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Samedi 21 novembre 2009






Depuis le temps qu’on traînait cette honte!  Combien avait-on  vu de buts volés et malhonnêtes sur tous les terrains du monde (comme la célèbre « main de Dieu » invoquée  par Maradonna contre l’Angleterre en coupe du monde en 1986)? Et jamais l’équipe de France –éternelle ringarde de ce monde- citée dans ce club très sélect des « grandes » équipes capables de tout donner pour le football, y compris, dans ce sacrifice ultime qui fait la grandeur d’un homme ou d’une équipe, l’honneur et la dignité personnelle!  Qui dira ce que fût  notre douleur durant toutes ces années à être parmi les derniers à chercher à se faire croire qu’on gagne un match par la supériorité sportive et l’honnêteté? Mais Dieu merci, nous sommes sous Sarkozy, et aujourd’hui les français sont « décomplexés », et ils n’ont plus peur de se « moderniser » pour être comme tout le monde. Et même  pour prendre la  tête de tout le monde ! Du moins,  la tête du monde des malhonnêtes décomplexés qui n’ont plus honte de se revendiquer et de s’afficher. Et voici qu’alors, une fois le sacrifice de ce vil amour propre consenti, de nouveau, la magie et la beauté du sport sont là, et tout s’éclaire ! En un geste historique, déjà entré dans les annales, Thierry Henry a définitivement lavé notre honneur, et envoyé aux oubliettes la « main de Dieu » de Maradonna en nous remplissant de cette fierté d’être français qui nous manquait tant. Qui niera en effet qu’au regard de la main  d’Henry, répétée deux fois, majestueuse, appuyée et déterminée, celle de Maradonna apparaît aujourd’hui comme honteuse et masquée, étriquée dans sa  malhonnêteté, malhonnête à la puissance deux en quelque sorte (ne serait ce que dans la rapidité du geste de Maradonna, alors que Thierry Henri, dans une sorte d’intégrité radicale, a bien pris soin de faire durer et d’appuyer son geste. Et celà afin de ne laisser aucune chance aux caméras qui seraient tentées d’être malhonnêtes en nous faisant croire  qu’elles l’auraient loupé)? Le monde doit apprendre que quand un français triche, il le fait mieux qui quiconque, majestueusement et à la face de tous, sous plusieurs angles de caméra, de façon visible et prononcée. Désormais un français , ça ne se cache plus quand il triche : il triche à ciel ouvert, à la face du monde entier, et en portant haut la joie de gagner ainsi! Et il faut remercier Thierry Henry, ou un de ses camarades,  de n’avoir pas eu cette imbécillité puérile et intéressée d’aller se dénoncer lui même comme le fait par exemple Federer  lorsque dans son sport (le tennis) l’arbitre lui donne un point qu’il n’a pas conquis régulièrement. Ou encore lorsque Arsene Wenger accepte de rejouer un match, parce que son équipe a marqué dans des circonstances anormales. Ces gens là, en faisant passer leur minable petite image d’eux même avant la cause de la victoire à tout prix prouvent combien ils sont imbus d’eux-mêmes et  intéressés, combien ils sont incapables de cet amour sincère et total du football dans lequel on donne tout, dans lequel on n’hésite pas à faire don de sa personne pour son équipe et son pays. Ce n’est que  ainsi que l’on prouve son vrai amour du football et que l’on est un bon citoyen, fier de son identité et de ses valeurs.
On a parler de main de Dieu dans cette affaire. Mais c’est là une injustice profonde. A la fois pour Dieu, qui n’a jamais vraiment chaussé les crampons comme chacun sait. Et cela,  même si on a bien essayer de transmettre en force à son fils l’amour du foot, en lui implantant de façon bien sentie, sur sa croix, quelques crampons longs pour temps de pluie.  Mais c’est surtout injuste pour le vrai inspirateur inconnu et injustement marginalisé dans cette affaire si les journalistes de TF1, dans un dernier sursaut civique dont ils ont le secret, n’avaient eu l’audace de l’interviewer contre vents et marées à la fin du match : Sarkozy (et en ayant la modestie de ne pas lui parler de cette main qui venait pourtant magnifiquement concrétiser tous les efforts de sa pédagogie). Comment ne pas voir en effet que ce geste de malhonnêteté intégrale, hautement fêté et revendiqué  sur le moment   (mais aussi regretté plus tard, c’est à dire quand son aveu n’a plus aucune chance de porter,  pour tenter dans un dernier geste génial à couper le souffle, de cumuler à la fois le bénéfice matériel du tricheur et l’apparence symbolique de la vertu. C’est à dire de briser en acte, on ne l’a pas assez bien vu, la notion sans doutes un peu réductrice de « capital symbolique » de la sociologie bourdieusienne) est l’équivalent dans l’ordre du sport de ce que Sarkozy fait tous les jours en politique ? Quand il dit qu’il était là quand le mur de Berlin est tombé, quand il visite une usine ou il présélectionne les gens qui vont l’accueillir, quand il dit les caisses sont vides tout en augmentant son salaire démentiellement, quand il fait payer les franchises médicales pour les plus pauvres tout en allant se pavaner sur le yatch d’un ami milliardaire dont il vient de baisser drastiquement le taux d’imposition,etc etc...Tous ces gestes ne sont -ils pas en politique des tricheries franches et à visage découvert, un incivisme fier de lui-même? Le prince Henry, d’évidence, n’est que le continuateur et le repreneur du Dieu Sarkozy en sport. La France ne sera peut être pas championne du monde de foot. Par contre, elle est déjà championne du monde de la mauvaise foi. Et elle vient de mettre la barre très haut…

Lionel Goutelle (fortement inspiré, mais pas avec le même talent bien sûr, par la lecture de Karl Kraus traduit par  Jacques Bouveresse dans l’ouvrage « Karl Kraus, prophétie et satire » aux éditions agones. Nottament les articles consacrés à la conquête du Pôle Nord, et l'affaire Friedjung)


Par Goutelle Lionel
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Mercredi 18 novembre 2009




 








« Eric, tu es un gros con et tu ne comprends rien! En osant demander officiellement que les prix Goncourt soient tenus à un droit de réserve (tu me rappelles irrésistiblement Audiard qui disait « ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît »), c’est à dire en tentant d’abolir officiellement le droit des écrivains à l’ouvrir (une vieille tradition française bien enracinée pourtant), tu viens de fournir la preuve en or la plus évidente et la plus éclatante dont pouvaient rêver nos  ennemis pour prouver que, au fond de nous même, nous ne sommes pas des démocrates !!! A quoi joues tu ? Sais tu ce que tu fais, et pour qui tu roules? Je t’avoue  que dans notre camp, on reste perplexe, et on cherche désespérément ton intelligence politique.
Tu devrais savoir que même si j’ai « décomplexé la droite », nous n’en sommes pas encore au stade où l’on peut se lâcher comme ça. Ne rêvons pas d’ailleurs. Cette sincérité ne nous sera jamais totalement accessible, et il nous faudra toujours habiller nos coups contre cette putain de démocratie de fausses bonnes raisons apparentes, voir essayer de faire croire que nous avons des gestes que nous ne voudrions pas avoir et qui nous font humainement souffrir. Comme par exemple lorsque nous expulsons des sans papiers présents depuis des années sur notre sol et occupant les emplois les plus inhumains, ou lorsque nous baissons les retraites au dessous du seuil de pauvreté tout en nous tapant des repas à 5000 euros par personne à la Commission Européenne. Rude art que celui d’arriver à faire avaler  ce genre de chose, non ? Que tu le veuilles ou non donc, un Eric Besson qui entoure de rationalisations apparentes une violence  inhumaine terrible (finalement je me demande si les gens du P.S ne sont pas plus experts dans cet art du double langage que des gens de droite pure qui affichent trop sincèrement leur but) est bien plus efficace qu’un Eric Raoult qui demande officiellement l’abolition de la liberté d’opiner pour les écrivains. Et puis bon sang, fait un peu  confiance à l’autocensure et à la peur que j’instille dans ces milieux-là   et qui, globalement, ne sont pas si dérangeant que ça pour nous (il est bien loin le temps ou les intellectuels pouvaient faire vaciller un régime). Elle est bien plus puissante que la censure officielle. Déjà j’ai obtenu que qui ose comparer les rafles de sans papiers aux rafles de Vichy soit poursuivi en justice. Alors qu’entre nous, la peur d’un sans papier de se faire prendre pour être rapatrié dans un pays en guerre ou dans un pays où son ethnie est pourchassée ne doit pas être très loin psychologiquement de la peur d’un juif d’être raflé sous Vichy non ?En tout cas, même si elle en est loin, ce qui est possible, il est indiscutable que psychologiquement, l’enfer est déjà là pour ces sans papiers expulsés (à preuve, certains ne sont-ils pas aller jusqu’à se suicider pour éviter le retour ?). Regarde d’ailleurs N’Diaye elle même. N’a t’elle pas pris peur de son audace toute seule, et n’a t’elle pas fait marche arrière sur Europe 1? Elle a bien compris que si elle veut faire carrière, l’influence de nos réseaux dans les médias est telle qu’elle a intérêt à ne pas s’opposer frontalement à nous. Dans cette optique, elle nous sera très utile comme « caution démocratique ». Tu le sais bien, pour notre façade, nous avons besoin d’opposants déclarés. Le tout est de savoir les « dresser » en douceur et à leur insu sans avoir l’air de rien. Il faut juste s’arranger pour que d’eux mêmes, ils s’adoucissent avec le temps, et qu’ils comprennent qu’ils n’ont pas intérêt à aller trop loin dans la critique radicale. Pour cela, c’est simple. Il  faut savoir jouer sur leur envie d’être socialement reconnus dans les médias, et par voie de conséquence, relativement riches, en tout cas plus riches (tant socialement que pécuniairement) que s’ils choisissaient l’opposition radicale dans la marge. Crois moi, la machine à mâter les opposants est beaucoup plus efficace lorsqu’elles les digère en jouant sur leur envie de reconnaissance et de puissance sociale (je pense à des cas comme Philippe Val bien sûr, archétype du pseudo gauchiste si facilement retourné en accédant à la notoriété, ou Bernard Maris, etc…) que lorsqu’elle les rejette ouvertement (pour t’en convaincre, lis la fantastique analyse de Frédéric Lordon concernant la dérive des économistes contestataires qui, plus ils fréquentent les médias, moins ils s’opposent et surtout, moins ils se permettent de penser en dehors des chemins balisés  par l’esprit journalistique). Allez Eric, je te fais confiance : sors de ce rôle idiot et auto-destructif pour nous . Eric, sors de ce corps !  Bien à toi, je t’embrasse. Qui tu sais…. »


