre eux à une condition misérable. Et ils se sont permis de siffler la marseillaise. Comme c’est étonnant !
Ils n’acceptent pas qu’un chant qui symbolisait une France révolutionnaire qui s’est révolté contre les privilèges sociaux d’une aristocratie qui vivait sur le dos des autres catégories sociales soit aujourd’hui récupéré  par de nouveaux exploiteurs qui entretiennent des écarts de fortune (au double sens du terme) bien plus importants qu’à l’époque ou il fût inventé. Et ils se sont permis de siffler la marseillaise. Comme c’est étonnant !
N’étant représenté sérieusement par personne dans le champ politique et certainement pas par une « gauche » devenue libérale depuis au moins vingt cinq ans et ayant renoncer au partage des richesse en faveur des catégories populaires qui constituait pourtant son électorat naturel, ils se sont permis de manifester leur existence dans un monde qui ne leur demande qu’une chose : être socialement violentés en la fermant. Comme c’est étonnant !
Plutôt que d’endosser l’habit attendu d’eux (notamment par le monde médiatique) du délinquant sans raisons apparentes (ou privé d’apparence ?) qui brûle la voiture de son voisin, ils ont préféré (à la manière des étudiants américains  brûlant le drapeau américain pour marquer combien la guerre du Vietnam ne représentait pas tous les américains) avoir l’intelligence symbolique et politique de ne pas avoir recours à la violence  physique, mais d’attaquer un symbole clé devenu hautement fallacieux.Comme c’est étonnant !
Quoi qu’on en dise, c’est politiquement magnifique que d’obliger les dominants -qui font semblant de se préoccuper du sort des plus « modestes » tout en les exploitant subrepticement par des mécanismes sociaux particulièrement vicieux et détournés (notamment en invoquant systématiquement la « mondialisation », qui n’est jamais qu'un chantage à l’échelle mondiale des actionnaires rentiers sur les salariés) -à imposer leur « respect » en force. Une « élite » qui impose son respect en force reconnaît implicitement qu’elle  n’arrive pas à obtenir l’obéissance de ceux qu’elle voudrait victimes consentantes à sa domination.
Il faut le reconnaître, les siffleurs apparents de Marseillaise d’aujourd’hui sont bien  ceux qui sont les plus proches de l’idéal révolutionnaire que symbolisait ce chant à l’origine. Ils refusent que l’aristocratie d’aujourd’hui récupèrent  ce symbole de révolte...Comme c'est étonnant!



(siffleur de marseillaise particulièrement incivque payant les franchises médicales)


Par Goutelle Lionel
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Dimanche 12 octobre 2008
         