Par Goutelle Lionel
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Mercredi 14 octobre 2009

Aujourd’hui  Lundi 12 octobre 2009. Comme d’habitude  l’émissions « c’est dans l’air » (qui, si elle avait le courage de dire ce à quoi elle travaille s’appellerait  plutôt « foutre la raison en l’air ») se  montre comme d’habitude très « réactive », « analytique » et particulièrement « juste » (au double sens du terme) dans le choix de ses mots et de ses titres pour « couvrir l’actualité» (une formule pour une fois assez juste : qu’est-ce que « couvrir l’actualité » sinon l’empêcher d’apparaître comme elle, et en orienter préventivement l’interprétation?) . Ainsi après la casse, plutôt idiote et contre productive  politiquement parlant d’abri-bus et de vitrines de commerçants dans le centre ville de Poitiers (casser un abri-bus ou les rares cabines téléphoniques existantes accélère-t-il la prise de conscience des méfaits de la politique sécuritaire menée dans ce pays auprès des classes populaires? j’en doute) menée par un collectif qualifié d’office « d’ultra gauche » (et non pas d’ultra con) , « c’est dans l’air » titre  fort mesurément, comme à son habitude,  « le retour de l’ultra violence ».
Est-il besoin de dire aux animateurs de cette émission, qui prétendent avoir fait des études, que la casse de vitrines ou d’abri-bus, si elle est particulièrement spectaculaire et visible certes, n’est en rien pour autant une « ultra-violence » . Une ultra-violence est une violence qui détruit en profondeur la vie de millions d’ individus. En ce sens plus rigoureux (mais un journaliste peut-il être rigoureux  sans s’auto-détruire ?), la libéralisation des marchés financiers par exemple (à laquelle d’évidence a activement participé cette émission ces dernières années à coup d’invitations de Jacques Marseille, Baverez et compagnie) est une ultra violence autrement plus grave (n’est ce pas Julliard qui a suggéré de parler de « crime contre l’humanité » ?). Faut-il rappeler que celle-ci à permis à une poignée d’actionnaires, de banquiers et de traders  pas véreux malheureusement (car le mal essentiel comme le souligne  Frédéric Lordon est dans les lois qui permettent ce genre de « jeu », et non pas dans la personnalité morale des spéculateurs) 1° de se gaver sur le dos des salariés 2° de mettre l’économie mondiale sur les genoux 3° de faire rembourser leurs conneries mortelles  par l’état (c’est à dire par l’impôt de ces mêmes salariés qu’ils saignent quotidiennement !!!) 4° de continuer la même chanson comme si rien ne s’était passer !
Là, les journalistes, et particulièrement ceux de « c’est dans l’air » qui , à travers la personne d’Yves Calvi nous donnent si souvent des leçons de justice et de « sens moral », seraient en droit et même en devoir de parler d’ultra violents. Mais bien sûr, ils ne le peuvent pas, car ils sont mouillés jusqu’au cou dans cette affaire et font partie, en temps que propagandistes quasiment actifs, du camp des salopards qui continuent de foutre le monde en l’air comme aucun « ultra gauchiste » ne pourra jamais le faire dans sa vie, même s’il la passait à détruire vitrines et cabines téléphoniques (les méfaits des libéraux atteignent des sommes astronomiques).
Il est donc clair qu’en nous traitant comme des demeurés incapables de faire la différence entre une petite violence idiote et spectaculaire et une grande violence catastrophique et intolérable,les journalistes de « c’est dans l’air » insulte notre sens civique. Et s’il est vrai comme le dit Jean Genet qu’il « faut insulter les insulteurs », alors nous sommes en droit et même en devoir civique de les traiter de salopards.

Par Goutelle Lionel
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Jeudi 10 septembre 2009
Non content d'avoir afficher ouvertement une opinion raciste à peine euphémisée, Brice Horteufeux s'enfonce un peu plus dans la caricature indécente et prends ouvertement les citoyens spectateurs de la "vidéo pirate" que nous sommes (et qui le trahit si évidemment) pour des cons: Il parlait des auvergnats  et non pas des arabes !!! Ben voyons! Et bientôt, il nous soutiendra que les vessies, si on les regarde bien sous un certain angle, sont étrangement proches des lanternes. De même il menace de porter plainte contre ceux qui ont osé montrer ce qu'il se permettait de dire quand il se croit parmi les siens ou des "sympathisants bienveillants" (s'agit'il des franges du F.N que l'UMP drague en sourdine?) Bref en deux mots, il n'accepte pas les moeurs de la démocratie. Quand on sait comme le rappelle Marianne que cet homme a viré un préfet pour "propos raciste", on mesure toute l'arrogance du bonhomme. A l'image de ces aristocrates qui ne voyaient rien venir avant la révolution française et qui affichaient leur mépris du peuple. Jusqu'à ce que......
Par Goutelle Lionel
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Jeudi 10 septembre 2009
Nul doute que si n'importe quel caricaturiste (soi disant) particulièrement "aggressif" s'était aventuré à imaginer que Brice Hortefeux penserait et dirait celà, il aurait été illico presto poursuivi et condamné pour "insulte grave et déplacée". L'embêttant,c'est qu'avec Brice Hortefeux et ses amis, il n'est nul besoin de caricaturer. Ils sont eux mêmes des caricatures  fiers de l'être, et il n'y a qu'à se baisser pour ramasser...C'est pour celà qu'il est littéralement impossible de "caricaturer" les gens au pouvoir de notre époque. Ils sont déjà des caricatures monstrueuses, mais qui pis est, fiers de l'être! Les caricaturistes de l'époque ont donc énormément de mal à faire "mieux" dans le domaine, et ils se retrouvent au chômage, littéralement débordés par ce que nous voyons tous les jours (qu'on pense au "grenelle de l'environnement" dans un autre domaine, véritable institution du "monopole du droit de polluer réservé aux riches"). Ou alors, s'ils veulent bien faire leur métier, ils ne leur reste plus qu'à se munir silencieusement d'un miroir et dire "regardez"....


http:
//www.dailymotion.com/video/xafxrd_quand-brice-hortefeux-derape_news (à coller dans la barre d'adresse)

  





 
Par Goutelle Lionel
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Vendredi 3 juillet 2009
39) FOOTBALL : ENFIN LA FIERTE D’ÊTRE FRANÇAIS !

Depuis le temps qu’on traînait cette honte!  Combien avait-on  vu de buts volés et malhonnêtes sur tous les terrains du monde (comme la célèbre « main de Dieu » invoquée  par Maradonna contre l’Angleterre en coupe du monde en 1986)? Et jamais l’équipe de France –éternelle ringarde de l’Europe- citée dans ce club très fermé des grandes équipes capables de gagner un match en trichant !  Qui dira jamais l’ampleur de notre douleur à être les derniers à gagner un match en restant honnête? Mais Dieu merci, nous sommes sous Sarkozy, et aujourd’hui les français sont « décomplexés », et ils n’ont plus peur de se moderniser. Et la magie du sport est de nouveau là. En un geste, Thierry Henry a définitivement lavé notre honneur, et envoyé aux oubliettes la « main de Dieu » de Maradonna en nous remplissant de cette fierté d’être français qui nous manquait tant. Qui niera en effet qu’au regard de la main  d’Henry, majestueuse appuyée et déterminée, celle de Maradonna apparaît aujourd’hui comme honteuse et masquée, malhonnête dans sa malhonnêteté en quelque sorte ? Le monde doit apprendre que quand un français triche, il le fait majestueusement et à la face du monde, sous plusieurs angles de caméra, de façon bien visible et prononcée. Et il faut remercier Thierry Henry, ou un de ses camarades,  de n’avoir pas eu l’imbécillité d’aller se dénoncer lui même comme le fait par exemple Federer  lorsque dans son sport –le tennis- l’arbitre lui donne un point qu’il n’a pas conquit régulièrement, parce qu’il n’a pas vu la balle de son service dehors. Et bien sûr,  il ne faut pas oublier aussi dans cette reconquête de la fierté d’être français le rôle stratégique joué par les journalistes de T.F1 qui ne sont pas allé demander  au président de la république et aux joueurs s’il n’était pas gênant de se qualifier en trichant de façon si évidente. On peut le dire, quelque part nous sommes déjà champion du monde, et il sera difficile de battre notre records, car nous avons mis la barre très haut….


                                                        

38) Un calvaire méconnu ? : l’interview de sportifs.

« oui, j’étais en forme et j’ai bien joué le coup », « J’ai tout donné dans la dernière ligne droite », « il était plus fort que moi aujourd’hui », « on va essayer de  jouer à fond le match »,  etc… On n’en finirait pas d’énumérer les banalités et les évidences que se sentent obligés de susciter et de longuement recueillir les journalistes sportifs avant ou après une compétition. C’est à tel point que N. M, grand spécialiste en la matière (et qui donne si bien le change par son perpétuel enthousiasme apparent lors de ses interviews télévisés) conseillait ainsi (officieusement bien sûr) un jeune étudiant en journalisme sportif : « Tu sais la principale capacité d’un journaliste sportif doit être l’endurance à répéter des choses évidentes et perceptibles par tout le monde. Surtout, si tu veux activer ton cerveau et celui du spectateur, ne te dirige pas vers cette spécialité. Entre nous, les journalistes sportifs sont quasiment des fonctionnaires de l’abrutissement mental, des anti-sportifs de la gymnastique  mentale. Ils prennent systématiquement le point de vue le plus facile et le plus évident à prendre, le plus grossier, et tels des chiens pavloviens, le répètent dix fois avant et après une compétition…si tu prends plaisir à t’enfermer maladivement dans un point de vue mental unique et facile à prendre, alors deviens journaliste sportif». Peut être des idées noires prononcées un peu trop vite après une soirée un peu trop arrosée ? On n’ose imaginer qu’un tel sourire et un tel bronzage puisse cacher des pensées si horribles… (source : la face cachée du monde sportif, éditions mon œil)

37) Arte,  un TF1 attardé et honteux ?

Dans le domaine de la chanson, ayant constaté que,  ce qui était considéré il y a vingt ans comme de la « variété pop » indigne d’un homme cultivé  (comme tous les tubes pop des années 70-80) est aujourd’hui tenu par Arte pour un attribut essentiel de l’homme moderne et « ouvert » sur le monde, le directeur de T.F.1 aurait ordonné à ces employées d’archiver méthodiquement les « tubes » d’aujourd’hui, et « même et surtout  ceux qui pouvaient leur apparaître aujourd’hui comme les plus commerciaux et les plus faciles  du moment, voir les plus « trashs » ».  Et le directeur de préciser « je vous parie que demain ces faux culs d’Arte trouveront des vertus culturels à Britney Spear et à Shakira. En vérité les gens d’Arte ont les mêmes valeurs que nous : rentrées publicitaires et Audimat. Ils ont abdiqué devant nous et ne défendent plus la vraie culture, dérangeante, subversive, et difficile d’accès.  Ils n’ont rien à voir avec des gens cultivés comme l’étaient autrefois Flaubert ou Baudelaire, profondément dérangeant pour leurs contemporains. Ils font simplement passer pour une attitude culturelle une attitude qui consiste à marquer un écart prétentieux et distinctif avec TF1. Bref ils font du TF1, mais  avec 30 ans de retard. Et comme TF1 s’enfonce au fil des années dans une télé de plus en plus abrutissante et inculte, le TF1 d’il y a 30 ans passe pour « cultivé ». C’est l’unique raison pour laquelle ils font illusion. Mais c’est nous qui menons la danse, et eux qui  suivent. Au fond, Arte n’est qu’un TF1 attardé et honteux. » (source : le monde fabuleux des médias).






36) LA VRAIE AFFAIRE « VALLS » ESCAMOTÉE ?

Contrairement à ce que beaucoup croient, Emmanuel Valls (qui symbolise à merveille l’aile droite « moderniste et libérale » du P.S, et dont Nicolas Sarkozy aurait dit en privé « il ne me gênerait pas qu’un tel homme me succède, car il est un continuateur naturel de ma politique, comme Tony Blair a été le continuateur et l’approfondisseur naturel de Tatcher ») non seulement ne se serait pas senti « gêné » par ses déclarations enregistrées et publiées à son insu par Direct 8 (et dans lesquelles il affirmait qu’un quartier d’Evry manquait de « blancos ») mais au contraire soulagé : « Cette affaire a fait diversion. Le pire aurait été que l’on remarque avec quel mépris je réponds au bonjours que tente de m’adresser un habitant du quartier au début de la cassette. Il faudra tout faire d’ailleurs pour l’effacer, au moins des mémoires. Certes, la scène ne dure qu’une seconde, mais elle dévoile de façon bien plus flagrante ma condescendance naturelle, pour ne pas dire le mépris naturel que j’ai (malgré moi) pour ces gens-là. Je n’y peux rien et j’en souffre d’ailleurs. Et ce n’est pas par hasard si j’ai épousé une femme travaillant dans la musique « classique », un des monde les plus ségrégatifs socialement parlants. Franchement, je n’ai pas d’attirance pour ces gens et leur mentalité, et ce n’est que par obligation « politique » que je fais semblant de me préoccuper d’eux. Ils sont une étape obligée, même si de façade, pour faire carrière au P.S ». Mais Dieu merci, il y a encore des « amis » d’Emmanuel Valls qui ont gardé un certain sens de l’honneur, et qui n’hésitent plus à vendre la mèche. Du moins à un site satirique qui dit inventer tout ce qu’il publie! Ce qui relativise beaucoup leur « courage », puisque personne ne prendra au sérieux cette affirmation. Mais  on peut toujours revisionner la cassette, si ce fameux début n'a pas été escamoté du moins...(le 3 juillet 2009)



35) SEGOLENE: L'INTELLIGENCE EN ACTION

Les journalistes de Paris Match ont été très étonnés de la plainte de Ségolène Royal concernant la publication en une de leur journal d’une photo la montrant au bras d’un homme d’affaire riche dans un de ces lieux typiques de villégiature des « élites ». Celle si est une habituée (souvent consentante) des premières pages de la presse « people », et de plus elle ne semblait pas particulièrement réticente sur le moment : à preuve la netteté inhabituelle de la photo qui prouve qu’elle n’a pas été prise de loin et « à la volée »,  mais bien de prêt et lentement. Mais que s’est-il donc passer pour qu’elle change d’avis à ce point là? Ce que les journalistes de Paris Match ne savent pas, c’est que Ségolène -dont on connaît les puissantes facultés d’apprentissage de ses erreurs passées- aurait complètement changé d’avis suite à la réflexion ironique d’un serveur de l’hôtel qui lui aurait glissé entre deux plats : « et bien je comprends pourquoi quand vous êtes au gouvernement le partage des richesses ne se fait pas ». Mais qui a dit que nos élites sont à côté de leurs pompes ? (source : «ces géants qui nous gouvernent »).

34) QUAND JACQUES SEGALA SE TRAHIT A SON INSU

En avouant dans son livre une immense admiration pour Kouchner qui aurait simplement aider une vieille femme à traverser la rue  (et au vu du bilan catastrophique de son action politique, sans parler de l’origine trouble de ses revenus indécents, c’est bien là la seule stratégie qui reste à Kouchner pour essayer de se faire passer pour quelqu’un de bien) Jacques Segala ne s’est pas rendu compte qu’il avouait une énormité sur lui même : ce genre de geste humain banal et élémentaire pour beaucoup d’entre nous est pour lui le summum de l’humanité ! Mais à quel degré d’inhumanité faut il être tombé pour voir les choses comme cela ? Mais était-il vraiment besoin d’avoir une preuve de l’inhumanité d’un homme capable de dire « passé cinquante ans, si on a pas une Rolex, on a raté sa vie » ? (source « éthique et vie quotidienne »)



33) REVELATION SUR LA MORT DE BOURDIEU ?