Malgré les apparences, ce que vous allez lire dans les lignes suivantes n’est pas un faux « particulièrement pervers » du « citoyen déchaîné » (comme me l’avait  dit une fois un de mes lecteurs à propos de ma  nouvelle pourtant si d'actualité aujourd'hui  « quand les enfoirés portent si bien leur nom »), mais une vraie information dont vous pouvez aisément vérifié la véracité par vous même, en revisionnant, si vous ne l’avez pas déjà fait, l’émission « envoyé spécial » sur France deux en date du jeudi 9 octobre 2008 consacrée à la crise financière. A la fin du reportage consacré à celle-ci, on y apprend en effet qu’un employé d’une banque française connue et âgé grosso modo de cinquante cinq ans (si mes souvenirs sont bons), marié deux enfants, et heureux en ménage, s’est suicidé, suite à son licenciement pour « honnêteté trop prononcée » (même si bien évidemment le motif de son licenciement n’était pas formulé ainsi. Ces choses là ne se disent pas aussi franchement)  !!! En effet celui-ci, oeuvrant dans l’intérêt réel de ses clients , mais voulant aussi continuer à pouvoir se regarder dans la glace en restant honnête alors que la crise financière et ses ravages s’annonçait, ne jouait pas le jeu attendu du « commercial  traditionnel » qui force en douce la main de ses clients pour leur fourguer des produits financiers « risqués » (et souvent malhonnêtes : qu’est-ce qu’un « produit financier très rentable », sinon un  capital qu’on arrive à investir dans des secteurs ou des entreprises où l’on presse anormalement les salariés comme des citrons?). La femme de celui-ci, aidé par le syndicat de la boîte, très malheureuse  bien évidemment, a voulu porté plainte contre la direction de la banque. Plainte refusée ! Bref disons le clairement : la justice française par ce refus de plainte, vient à contrario officiellement de légaliser la malhonnêteté comme un comportement normal et quasiment obligatoire dans le monde des banques tel qu’il est aujourd’hui ! et cela à une heure ou pourtant les conséquences criminelles de cette malhonnêteté généralisée des banques s’étalent partout sur les écrans !   Rire , assez jaune je le concède, pour ne pas dire pleurs de rage et de tristesse. C’est là un événement fou qui aurait du provoquer un tollé et une colère générale : l’honnêteté rejetée, et donc la malhonnêteté officiellement légalisée  implicitement  et à demi mots!!! Et qui pourtant ne provoque quasiment rien, révélant un peu plus à contrario l’état d’accoutumance de nos cerveaux aux choses les plus folles de ce monde s’il en était encore besoin.
Mais à y réfléchir à deux fois, cela n’était-il pas prévisible ? ce refus de rendre justice à un homme esseulé qui avait pour seul tort de vouloir rester naïvement humain et honnête au milieu d’un monde de requins -un crime devenu aujourd’hui manifestement impardonnable-  n’était-il pas quasiment obligatoire, sauf à  révolutionner de fond en comble les mœurs du monde de la finance ? En effet que se serait-il logiquement et surtout implacablement passé si la décision inverse avait été prise, à savoir incriminer la pression anormale de la direction de cette banque en particulier sur ses commerciaux pour qu’il fasse du chiffre à tout prix, quitte à y laisser leur peau et à rouler leurs clients ?. La réponse va de soi. Si on avait reconnu à cet employé en particulier un quasi-droit privé  de se comporter honnêtement dans son coin sans obliger simultanément tous les autres commerciaux de cette banque, mais aussi tous les autres commerciaux des autres banques françaises, et même, à une heure ou la finance est mondialisée, tous les autres commerciaux de toutes les autres banques mondiales à se comporter ainsi (et de fil en aiguille, tous les acteurs du monde de la finance qu’il faudrait obliger à être habités par le même principe d’honnêteté  pour qu’il soit efficace, et en particulier, ceux qui sont dans les positions les plus stratégiques), il aurait immanquablement mis en danger la « compétitivité »  et « l’attractivité » de sa banque en face de ses concurrentes. Pourquoi ? Parce qu’une fois la « liberté » des marchés financiers délivrée par nos gouvernants ( un principe qui veut dire « droit de déconner » et qui est bien sûr logiquement incontrôlable une fois accordé) et la « concurrence » (anti-principe de vie en société, on ne le répètera jamais assez) officialisée par les mêmes dans le monde des banques, cette concurrence a de fortes chance de donner  la « victoire »  et les parts de marchés à la plus malhonnête, c’est à dire celle qui promet le plus haut rendement à ses clients, et prend donc le plus de risques, quitte à mentir (le monde de la finance et du commerce n’est-il pas le monde de la duplicité et de l’euphémisme par excellence ?). La concurrence pour la captation de clients provoque fatalement une inflation du risque et du mensonge qui va avec. La liberté des marchés et la concurrence poussent invariablement au crime et à la malhonnêteté, d’ou le côté structurel des crises financières et des arnaques de clients par les banques. Bref, la finance libéralisée ne peut pas ne pas aboutir à la malhonnêteté. Et reconnaître à un petit employé la possibilité et le droit de se comporter honnêtement dans son petit coin, c’était ou condamner sa banque à péricliter, ou remettre en cause tout le système du monde de la finance et reconnaître que le capitalisme est forcément synonyme de malhonnêteté. La justice vient d’avouer officiellement qu’elle ne peut pas exister dans un monde ou le « marché libre »  existe et fait la loi. La loi du plus malhonnête.

Par Goutelle Lionel
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