D’après un proche tenant à rester anonyme, la mort de Bourdieu ne serait pas aussi « naturelle » qu’elle en a eu l’air. En effet, désespéré par la montée bien trop lente de l’intelligence humaine (et spécialement de celle de la « gauche théorique » et du milieu dit « intellectuel ») au regard du processus de la destruction de la planête et de l’humanité impulsée par le capitalisme et les « libéraux », celui-ci aurait vite compris  que sa maladie était une chance à saisir pour « ne pas voir ça ». Et il aurait donc pris très consciemment la décision de laisser progresser celle-ci pour se retirer avec « quelques illusions bientôt impossibles à préserver ». Sacré Bourdieu. De l’art d’être heureux en toutes circonstances ! (source « les secrets des grands hommes »)


32) LES « DÉCROISSANTS » OFFICIELLEMENT HONORÉS À DAVOS.


Quel ne fût pas le choc de cette  « décroissante » vivant dans une yourte dans les alpes françaises. En effet, celle ci reçut un courrier dont la teneur était la suivante : « je suis une personne extrêmement riche vivant dans des palaces climatisés, mangeant des mets exotiques importés toute l’année, jouant au golf, et voyageant très souvent dans un airbus personnel (le cas échéant, pour assister ou donner des conférences sur les méfaits du réchauffement climatique d’ailleurs) . Je vous remercie pour votre « sous consommation » énergétique. Je suis bien conscient que des gens comme vous me permettent de consommer l’énergie que vous ne consommez pas à « taux constant » de pollution pour la planète, et donc à perpétuer un peu plus (à tort) l’illusion que mon mode de vie est soutenable pour la planète. Sachez que mon milieu est très conscient de l’immensité du service ainsi rendu, et s’apprête à vous élever une stèle à Davos : « aux décroissants, sans qui nous ne serions ce que nous sommes ». Mais qui a dit que les élites étaient inhumaines ? (source : « le monde est fou »)


31) RESOLUMENT TOURNE VERS L’AVENIR !


On sait que, comme l’a dit Carla Bruni, Nicolas Sarkozy n’est pas un humain comme les autres et que « son cerveau  tourne à une vitesse phénoménale » (au point qu’elle se demandait très sérieusement s’il n’avait pas plusieurs cerveaux). La dernière trouvaille de celui-ci confirme cette hypothèse. Il aurait en effet suggéré à des collaborateurs (subjugués) une stratégie imparable pour « passer à l’as » leurs responsabilités futures  dans la crise écologique évidente qui se profile à l’horizon: « les écologistes « radicaux » (ndlr : d’évidence un pléonasme) qui respectent nos mœurs « démocratiques » (petit rire) sont notre chance à leur insu. S’il advient que la pire des catastrophes écologique est devant nous comme ils le disent, et qu’elle était prévisible, nous pourrons argué, pour éviter d’avoir à rendre compte de nos responsabilités, du fait qu’ils nous ont traité trop poliment et sagement sur le moment, et que donc nous n’avons pas pris conscience du crime que nous étions en train de commettre.  On ne parle pas gentiment et poliment à un tueur. On ne réveille pas les consciences en restant sagement dans le cadre démocratique. Il faut donc absolument conserver des archives de "la gueule ouverte" et du journal "la décroissance", des archives qu'il nous suffira de mettre en regard de leur trop grand respect des règles dites "démocratiques" d’aujourd’hui. Ce sera là la preuve évidente qu’ils savaient et n’ont rien fait de sérieux pour entraver nos conneries ». (source : « ces géants qui nous gouvernent »)





30) La cause principale de la montée des grêves en France enfin identifiée




A la question « qu’est-ce qui vous a fait basculer dans la grêve alors que vous êtes dans une situation économiquement très difficile ? » la réponse de loin la plus fréquente (70% des  grévistes) est « la déclaration de Sarkozy disant que«Désormais en France, quand on fait grève, plus personne ne s’en aperçoit » ».  Devant une contre productivité si manifeste pour l’avancée des idées  « libérales » en France, certains cercles patronaux auraient reconnu « finalement, nos idées avancent bien plus sûrement quand les socialistes sont au pouvoir ». Ils lui auraient d’ailleurs suggéré discrètement d’avoir la « grandeur d’âme » de s’effacer pour mieux laisser triompher la cause « libérale » qu’il prétend incarner, et 
qui d’après eux, ne peut s’imposer en France « qu’en douceur et à  petits pas, dans le dos des français ».Bref, en résumé Ségolène plutôt que Sarkozy, trop « franc » dans son libéralisme! Celui-ci, dont le courage  civique et le désintéressement n’est plus à démontrer, poussera-t-il donc jusqu’à faire « don de sa personne  à la France », du moins celle du M.E.D.E.F  ? à suivre….


29) Une « forte corrélation » découverte  au Parti socialiste

Le parti socialiste ne s’en est pas vanté ! Et pour cause ! Désireux de mieux comprendre le « fonctionnement mental » de ceux qui le représentent et qui parlent en son nom (en l’occurrence, les députés socialistes essentiellement) ils avaient engagé le plus naivement du monde un sociologue chargé de « radiographier le fonctionnement mental des représentants du P.S ». Or, la corrélation la plus évidente que celui-ci ait mis en évidence a de quoi les troubler, pour ne pas dire les choquer (au point d’ailleurs que discrètement ils ont stoppé net cette étude prétextant des ressources  financières insuffisantes) : « plus les socialistes abandonnent les valeurs et les armes traditionnelles de la gauche (nationalisations, impôts sur les riches, interdiction des licenciements financiers,  renforcement du système de retraite par répartition, etc…) et plus  ils proclament accepter les « lois » du marché comme un horizon inévitable, plus lorsqu’ils prennent la parole contre la droite, pour  compenser cette convergence de fait, « ils montent artificiellement et ostentatoirement le ton agressif de leurs discours ». Bref, plus ils n’ont rien à dire, plus le niveau des décibels augmente ! On comprend qu’ils espèrent qu’une telle corrélation scientifiquement observée soit tue. On comprend aussi beaucoup mieux pourquoi Ségolène Royale "sonnait faux" dans les milieux ouvriers lorsqu'elle faisait semblant de "s'énerver" contre Nicolas Sarkzoy.



28) Quand l’état d’Israël tente d’ajuster ses racines à son 
horrible présent


Comprenant vite que la guerre de Gaza risquait de constituer une  monstruosité évidente au regard des valeurs proclamées par certains  textes religieux, et notamment par rapport à la fameuse « loi du  talion », l’état d’Israêl aurait mis discrètement au travail une  équipe de chercheurs et de fins connaisseurs des « textes sacrés ». Objectif assigné : démontrer qu’une telle loi qu’on croit très connue  est en vérité peu connue dans sa vérité originelle. Et surtout,  qu’elle a été fort mal interprétée et bien trop prise au « pied de la  lettre », ou plutôt « sciemment prise au pied d’une mauvaise lettre». Ainsi ces chercheurs ont ils déjà fait remarquer que « sur les  originaux de ces textes, le mauvais état de conservation de ceux-ci  fait qu’on ne sait pas si certaines lettres, et notamment la marque  du pluriel, n’ont pas été (sciemment ?) effacées ». Ainsi le fameux  précepte « œil pour œil, dent pour dent » pourrait bien être dans  l’original « yeux pour œil, dents pour dent », ce qui changerait tout ! Une recherche à suivre de près donc….

P.S comme souvent à notre époque, ce qu’on pourrait prendre pour la  plus « perverse » des caricatures est aujourd’hui très vite rattrapée -pour ne pas dire  même dépassée (au double sens du terme) et battue  en brêche- par la sordide réalité  de notre monde. Ainsi apprend-t-on  en lisant Le Monde Diplomatique de février 2009 dans l’article d’Alain Gresh que « l’ancien grand rabbin séfarade Mordechaï Eliyahu expliquait en 2007 qu’il n’y avait « aucune interdiction morale à tuer de manière indiscriminée des civils durant une éventuelle  offensive contre Gaza visant à arrêter le lancement de roquettes » ».


27) La secrête et vraie raison de la victoire d’Obama.


Beaucoup d’illusions se sont faites autour de l’élection d’Obama. Et notamment celle d’une subite montée du civisme dans la population américaine, en particulier dans l’ancien électorat du président Bush. 
Or la mise au jour d’un communiqué qui à l’origine, devait rester strictement « interne et confidentiel » au parti républicain ruine cette thèse. Il y est en effet écrit en toute lettre « Au vu de  l’état de catastrophe irréversible, tant économique que diplomatique ou écologique, léguée par l’ère Bush, il serait contre productif pour nous sur le moyen terme de gagner ces élections. Par contre en laissant accéder au pouvoir le métis Obama -un modéré dont la modération ne pourra jamais véritablement guérir les maux monstrueux  que nous lui léguons- nous ferons  coup double : D’une part, nous  nous débarrasserons de nos responsabilités, et d’autre part nous démontrerons que l’accession au pouvoir d’un noir ne change rien,  voire aggrave les choses, renforçant ainsi pour très longtemps le racisme larvé des « petits blancs incultes» qui constituent la majorité de notre électorat. Nous avons donc tout à gagner à son élection, et il serait judicieux d'appeler  nos électeurs à voter pour lui. Ainsi nous installerons nous durablement aux manettes de ce pays dans le long terme». De l’art d’apparemment perdre à court terme  pour mieux gagner sur le long terme…



26) Journalisme: quand la caricature devient archive historique.


L’histoire a bien fait rire les  anciens journalistes et les (relatifs) vieux lecteurs du quotidien Le Monde. En effet, lorsque vingt ans en arrière, celui-ci voyait s’affronter deux « camps » sur l’avenir de la ligne éditoriale  à donner au   « quotidien de référence »  pour garder, voir conquérir de nouvelles franges de lecteurs  (en gros, le camp de ceux qui se dénommaient eux même de façon intéressée « les modernisateurs » sous le leadership de Colombani et Edwy Plenel, et qui prônaient une ouverture vers des thèmes de société « plus porteurs » comme par exemple l’engouement pour  la vie des stars, et ceux plus « traditionalistes » qui prônaient au contraire un retour plus rigoureux à ce qui avait toujours fait la « marque d’identité » du journal, à savoir une information plus internationale  et plus « sérieuse »), les « traditionalistes » (dénommés « intégristes » par leurs adversaires de l’époque) avaient produit -histoire de choquer des cerveaux qu’ils espéraient récupérables-  une caricature de leurs adversaires qui avait été violemment ressentie et rejetée comme particulièrement « malhonnête et perverse » par ceux-ci (qui étaient à deux doigts de porter plainte pour « diffamation ») : On y voyait le « nouveau Monde », sponsor d’une émission de chanteurs de variété sur une fausse chaîne de télévision culturelle carburant elle aussi à la pub et aux thèmes d’émissions « porteurs » (sexe, chirurgie esthétique, aménagement de la maison, etc…). Or que voit-on aujourd’hui (début juillet 2008) sur Arte ? Une émission consacré au « phénomène des chanteurs yéyé » sponsorisée par Le Monde. Inutile de dire que cette caricature est comme par hasard aujourd’hui introuvable…Mais la caricature a t’elle vraiment besoin  de tomber dans le domaine public, à une heure ou le domaine public (et particulièrement le monde de la « culture ») tombe dans la caricature ?


25) Marché de la téléponie: honnêteté prohibée!

Un commercial « créatif » engagé par une société de téléphonie particulièrement connue s’était vu assigner l’’(éternel) objectif commercial suivant « vous ferez tout pour donner l’impression au client qu’il sera mieux chez nous que chez nos conccurents… » Prenant au mot cette injonction, celui-ci élabora une campagne de publicité dont le maître mot était « X, le fournisseur qui ne vous ment jamais, même par omission ». Il préconisait que chaque téléphone portable soit accompagné d’une notice particulièrement explicite ou rien n’était dans le flou. Ainsi déjà, en tête de notice, un petit  rappel préalable « aujourd’hui, aucun médecin -non payé directement ou indirectement par un fournisseur de téléphonie- ne prend la responsabilité de dire que le portable est bon ou neutre pour votre santé». Ou encore plus loin « ce téléphone n’affiche pas, même si ce serait techniquement très facile, combien de temps il vous reste dans votre forfait. Ce sera à vous d’aller rechercher cette information vitale, et cela diminuera d’autant votre forfait », ou encore «  sortir de ce contrat sera une chose très difficile, car les informations sont intentionnellement dispersées et écrites en caractères minuscules » etc…Inutile de dire qu’il déclencha un rire (jaune ?) chez ces supérieurs qui se demandèrent l’espace d’un instant s’ils avaient à faire à un fou ou à un suicidaire. Leur réponse ne manqua pas de sel d’ailleurs : « Monsieur, vous ne prenez pas en compte le degré d’accoutumance des consommateurs à la malhonnêteté aujourd’hui. Une telle « brutale honnêteté » les jetterai immanquablement dans l’angoisse et loin d’être attirés, ils seraient méfiants. Sachez aussi qu’on ne peut pas être commercial et honnête, quelque soit le marché dont on s’occupe. Tout l’art du commercial est justement de cacher les informations les plus vitales, à commencer d’ailleurs par le peu d’utilité des produits que nous vendons comparée aux problèmes qu’ils font naître…».



24) Lucidité interdite ?

Un sociologue particulièrement naïf (ou particulièrement provocateur ?) aurait eu l’audace de proposer l’objet d’étude suivant au C.N.R.S, refusé officiellement pour « manque de financement » (ou pour manque de conformité mentale aux poncifs médiatiques sur la délinquance ?) : « les actes de violence dits gratuits sont-ils le fait d’individus qui subissent eux même un taux de violence sociale anormalement élevé ? Il semblerait en effet que spontanément les acteurs (éducateurs, profs, assistantes sociales, policiers, gardiens de prisons, etc…) qui « s’occupent » (ou qui, au vu des moyens qu’on leur donne, sont payés pour faire semblant de s’occuper ?)  de ces  petits délinquants se livrant à des actes de provocation perçus comme « gratuits » aient remarqué presque malgré eux (la plupart tiennent en situation officielle le langage de « la responsabilité individuelle ») certaines constantes dans la trajectoire de ces « délinquants sans raison apparente » (ou interdite d’apparence ?) : une origine sociale basse beaucoup plus fréquente que chez les non délinquants (avec tout ce qui va avec : mal nutrition, mauvaises conditions de vie quant à l’habitat, l’accès à la santé, absence de stimulis culturels dignes de ce nom et enfermement prématuré, avec la télé-réalité, dans un monde fantasmé et inculte, etc..), une fréquence anormale de familles nombreuses et/ou dissociées  (ou des familles dans lesquelles le père occupe une position d’autorité d’office discrédité aux yeux de ses propres enfants par l’exploitation consentante dont il est l’objet dans la société), un taux d’échec scolaire au dessus de la moyenne (avec une fréquence elle-aussi au dessus de la moyenne de jugements très péjoratifs sur leur bulletin scolaire), un taux de chômage bien plus fréquent ou, c’est la même chose à vrai dire,  un taux d’occupation des mauvais jobs anormalement élevé par rapport au reste de la population (absence de conditions de travail normales quant à un salaire décent  et stable, un emploi du temps vivable, etc….)
 Bref, si l’on modélise finement tous ces facteurs et surtout si on a l’intelligence de les « croiser » afin d’apprécier concrètement la charge des facteurs négatifs (car nous connaissons tous des personnes qui résistent à certains de ces facteurs pris isolément et surtout temporairement) ou positifs qui pèsent sur chaque individu, ne risque t’on pas de découvrir de « faux vertueux non délinquants » qui n’ont aucun mérite au vu des conditions sociales dont ils ont bénéficié, et à l’inverse des délinquants bien peu délinquants par rapport à la charge de violence sociale qu’ils ont reçu? ». On comprend bien que les financements n’aient pas suivi dans une société « sarkozyste » ou  règne un président de la république sortant de Neuilly (faux vertueux aux vu des facteurs positifs « pesant » sur lui dans cette nouvelle échelle des valeurs) et professant partout, contre cinquante ans de savoir sociologique, qu’on se fait tout seul (mais peut-être finira-t-il par interdire de raisonner sociologiquement).

(le 3/07/08 une brêve imaginée après avoir feuilleter l’ouvrage « le système des inégalités » de Alain Bihr et Roland Pfefferkon…)




23) LE PREMIER MORT DU SARKZOZISME ?



Il était instit en maternelle. Il enseignait depuis plus de vingt ans. Il faisait l’étude le soir. Pour son malheur, il a été "inspecté" sous Sarkozy. Son inspecteur, lui même sous la pression d’une « culture de la concurrence et du rendement » pourtant en tout point opposée aux valeurs de la devise républicaine, lui a reproché de « voler l’argent du contribuable ». Car  après une journée de travail, cet instit avait le culot de laisser les enfants (âgés au plus de cinq ans!) en paix avec les apprentissages scolaires dans leur forme classique, et de les laisser à leur plaisir de vivre (qui n’excluait d’ailleurs pas des exercices éducatifs !). Un crime impardonnable par les temps qui courent (surtout lorsqu’on sait que comme le dit un théoricien pédagogue connu  «quitte à énerver les profs, il faut leur dire que les élèves apprennent surtout en dehors des cours, parfois quasiment en  réaction contre »).  Et l’inspecteur d’ajouter, pour bien enfoncer le clou et montrer à ces supérieurs qu’il fait le ménage chez les brebis galeuses : « vous n’êtes pas fait pour ce métier »...Le clou a été bien enfoncé, l’instit s’est suicidé. Sans doute, comme le dirait un de ces psychologues aveugles à la violence sociale, un « évènement déclencheur chez une personnalité fragile ». Ce sera bien là le seul "gain" du sarkozysme : nous débarasser des "personnalités fragiles" inaptes à endosser le costume de la lutte de tous contre tous…
(Le 12/06/08 une histoire que j'espère tout droit sortie de mon imagination particulièrement perverse comme chacun sait ,et dont je suis sûr qu'aucune histoire réelle ne peut se rapprocher, même de très loin...)




22) Sa fierté : ne pas ressembler à ça !

Extrait d’un interview d’un relatif vieux chanteur « underground » et « altermondialiste », un peu fauché, mais heureux de ce qu’il fait : « …ce qui me rend le plus fier, c’est de ne pas ressembler à ça, je veux dire  Maxime Le Forestier. Ce mec qui était le symbole de la chanson engagée (avec des attaques un peu faciles, ça aurait dû mettre « la puce à l’oreille » de ses fans ) dans les années 70, est devenu (comme le disait une de ses chansons s’en prenant très agressivement aux « beaufs ») une caricature vivante, la caricature de l’artiste sans conscience sociale, manipulé et manipulateur. C’est d’autant plus choquant que ce type, s’il adoptait un mode de vie  normal, pourrait se contenter de vivre très correctement de ses petits concerts, de ses rentes, loin des compromissions des médias de marché. Il aurait conservé de vrais fans, quasiment des  amis, comme moi. Mais non : il court après le fric et un public facile, il va légitimer la Star Ac, il sert la soupe sur Paris Première à des commentateurs politiques qui passent leur temps à flinguer les mouvements sociaux, et qu’il aurait attaqué étant jeune, sans parler des animateurs télé merde…C’est pathétique à vrai dire. S’en rend-t-il compte ? Ma plus grande fierté est de ne pas ressembler à ça. C’est de cette façon là que Maxime Le Forestier m’aide à vivre à son insu….
(extrait de la revue « l'état de la chanson»)




21) METAPHYSIQUE DU SUCCES DES GRANDS CONS

« …Les cons, spécialement lorsqu’ils sont grands, ont un grand avantage sur le reste de l’humanité. Ils n’aperçoivent pas l’immense degré de leur connerie, puisque pour l’apercevoir, il faut avoir ce minimum d’intelligence et de clairvoyance dont ils sont dénués. Ils ne souffrent donc pas de leur propre connerie et l’affichent fièrement. A la limite, plus un con est con, moins il souffre de sa connerie, et plus il l’affiche fièrement. On reconnaît le grand con au degré de connerie qu’il se permet d’afficher dans ses comportements (imaginez par exemple un président de la république disant « les caisses sont vides, il faut baisser vos retraitres » au peuple, et augmentant dans le même temps dans des proportions indécentes les revenus de gens déjà très à l’abri du besoin, dont lui même. Dans un pays ou l’honneteté serait la norme, il serait immédiatement démis de ses fonctions, voire poursuivi en justice pour "crime social grave"…)
Il en est de même pour les gens méchants (et d’ailleurs les grands cons sont souvent aussi de grands méchants). Plus quelqu’un est méchant et inhumain, moins il aperçoit son inhumanité, puisque pour l’apercevoir il faut justement être humain, une qualité dont il s’éloigne chaque seconde un peu plus en cultivant ses réactions inhumaines  (par exemple en demandant  à sa police  un quota de gens à expulser). Les gens inhumains ne souffrent pas de leur inhumanité, et comme les cons affichent fièrement leur connerie, ils affichent fièrement une inhumanité qui ne les atteint pas. Ils perdent la notion de l’honneur personnel et n’ont plus honte de rien. Ils s’accoutument, et accoutument la majorité de la population à leur inhumanité (c’est ce qui fait qu’on peut craindre que l’expulsion des sans papiers ne soit  que le premier palier de raisonnements racistes qui vont aller crescendo).
C’est ce qui explique que, dans les sociétés à dominante médiatique (où ce qui compte, ce n’est plus d’avoir raison ou tort, ou de se montrer plus humains que son adversaire, mais d’afficher une certitude et une fierté de soi à toute épreuve) les gens intelligents et humains partent d’avance battus contre les grands cons méchants. Ils ne les atteignent jamais, ni en passant par la raison (économique ou autre), ni en passant par la sensibilité. Le grand con inhumain est invincible…Vous venez de comprendre les raisons du succès de Tatcher, Reagan, Berlusconi, Bush, et aujourd’hui Sarkozy. Et, nul doute qu’ils auront des descendants encore plus caricaturaux, puisqu’il  ont réussi à nous faire franchir un cap dans l’acceptation de la connerie et de l’inhumanité comme des  valeurs  acceptables, cap qui en appellera sans doutes un nouveau…»
(extrait de la revue « la métaphysique pour tous »)



20)
CHRISTINE BRAVO, SINCERE ET COURAGEUSE JUSQU’AU BOUT.


Les gens du site ACRIMED  pensaient sans doutes avoir fait honte à Christine Bravo en rendant public et en analysant la violence de ses propos contre les grévistes étudiants bloquant les facultés pour faire abollir le projet de loi dit « Pécresse » (qui sou prétexte « d’autonomie » et de « liberté » des universités, risque fort de signer l’arrêt de mort des petites universités, mais aussi du droit des étudiants d’origine populaires d’accéder à une culture dite faussement « gratuite »). Mais cohérente et courageuse jusqu’au bout, celle-ci n’a pas eu peur de déclarer : « Non seulement j’assume complètement mes propos, mais j’ose le dire jusqu’au bout : qu’on dérange de quelques mois ou d’un an la scolarité des actuels étudiants (dont mes propres enfants  je vous le rappelle !), tout cela pour préserver ce droit pour d’hypothétiques étudiants futurs et spécialement ceux d’origine populaire, je trouve cela totalement anachronique et anormal . En temps de crise, l’Etat n’a plus les moyens d’assurer les mêmes droit pour tout le monde, et par la force des choses, ce sont les plus pauvres qui dégustent les premiers. On n’y peut rien, les études et l’accès au savoir vont devenir un luxe. C’est la loi des marchés, qui sont la source des richesses, et il est totalement incivique et improductif de s’opposer à elle. Il faut apprendre aux pauvres à s’y plier, plutôt que de s’investir dans des combats perdus d’avance. Certes, on peut organiser des matchs de foot contre la pauvreté comme Zidane, ou faire des concerts de charité comme les enfoirés, mais en aucun cas, il ne faut combattre la pauvreté par la redistribution des richesses et par des droits accordés aux pauvres, dont celui (ahurissant quand même en temps de crise !) d’une université ouverte à tout le monde et non payante ! D’ailleurs pour dire les choses jusqu’au bout, il serait peut-être temps d’inscrire dans la constitution la résignation à la pauvreté comme une obligation civique. On ferait l’économie de beaucoup de malentendus et les pauvres y trouveraient une source de stabilité psychologique qui manquent tant à leur bonheur» (source : « apparté dans la jet set » du 21/11/07).




19) QUAND DIEU PLEURE, ET NE PEUT PLUS SE REGARDER DANS LA GLACE


« Tu me dis que les humains, et spécialement les classes moyennes et bourgeoises occidentales – (dont certains font encore semblant d’aller à la messe)- sont des gens biens ? Alors je te propose un petit test très simple pour le vérifier. Imagine qu’à tes « gens biens » nous leur imposons l’épreuve suivante, à la solution évidente et peu coûteuse. Nous faisons dépendre l’avenir de l’humanité (et même de leurs propres enfants !)  de leur capacité -non pas de parler pour afficher des valeurs fictives (un exercice dans lequel ils excellent), mais  d’abandonner des activités de loisir très secondaires pour leur survie, et très coûteuses en pollution  et en destruction pour la planète (jouer au golf, faire des voyages en avions par loisir, etc….) Je te prends le pari qu’ils sont capables de refuser ce petit effort, cette inaction simple, et qu’ils préfèreront prendre le risque de foutre en l’air la vie de l’humanité  plutôt que de renoncer à ces choses  secondaires. Bref, qu’on n’interdira pas le golf, les courses de formule un,   les vols touristiques en avion, les palaces climatisés, etc… pour sauver les ours blancs ou les populations du tiers monde» C’est ainsi que dans les années quatre vingt dix le Diable provoqua Dieu, qui, fort en colère que l’on  ose penser cela de nous (ses propres créations!), accepta sans sourciller un pari qu’il pensait gagné d’avance, tant il avait confiance en nous....
On dit que depuis, il pleure, et ne peut plus se regarder dans la glace…Mais nous n’avons pas renoncé à le rendre heureux. Ne suffit-il pas d'éliminer la glace?
(Le 9/11/07, après l'audition de l'émission "c'est dans l'air" hallucinante d'inhumanité non avouée);


 18) LES  OURS  EN PELUCHE BLANCS INTERDITS


18) « Afin de ne pas traumatiser des enfants en jeune âge en leur exposant trop brutalement le degré d’inhumanité de notre société, qui a préféré laisser certaines catégories sociales relativement favorisées continuer à se payer des vacances en avion à l’autre bout du monde plutôt que de faire de la survie des ours blancs sur cette planète une priorité (sans parler des populations du "tiers monde" que nous avons déjà condamné), il serait bon de faire disparaître toutes les photos de ceux-ci des livres de contes ou des livres scolaires prochainement édités, comme de la production des ours en peluche . Ce serait là une manière judicieuse  de faire l’économie d’un traumatisme hautement prévisible ». Conseil donné par « l’Association des Psychologues pour un Développement Harmonieux  du Jeune Enfant » lors du colloque « passer enfin à l’acte citoyen».


17) LE RUGBYMAN ET LA RESISTANCE

Un rugbyman a ainsi raconté l’évolution de son état psychologique lorsqu’on lui a lu la lettre de Guy Mocquet avant le match contre l’Argentine en ouverture de la coupe du monde de rugby. « Cette lettre m’a enlevé toute force et m’a frappé d’une honte indicible. Comment osait-on me demander de m’identifier à quelqu’un qui, à l’inverse de moi, désobéissait publiquement à l’état pour affirmer ses valeurs ? qui mettait sa vie en jeu pour respecter ses valeurs ? Moi qui avait derrière moi tout un état justement en train d’expulser les sans papiers, en train de détruire la sécurité sociale pour laquelle s’était battu Guy Mocquet, moi qui à travers le sponsoring ai abdiqué tout honneur en face de l’invasion des valeurs commerciales dans le sport avec toutes les dérives afférentes l’apolitisme forcené, le dopage ?….J’étais devenu l’exact opposé de ce résistant , et j’avoue que la comparaison m’a frappé de façon imprévue….Je me suis dit l’instant de quelques secondes : Mon Dieu, que sommes nous devenus ? Et j'en ai pleuré».




Par Goutelle Lionel - Publié dans : politique
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Jeudi 30 avril 2009


POURQUOI LES LUTTES NE MARCHENT PLUS, ET CE QU’IL FAUDRAIT FAIRE POUR QU’ELLES REDEVIENNENT EFFICACES.

1) Analyse sommaire du rituel de la grève stérile et usante, qui fait le jeu de l’adversaire.

L’aveu commence à (enfin !) timidement pointer son nez : Les luttes (et notamment les grèves), de la façon dont elles sont conduites aujourd’hui ne marchent plus (voir par exemple l’article de Patrick Mignard sur le site « Altermonde », mais aussi le plan B d’avril-mai 2009, p.9 : « tant qu’elles ne les menaçaient pas directement, la casse des services publics laissait les universitaires indifférents. A présent que leurs avantages sont en danger, ils dégainent leurs sabres en bois ». Mais peut-être le plan B a t-il la dent un peu dure avec les chercheurs: Après tout les autres « secteurs » quels qu’ils soient, le Public en général quand le Privé était attaqué sur les retraites par Balladur en 93, la S.N.C.F ou La Poste, quand France Télécom était privatisé avant eux, l’Education Nationale ou l’Hôpital quand la S.N.C.F  et la Poste étaient privatisées à leur tour avant eux (etc…) ont-ils réagi différemment ? D’évidence, non ! Tous, nous avons été victimes de cette vieille façon de se « battre »  mortifère et condamné à l’échec d’avance -qu’avait pourtant déjà lumineusement analysé Bourdieu en 98 dans « contre feux » !-  qui consiste à attendre  que le « loup libéral », après s’être occupé des autres pays de la « bergerie Europe », puis de  la « bergerie du privé » en France en 93, puis de la « bergerie France Télécom », puis de la « bergerie Poste », etc…vienne nous attaquer dans notre propre pays, dans notre propre secteur (privé ou public), dans notre sous secteur du public (l’éducation nationale) puis dans notre sous secteur de notre secteur public (la maternelle ou la recherche), bref dans notre propre bergerie,  pour « réagir »). Il faut insister là où ça fait mal, et mettre en lumière l’imbécillité (à peine implicite) de cette façon de « se battre », ou plutôt de faire semblant de se battre (et qui entre nous, doit bien faire rire le « loup libéral », tant elle atteint des limites caricaturales. On comprend que monsieur Fillon ait « remercié » monsieur Thibaut en 2003 pour son « sens des responsabilités » en ne poussant pas à la grève générale. Très mauvais signe en matière de lutte sociale quand le « loup libéral » salue la courtoisie de la réaction du mouton qu’il va croquer).
 Ainsi dans un océan de libéralisme et de violence sociale que constituerait le « marché libre » et les trois quarts (ou plus) de la société,  il serait acceptable et vivable de laisser survivre une île de « service public » en paix (l’école ? la recherche ? la santé ?) ? Ainsi, la grande majorité des gens qui subiraient la violence sociale sur le marché et dans leur entreprise souhaiteraient voir un endroit dans cette société où d’autres échapperaient à cette loi ? Ainsi, avec une grève, un mouvement social dans un seul sous-secteur local, ou dans une seule entreprise, on serait capable avec ses petits muscles à soi de mettre tout seul à bas un ennemi qui a déjà avalé les trois quarts du reste de la société ? Ainsi, le loup libéral qui perdrait aujourd’hui devant une grève locale dans un sous secteur local (et où, pour le battre, il aura fallut dépenser des tonnes d’énergie et de  ressources financières qui manqueront demain !) ne reviendrait pas demain à la charge avec une nouvelle « réforme » à peine différente, en sachant que le travail d’usure de ces luttes de défense dos au mur  pour sauver un mince « acquis » local  ont laissé la résistance exsangue (Darcos venant cueillir les profs en 2008 après le travail d’usure de Raffarin en 2003)? etc, etc…Tous ces raisonnements implicites, qu’on n’a même pas le courage de prononcer, font évidemment rire (ou pleurer) intérieurement. Et on n’en finirait pas d’énumérer combien cette façon de « lutter » est devenu, même et peut être surtout en temps de crise, un folklore stérile d’accompagnement des « réformes libérales » vaincu d’avance dans son principe même.
Typique à cet égard la grève perlée du métro à Marseille qui a eu lieu (a t’elle gagné ?). Si au mieux, on se dit « tant mieux si elle gagne », la majorité s’en foutait et, à tort ou à raison, ne se sentait pas concernée. Ceux qui l’ont mené d’ailleurs ont tellement implicitement compris cela qu’ils ne viennent plus au devant de vous vous expliquer leur grève (très mauvais signe aussi lorsque les grévistes se recroquevillent sur eux même entre convaincus ! fusse derrière un gros ballon syndical visible à cinq cent mètres à la ronde ! On se demande même parfois si plus la colère est impuissante, plus le ballon -qui au lieu d’intelligemment utiliser une grande surface pour afficher des arguments frappants en faveur de  la grève visibles de loin, se contente d’afficher bien plus souvent une pub incomprise pour une organisation syndicale impuissante qui gagnerait peut être à se reconvertir en club de randonnée urbaine- sera gros). Ils savent que vous même vous avez 90% de chance d’être dans la merde dans votre travail (ou mieux : dans votre chômage ou votre retraite) et que vous ne voyez pas trop bien pourquoi il faudrait se battre en particulier pour la R.T.M (ou la recherche, ou la poste, ou l’éducation, etc…), alors qu’il y a belle lurette que vous même vous êtes déjà faits laminés par le loup libéral. Et que cela n’a semblé dérangé personne sur le moment, puisque dans ce pays et dans notre tradition syndicale, on ne fait grève que lorsqu’on est attaqué soit même dans son propre secteur, et que le loup libéral prend bien soin d’attaquer depuis trente ans les « acquis » sociaux pays après pays, secteurs après secteurs, bergerie après bergerie, petit pas après  petit pas s’il le faut (on est loin de l’attitude  préconisée à peine implicitement par Bourdieu et d’autres en 98 consistant à d’abord ne pas se faire d’illusion sur la sauvagerie évidente du loup libéral qui n’ira que crescendo au fur et à mesure de ses succès, puis à anticiper et aller au devant du combat douloureux et violent qu’il faudra mener contre lui pour le domestiquer définitivement et efficacement. Et celà en appelant non pas à attendre d’être touchés pour réagir, mais on contraire à aller au devant et à embrayer avec  des luttes d’apparence, mais d’apparence seulement, lointaines géographiquement et socialement des nôtres. L’échelle européenne semblant alors à Bourdieu le « pallier minimum » auquel il faut raisonner pour avoir quelques chances de triompher. Une affirmation peut être contestable, en s’appuyant notamment sur les analyses plus récentes de Lordon qui semble démontrer qu’une marge de manœuvre nationale non négligeable en matière de justice sociale  est possible). Mais trêve de « lamentations » sur ce secret de polichinelle . Que devraient être ces nouvelles façons de lutter qu’il nous faut inventer ?

Pour des grèves concernant  tout le monde, et installant des principes irréversibles partout.

N’en déplaise aux apparatchiks et aux fétichistes de la lutte sociale et des grèves, qui donnent souvent l’apparence de prendre leur plaisir à passer leur vie dans le « mouvement social », fût-il « stérile », la plupart d’entre nous n’ont ni l’envie ni surtout les moyens matériels de passer leur vie dans des luttes locales condamnées d’avance à l’échec par leur façon de prendre le problème à l’envers et par le petit bout de la lorgnette.
 En effet, lorsque l’on sait que ses propres troupes ont peu de moyens matériels de le combattre, et d’autre part que le « loup libéral » va re-attaquer dès demain sous une forme à peine différente –faute d’avoir réussi à rendre hors la loi le principe de ses attaques- la moindre des attitudes intelligente consisterait à se dire « que puis je faire dans de telles conditions  pour donner quelques chances à mon camp de remporter la partie, ou en tout cas de marquer des points décisifs et  irréversibles? »
Quand on a peu de moyens (matériels) de faire grève, et que votre adversaire passe (et passera) son temps à diminuer vos ressources matérielles sous un prétexte fallacieux (celui du coût trop élevé du travail ou de l’état social), on ne fait pas grève pour réclamer une « augmentation de salaire » (dès demain battue en brèche soit directement par un licenciement, soit indirectement par la diminution des remboursement médicaux, la baisse de votre retraite , l’augmentation du coût de l’électricité privatisée, ect…), mais on met toutes se maigres forces à rendre illicite le principe foireux au nom duquel il mène ses attaques. Or qu’est-ce qui unit toutes les luttes, qu’elles soient du privé ou du public, sinon d’abord la redistribution inégalitaire des richesses entre le capital (les actionnaires) et le travail (les salariés) ? François Ruffin, il est vrai « tempéré » par Lordon (qui lui pense réalisable de gagner cinq points de P.I.B) rappelle que depuis 25 ans, les salariés ont perdu 8 points de P.I.B dans la redistribution des richesses au profit des actionnaires. Lordon, encore lui, a imaginé un « impôt dissuasif » (le S.L.A.M) décourageant l’exploitation des salariés par les actionnaires (et invalide au passage le chantage des actionnaires consistant à dire  « si vous nous imposez trop, nous partirons ». Il faut savoir  que « tout compris », les actionnaires financent très peu l’économie par rapport à ce qu’ils lui prennent. S’ils partaient tous, hypothèse déjà extrémiste car beaucoup d’actionnaires ne retrouveraient pas ailleurs de quoi faire des affaires et le savent, la légère baisse du P.I.B qui en résulterait serait largement compensée par la redistribution des richesses, en particulier bien évidemment pour les classes populaires encore majoritaires en France). Le jour ou les pseudos syndicats puissants (ou les employés de la R.T.M,etc…)  lanceront une grève, fût elle risible et déstabilisatrice dans un premier temps (car on ne change pas des habitudes mentales, fussent-elles stériles de façon criante, comme cela), pour demander pour tous l’instauration du S.L.A.M en France, ou un écart des salaires de 1 à 6 partout entre salariés (ce qui est déjà monstrueux à vrai dire!), bref des luttes imposant des principes irréversibles dans tous les secteurs, alors peut être feront-ils progresser la conscience sociale du mouvement. Et peut être trouveraient-ils en face d’eux des gens qui finiraient par se dire «pour une fois, cette grève n’est pas seulement la leur, mais aussi la mienne. Elle pourrait changer ma vie de façon irréversible… ».


(Lionel Goutelle, instit à Marseille, ayant servi de « chair à grève » pendant 3 mois en 2003, pour voir au final les  appareils syndicaux, et notamment la C.G.T, « lancer une pétition » ! rire, mais pas exactement le même que celui de Fillon à l’époque)
 


Par Goutelle Lionel - Publié dans : politique
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Mardi 23 décembre 2008
Par Goutelle Lionel
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Mardi 23 décembre 2008
(Attention: ceci n'est pas un faux inventé par "le citoyen déchainé". Il n'aurait jamais osé aller si loin dans l'infâme...)

La scène s’est passée sur une plage italienne, fin 2008, sous Berlusconi, à qui Sarkozy serre la main comme à une personne normale chaque fois qu’il le croise dans les réunions européennes. Un reportage de F.R.3 nous montre, au milieu des baigneurs qui font comme si de rien n’était, deux cadavres d’enfants recouverts d’un drap. Un policier appelle (contre son gré ? parce qu’il y a la caméra ?) les autorités pour venir faire le constat et « l’enquête ». Est-elle nécessaire d’ailleurs? Vu le climat « légal » qui règne actuellement en Italie concernant les opinions racistes (il faut écouter les émissions de Daniel Mermet : « l’Italie, le laboratoire du pire »), on sait déjà que les deux enfants (tziganes ou en tout cas « étrangers ») ont été assassinés par des gens d’extrême droite. D’ailleurs, on a vu dans d’autres reportages que les vieux fascistes admirateurs de Mussolini n’hésitent plus à sortir tranquillement leurs vieux costumes noirs de sinistre mémoire lors de cérémonie officielle dans les rues.Mais revenons à notre scène hallucinante :  aucun des baigneurs ne veut montrer une émotion ou une indignation. Bien au contraire, c’est comme s’ils mettaient toute leur fierté à faire comme s’ils ne voyaient rien. Comme s’ils montraient ostentatoirement qu’ils  font exprès de ne rien voir.Un déni d’existence,comme on ignorait sous Hitler les juifs qui se faisaient bastonner en pleine rue. Peut-être y a t’il parmi eux des gens comme vous et moi qui ne sont pas d’accord ( ?) Mais s’ils existent, ils se la ferment, et ils ont peur !!! Parce qu’ils anticipent au fond de leurs tripes (sans doute à tort, c’est maintenant qu’il faut l’ouvrir, plus tard ce sera impossible) que les jeux sont faits :  l’opinion fasciste est là, elle est tolérée par les autorités,  et elle fait la loi (au fait, qu’est devenu cet homme politique italien qui avait déclaré très publiquement que l’équipe de France de football n’était composé que de … ? a t’il été déchu de toutes ses fonctions ? Les autorités européennes ont-elles exiger que l’Italie le destitue ? Ah oui, on lui aurait fait une réprimande verbale ! quel courage ! quel engagement dans la luttre contre le racisme ! rire) Peut-on espérer que ce n’est là qu’un incident mineur qui ne se reproduira pas ? Il y a fort à parier que non. A quatre vingt dix pour cent, les jeux sont faits et sont déjà lisibles dans cette scène. Quand la barbarie s’affiche ainsi et qu’elle a testé le non répondant de ses pseudos « adversaires », elle va plus loin dans l’intimidation….Et ce n’est qu’une question de temps pour qu’elle arrive aux plus hautes sphères de l’Etat…La machine est en route, et nous le savons…
Que pouvons nous y faire ? Exiger par exemple que Nicolas Sarkozy ne serre plus la main de Berlusconi tant qu’il n’a pas mis en prison tous les gens qui ont participé, activement ou passivement, à cette scène….Et surtout, ne nous faisons pas d’illusion. Ce n’est pas en reculant l’affrontement avec ces gens que nous l’éviterons. Par conte en le reculant, nous aurons moins de chance de le gagner car le temps joue pour eux et ils le savent…tic tac, tic tac…notre monde est bien une bombe à retardement. Et si on la désamorçait plutôt que d’attendre qu’elle explose ?

Par Goutelle Lionel
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Lundi 3 novembre 2008
Toutes les fables détournées de La Fontaine sont (enfin! ) regroupées sur un site qui leur est  intégralement consacré: La Fontaine, toujours aussi (im)pertinent. (à taper dans le moteur google, ou alors aller à l'adresse   http://goutelle.over-blog.org/ .) Elles sont classées par thème (écologie, économie, etc...). N'hésitez pas à explorer les archives aussi...
Par Goutelle Lionel - Publié dans : politique
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